Vincula sanctorum. Berlin
3. Ueber die Abfassung des Philipperbriefs des Paulus zu Ephesus, dans Theol. Studien und Kritiken; 83°" Bd, p. 551-594. Gotha, 1910.
exégètes pensent que l'Apôtre parle iei au sens métaphorique : il a combattu contre les bêtes, c'est-à-dire contre des advërbaires aussi féroces que les bêtés. Luc qui raconte en détail l’'émeute d'Ephèse ne fait aucune allusion à ce fait; qu’il aürait dû rapporter, car il était important. De plus, est-ce que Paul, citoyen romain; aurait pu être condamné à ce supplice? Il n'est donc pas certain que Paul ait combattu réellement contre les bêtes dans l'amphithéâtre et par conséquent qu'il ait été emprisonné à Ephèse.
De plus, dans son épître, Paul parle du prétoire; mpdirwpiov, probablement la caserne des prétoriens et de la maison (famille) de César, of êx rc Kalougos oîxiac; IV, 22. Nous avons là, semble-t-il, des allusions évidentés à Rome. Albertz n’est pas de cet avis. L’existence de Praetoriani à Éphèse a été prouvée par une inscription trouvée dans cette ville et publiée par Wood. On peut supposer que le palais du gouvérneuf de l'Asie à Ephèse était gardé par des prétoriens et que, par conséqueñt; Paul a parlé de ce rhatptoÿ restreint plutôt que de celui de Rome, où se trouvaient environ 9:000 soldats. On trouve aussi à Éphèse dans les inscriptions la mention d’esclavés impériaux; ils formaient un collège avec le titre d’Impérial, Paul a done pu parler de maison de César à Ephèse!.
Si l’on admet cette hypothèse; on s'explique quë
l’épître aux Philippiens ressemble beaucoup plus pour la langue et la structure des phrases aux épîtrés aux Corinthiens qu'à celles aux Colossiens ét aux Ephésiens. Cela nous explique aussi la mention qui est faite de l'envoi de Timothée à Philippes, envoi dont il est
ACT UK. Lake, The critical Problems of the Epistle to the Philippians ; The Expositor, VIII: S., n° 42. London, 1944, E. W,. WINSTANILAY, Pauline Letters from an Ephesian Prison; tb; NII $., n° 54, p. 481-498, London,
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parlé dans la première épitre aux Corinthiens, IV, 17; XVI, 10. Timothéë aurait été envoyé tout d’abord à Philippés, puis à Corinthe:
Ainsi présentée, l'hypothèse que l’épitre aux Philippiens a été écrite à Éphèse, vérs la fin du séjour de l’Apôtre en cette ville, est soutetiable, mais elle nous paraît se heurter à des difficultés que l’on n’a pas résolues !.
X: Donc d’après Deissmänn, Albértz, Robinson et Lake les épîtres aux Éphésiens, aux Philippiens et aux Golossiens auraient été écrites par Paul durant son emprisonnement à Éphèse. B. W. Bacon? fait remarquer que cette hypothèse est confirmée par le Prologue monarehien, d’origine marcionite, placé en tête dé l’épitré aux Colossiens : Ergo apostolus jam ligatus scribit eis ab Epheso.
XI: M. Goguel* soutient aussi que l’épitre aux Philippiens a été envoyée d'Éphèse pendant une captivité de Paul, vers l'an 55 et avant la première épiître aux
. Corinthiens.
XII W. Soltau étudie la formation, c'est-à-dire la facon dont fut constituée l’épftre aux Colossiens: D'après lui, le fond primitif de l'épître comprenait les parties 1; 4:5; 7, 8; 10-13; IT, 1-8; 10-12; 14; 16-18 ; 20-IIT, 4; IV, 10-18. Cette lettre primitive a été complétée par des notices, des passagés parallèles; des
4. Cf. G: Baux, The Epistle to the Philippigns : A Reply, dans The! Ezxpositor, NIU® $., n° 43, p. 443. London, 19144. M. JONES, The Episiles of the caplivity : Where Were they ivritten? Ib., VILIS $:, n° 58; D: 289. London, 4915,
2, Again the Ephesfer Imprisonment of Paul; ib., VIII cn n° EVL p. 235-242. London, 19
3. La date et le lieu de composition de l'épitre aux Philigpiens; Revue de l’histoire des religions, T. LXVI, p. 330-342. Paris, 1943.
4. Die ursprüngliche Gestalt des Kolosser-Briefes, dans Die Studien und Kritiken, B. 78, p. 521-562. Gotha, 1905.
explications, qui placés d’abord à la marge passèrent ensuite dans le texte. La plupart de ces gloses marginales provenaient de passages correspondants de l’'épitre aux Ephésiens. Il y eut, en outre, encore un remaniement général de l’épître primitive. Les parties 1, 21-29 et III, 5-IV, 9 furent introduites dans le texte. Ces deux morceaux sont des parties de l'épître perdue aux Laodicéens que Soltau reconstruit à l’aide de ces deux morceaux et de l'épitre aux Ephésiens, qui était une refonte développée de l'épitre aux Laodicéens.
XIIL. J. Rutherfurd ! a établi avec beaucoup de soin l'unité de pensées et de sentiments et même d'expressions qui existe entre l'épître aux Colossiens et l’épitre aux Ephésiens. Il dresse d’abord un tableau analytique des matières des deux épîtres qui montre très bien la concordance de ces écrits. De cette comparaison il ressort avec netteté qu'elles ont été écrites par le même auteur. Comme il démontre avec succès que l'épitre aux Colossiens a été écrite par Paul, il s'ensuit que l'épitre aux Ephésiens est aussi l'œuvre de l'Apôtre. Pour les différences qui existent entre les deux épitres il les explique par le fait que Paul a adapté ses enseignements à l'état des deux églises.
Rutherfurd adopte l'opinion des critiques sur le caractère de l’épître aux Ephésiens; c'est une épitre circulaire qui a été envoyée tout d'abord aux Laodicéens et c’est la lettre dont Paul parle à la fin de son épître aux Colossiens. L'épitre aux Laodicéens, dont nous n’avons plus que le texte latin, est apocryphe.
On trouvera encore exposé et discuté dans ce travail diverses autres questions que soulève l'épiître aux Colossiens : les fausses doctrines dans l'église de Colosses, le sabbat dans le Nouveau Testament et sur-