‹ Études de critique et de philologie du Nouveau TestamentChapitre 48 sur 162 · L'épiître aux Romaïîns · texte numérisé non relu

L'épiître aux Romaïîns

ordre logique, ses idéés personnelles sur la valeur, le sens, la nature de l'Evangile. La foi nouvelle est har= diment placée au sommet du développement religieux de l'humanité ; elle en domine les deux grandes formes : judaïsme et pagañisme, qui l’ont précédée dans la succession des siècles. On comprend sans effort que Paul; après avoir marqué la supériorité de l’économie nouvelle en regard du pagarisme, se soit particulièz rement étendu sur lés rapports de l’ancienne alliance avec la nouvelle. Il fallait montrer ce que devenaient, par la substitution de la foi aux œuvres légales, les prérogatives d'Israël, les promesses faites aux paz triarches. » Toussaint a grand soin dans son exposé de souligner tout ce que Paul a gardé de l’enseigne= ment de son temps. Ces rapprochements entre celui-ci et les doctrines de l'Apôtre expliquent plus d’un passage obscur des épiîtres: Il est certain que si nous cotinaissions bien la théologie juive nous comprendrions mieux celle de Paul, tout au moins dans ses détails, car l’ensemble ne nous échappe pas.

Dans l'introduetion sont examinées toutes les questions critiques et historiques que soulève l’épître aux Romains. Toussaint croit que le christianisme à été porté à Rome par ces Juifs convertis, émigrants de province qui, comme Aquilla et Priscille, menaient une existence voyageusé. Il ne pense pas que l'église de Rome ait été fondée par l’apôtre Pierre, en l’an 42. Les destinataires de l'épître étaient en très grande majorité des païens convertis: [l n’y a pas lieu de s'arrêter à discuter l'authenticité de cette épiître. Les deux derniers chapitres seuls offrent quelques difficultés. Toussaint soutient, à bon droit, qu'ils sont authentiques et montre comment on peut expliquer les particularités qu'ils présentent.

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