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de l'an 66; l'épitre à Tite aurait été écrite à Corinthe ou en Macédoine (à Philippes ?) à l'automne de 65.
If. H. Helmuth Mayer! a relevé toutes les particularités des épîtres pastorales, qui concernent l’article, les pronoms, les adverbes, les prépositions, les modes, les particules, les négations, les mots dérivés, les mots composés et décomposés, la construction de la phrase, la place des mots, les introductions de discours, mais il ne s’est pas occupé de rechercher si ces particularités se retrouvent ou non dans les épîtres pauliniennes. D'après lui, les Pastorales ne sont pas l’œuvre de Paul: il ne sait pas d'ailleurs si elles sont l'œuvre d’un ou de plusieurs écrivains. Il pencherait cependant à y voir l’œuvre d’un seul. Il réconnait que « le style s'élève de temps en temps à une force et à une élévation telles qu'il il nous rappelle celui de Paul », p. 2. Il ne croit pas à une seconde captivité romaine de Paul. Dans un appendiceil étudie les en-têtes des Pastorales : noms de l’auteur, du destinataire, souhaits et actions de grâces et leur trouve des parallèles dans les épitres pauliniennes.
IV. St John Parry soutient l'authenticité paulinienne des épitres pastorales. Elles ant été écritès par
l'Apôtre dans l'espace de temps qui s est écoulé entre sa première et sa seconde captivité « et sa mort à a Rome. Parry retrouve dans les institutions et Îes hérésies de l'époque toutes les particularités qu'ona relevées contre
l'otigine paulinienne ( de ces épiîtres.
$ 8. — L'épître aux Hébreux.
*B. HeicL, Verfasser und Adresse des Briefes an die Hebräer. Freiburg Br,, 1905.
4, Ueber die Pasteralbriefe (1, IL Tim., Tit.). Gôttingen, 1913.
G. HoLLMANN, Der Hebräerbrief, dans J. WEISs, Die Schriften des N. T. Gôltingen, 1906.
J. van ANDEL, De Brief aan de Hibro Leiden, 1906.
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W. WREDE, Das literarische Rätsel des Hebräerbriefs. Gôttingen, 1906.
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RiGGEnBACH, Der Brief an die Hebrüer. Leipzig, 1913.
I. Divers problèmes se posent à propos de l’épitre aux Hébreux. Et d’abord, quel en est l'auteur? Puis, à qui a-t-elle été adressée et à quelle époque? Est-ce même une lettre ou bien un traité, ou une homélie ? B: Weiss !, auteur d’un remarquable commentaire sur l'épitre aux Hébreux, essaye de répondre à ces ques-
tions, en étudiant minutieusement les treize chapitres :
de cet écrit. Il aboutit aux conclusions suivantes. L'épître aux Hébreux est une lettre écrite à une communauté bien déterminée dont la situation religieuse explique le contenu de l’épitre. Les lecteurs étaient des Juifs chrétiens de Palestine dont la foi en Jésus Messie chancelait sous la pression des événements et par le fait du délai de la parousie du Seigneur; ils étaient tentés de retourner à la foi de leurs pères. La fièvre nationale dans laquelle vivaient les Juifs à l'approche de la guerre avec Rome explique cette tentation. L'épître aurait donc été écrite vers l’an 65-70. L'auteur serait peut-être Barnabé. S'il n’a pas
4, Der Hebräerbrief in zeitgeschichtiicher Beleuchtung.
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mis son nom en tête de l’épitre, c’est qu'il n’avait aucun titre officiel pour adresser aux Juifs chrétiens des exhortations ou des remontrances.
IT. B. Heigl! avait déjà discuté les mêmes questions et soutenu que l’épitre aux Hébreux avait été écrite par l’apôtre Paul aux Judéo-chrétiens de Jérusalem, vers l’an 65, pour les prémunir contre un retour au judaïsme. Il étudie d'abord le témoignage de la tradition sur l'attribution de l'épître à Paul. D'après lui, Pantène représentait la tradition de l'Église lorsqu'il la regardait comme l’œuvre de Paul; c’est de lui que dépendent les écrivains orientaux sur ce point. On sait qu'Origène a été moins catégorique sur l’authenticité paulinienne. Heigl essaye ensuite de montrer que, tant au point de la vue de langue, du style que des doctrines, l’épitre aux Hébreux se rapproche des épiîtres pauliniennes.