‹ Études de critique et de philologie du Nouveau TestamentChapitre 53 sur 162 · I. Dans la préface de ‘son roue sur l'épiître · texte numérisé non relu

I. Dans la préface de ‘son roue sur l'épiître

aux Éphésiens, Belser fait remarquer que, en dehors des commentaires généraux sur les épîtres pauliniennes, l'épître aux Éphésiens a été rarement commentée par les exégètes catholiques et il cite seulement Bisping, 1855 et Henle, 1890, qui ont étudié cette épître. Les travaux protestants sont de même relativement rares. Il donne comme raison de cette abstention . les difficultés que présentent cette épître, la subtilité et la profondeur des doctrines qui y sont exposées et, comme avait dit saint Jérôme : tanta mysteria, tam reconditis sensibus involuta. Tous ceux qui ont étudié l'épître aux Éphésiens ont constaté les nombreux problèmes qu'elle présente et qu’on peut bien qualifier sinon d'insolubles, du moins de non résolus.

Belser s’est efforcé d’éclaircir dans la mesure du possible les obscurités de cet écrit et nous sommes heureux de dire qu’il a réussi dans une certaine mesure.

IT. Les épîtres aux Ephésiens, aux Colossiens et à Philémon ont été commentées par Paul Ewald?, professeur à Erlangen. Dans l'introduction il étudie la date et le lieu de composition de ces épîtres; après examen des raisons alléguées en faveur de la composition à Césarée ou à Rome, il se décide pour cette dernière ville. Il examine ensuite l’occasion et le but des trois épîtres. L'épître aux Ephésiens aurait été envoyée d’abord à Ephèse et devait être communiquée aux autres communautés chrétiennes d'Asie ; elle aurait été écrite avant l’épître aux Colossiens, en même temps que l’épître à Philémon et portée à ses destinataires par Tychique. Les trois épitres sont authentiques. Si l'on constate des différences de langue et de style: entre l’épître aux Ephésiens et les autres épîtres

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