‹ Études de critique et de philologie du Nouveau TestamentChapitre 36 sur 162 · Das Problem des weiten Thessalonicherbriefs · texte numérisé non relu

Das Problem des weiten Thessalonicherbriefs

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Bohairique Arm Eth. Chrys. Quelques critiques tenaient la première pour une variante marginale, parce qu'on ne comprenait pas que Paul ait pu appeler les Thessaloniciens : les prémices pour le salut, tandis qu'en lisant ëx’ äpyñç on pensait que l'Apôtre faisait allusion à leur prédestination à la foi. Von Soden adopte la leçon ärapyñv, car elle a pour elle des manuscrits du type H et I, tandis que la leçon éx’ ape n'a que les manuscrits du type K.

Harnack trouve une confirmation de son hypothèse dans les deux passages I Thess., .V, 27 et IL Thess., III, 17. Dans le premier Paul adjure par le Seigneur les Thessaloniciens que cette épître soit lue à tous les frères, ce qui montrerait qu’elle devait être communiquée à tous les convertis d’où qu'ils viennent; cela obligerait donc à croire qu'il y avait deux communautés à Thessalonique et que Paul craignait que la communauté plus nombreuse, composée de païens convertis, ne la communiquât pas à la petite communauté de juifs convertis. Dans le second passage Paul marque que la salutation est de sa propre main, ce qui est un signe en chaque lettre; ceci fait supposer que Paul pouvait craindre qu'un des deux partis à Thessalonique la rejetât comme fausse.

En outre, cette hypothèse corrobore l'affirmation des Actes, XVII, 4, qu'il y avait des Juifs convertis à Thessalonique, ce que ne laisserait pas supposer la première épitre. Cette preuve nous paraît faible, car Paul a écrit à d’autres églises où il y avait des Juifs et des gentils convertis sans que le ton de la lettre le marquât d’une façon précise. *|

De plus, nous ne voyons nulle part qu'il y ait eu deux communautés chrétiennes à Thessalonique. Il est vrai que la communauté juive était si peu nombreuse qu'elle a pu être passée sous silence. Mais rien

dans la seconde épître ne fait supposer que l’auteur ne s’adresse pas à l’ensemble de l’église. De plus, on ne comprend pas que Paul, s’il écrivait à une communauté qui n’avait pas lu la première épître, n’ait pas expliqué pourquoi il donnait un nouvel enseignement eschatologique, lequel suppose d’ailleurs celui qu’il a donné précédemment.

Une objection plus sérieuse contre cette hypothèse de Harnack provient de l'adresse de l’épiître : Paul et Silvain et Timothée +7 éxxAnoiæ @ecoxhovxéuv, absolument semblable à celle de la première. Harnack suggère que cette adresse n’est pas originale et suppose que l'adresse primitive devait être : r7 éxxhnoix rüv Ososadovxéwv Tüv Ex ris mepirouñc, et que les quatre derniers mots ont dû être supprimés de bonne heure. Ceci est tout à fait gratuit.

K. Lake propose une autre hypothèse. Les porteurs de cette épître savaient à qui elle devait être remise; il était inopportun de mettre en relief dans l’adresse les différences entre les deux épîtres.

Observons enfin que cette hypothèse de Harnack ne répond pas à l’objection la plus grave qui a été faite contre l'origine paulinienne de cette épître, à savoir ses nombreux rapports d'expressions et de

phrases avec la première. On est obligé d'en revenir.

à cette supposition qu'avant d'écrire la seconde épître Paul a relu la première, mais dans ce cas-là, l’hypothèse de Harnack est plutôt inutile, car Paul n’a dû agir ainsi que s’il écrivait à la même communauté. XIV. De l'examen des diverses antinomies que présente la comparaison entre les deux épîtres aux Thessaloniciens, différences de ton et, à un certain degré, d'enseignement en ce qui concerne la Parousie, Goguel!

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