‹ Études de critique et de philologie du Nouveau TestamentChapitre 39 sur 162 · The second Epistle lo the Corinthians · texte numérisé non relu

The second Epistle lo the Corinthians

naient ce titre d’apôtres « par excellence » pour s'élever au-dessus de Paul.

IV. Voici les positions que tient A. Plummer dans son commentaire sur la seconde épître aux Corinthiens!. Elle est authentique, quoi qu'en aient dit certains critiques hollandais. Elle est formée de lettres pauliniennes de dates différentes. Les premiers chapitres, I-IX, étaient une lettre de conciliation, écrite après que Paul eut reçu de bonnes nouvelles de Corinthe; les derniers chapitres, X-XIII, sont la lettre sévère que l’Apôtre écrivit après le mauvais accueil qu’il avait reçu à Corinthe. Il y eut peut-être aussi une lettre antérieure dont on trouve des fragments dans VI, 14-VIIL, 1.

Les adversaires combattus par Paul dans cette épître sont des gens qui se prétendaient être du Christ et qui avaient des lettres de recommandation émanées de membres de l’église de Jérusalem, mais non des apôtres. - Paul a pu se servir dans cette épiître de termes, aroxdludie, yvoou, Ôdêx, elxwv, copia, curnpix, qu'on.

retrouve dans le vocabulaire des mystères, mais l’emploi des mêmes termes ne suppose pas l'identité des doctrines, ni surtout les pratiques des cultes de mystères. L’Apôtre a donné à ces termes des significations toutes différentes de celles qu'ils avaient reçues dans ces religions.

V. Dans son introduction à la seconde épître aux Corinthiens, G. Godet? examine la situation de l’église de Corinthe qui a donné lieu à cette épître de l’Apôtre. Après avoir écrit sa première épître aux Corinthiens, Paul comptait quitter Éphèse au bout de peu de temps; mais une circonstance inconnue (peut-être le retour de Timothée et les mauvaises nouvelles qu’il apporta

4. Commentary on the second Epistle of St Paul to Corinthians. 2, La seconde épître aux Corinthiens.

sur la communauté dé Corinthe) le décide à se rendre inopinément à Corinthe. Le séjour, bref sans doute,

se passe &v Ürn. Paul trouve dans la communauté une grande opposition, probablement de la part de ceux:

qu'il a appelés of Xowroù, Ses adversaires prononcent contre lui une sentence déclarant nul son droit d’apôtre. Un homme s’est élevé publiquement contre lui et l’a insulté sans que la communauté ait pris position contre l’offenseur. Paul part brusquement de Corinthe et dé

retour à Éphèse écrit cette terrible lettre qui devait .

causer tant de chagrin aux Corinthiens et à lui-même. Cette lettre est perdue, probablement même à cause de sa sévérité.

Dans une note, p. 325, Godet cherche à préciser la nature de la maladie dont Paul était affligé; toutes les suppositions faites à ce sujet lui paraissent insoute= nables, sauf peut-être celle de Krenkel qui conclut à l'épilepsie. Il voit cependant à l’admettre de nombreuses difficultés; il pense qu’il ne s'agit pas d'épilepsie proprement dite, mais de crises nerveuses, dans lesquels le patient se débat contre son mal, mais ne perd pas entièrement connaissance.

VI. Passons aux études de détail. L'authenticité paulinienne des deux épîtres aux Corinthiens est admise par tous les critiques récents, sauf toujours par les Hollandais et R. Steck. On discute encore pour savoir quels événements se sont passés entre la première et la seconde épitre, et surtout sur l'épître sévère dont parle Paul, IT Cor., Il, 4 : Je vous ai écrit, le cœur navré et serré, les larmes aux yeux et VIT, 8 : Quand même je vous ai attristés par ma lettre, je ne m'en repens point. Cette épître estelle perdue, ainsi que l'ont soutenu Jülicher, Bousset, Findlay, Robertson, Lietzmann, ou bien n'est-ce pas celle que nous avons comme première épitre aux Co-

rinthiens, comme le croient Sanday, Weiss, Zahn, ‘ou enfin n'avonsinous pas cette lettre dans les chapitres X-XIIT de la seconde épitre aux Corinthiens, opinion émise par Hausrath et adoptée par plusieurs critiques récents : Mc Giffert, Clemen, von Soden, Peake, Rendall, Moffatt, Bacon, Lake, Kennedy, etc. ? Nous avons exposé ces hypothèses dans l’Aéstoire des livres du Nouveau Testament, T. |, p. 139-148 ; nous compléterons ce que nous en avons dit, dans un chapitre de nos Études de critique et d’exégèse.

VII. On a soutenu aussi, J. Weiss, Hilgenfeld, Sabatier, von Dobschütz, von Soden, Franke, Bacon, Clemen, Whitelaw, que, dans la première épître, le passage, VI, 13?-29, où Paul parle de l’impudicité, des raisons qui obligent le chrétien à l’éviter, a été placé à tort ici, où il ne se rattache pas au contexte, tandis qu'il trouvait bien sa place dans l’épître que mentionne Paul, V, 9-13, où il était parlé aussi de l’impudicité. é

Nous observerons tout d'abord que l'évidence textuelle est absolument opposée à cette hypothèse. Tous les témoins, manuscrits grecs, versions possèdent ce passage dans ce chapitre. En outre, il ne rompt pas le raisonnement de l’Apôtre, puisque immédiatement après VII, 2, celui-ci enseigne les moyens d'éviter l’impudicité. Quant à soutenir avec R. Scott que ce passage n’a pas été écrit par Paul, c’est aller contre l'évidence à la fois interne et externe. Il ne serait pas difficile de trouver les mêmes enseignements dans d’autres épîtres de l’Apôtre : Ep. IV,5;1 Th., IV, 3, et de prouver que nous avons bien ici sa langue et son style.

VIIT. R. Perdelwitz! présente une nouvelle hÿpo-

4. Die sogen. Christuspartet in Korinth; Theol. Studien und Kritiken, Bd. 84, p. 180-20%, Gotha, 1911, <

thèse au sujet du parti du Christ à Corinthe dont il est parlé dans la première épître aux Corinthiens, 1, 12. Il est singulier que le Christ ait été nommé en quatrième lieu, après Paul, Apollos, Céphas ; immédiatement après yo 9è Xptoroë on lit : pemépiotat 6 Xproros. Il est possible que ce Xpioréçs à proximité de Kpioxo, Ÿ, 14, ait causé le remplacement de Kotoxos par Xptoros, L'ordre et le parallélisme seraient en effet mieux observés si au lieu de Xptoxoç on lisait Kpioros, III, 22, et l’on aurait :

rävra yap Opôv GT.

etre Iadhos eîre AroXu. ere Knyùç eïte Koionoc.

etre Con eîte Odvatoc.

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ete éveotüre Eire LEÀAOVTA.

Il est fort vraisemblable que des chrétiens se soient rangés autour de Crispus, ancien chef de la synagogue et personnage très connu et populaire et aient formé ainsi une sorte de parti national. Cependant, si l'on examine le contexte, cette hypothèse ne nous paraît pas répondre à la suite du raisonnement de Paul.

X. B. W. Bâcon! s'occupe aussi du parti du Christ à Corinthe. Il croit que ses partisans étaient des judéochrétiens qui prétendaient être les imitateurs du Christ en observant la loi mosaïque.

$ 4. — Épître aux Galates.

T. ZABN, Der Brief des Paulus an die Galater. Leipzig, 1905.

H. LIETZMANN, An die Galater. Tübingen, 1910.

W. Bousser, Der Brief an die Galater dans J. Weiss, Die Schriften des Neuen Testaments. Gôltingen, 1905.

4. The Christus Party in Corinth; The Exposilor, NII S. n° 47, p. 399-M5. London, 1944,

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