‹ Études de critique et de philologie du Nouveau TestamentChapitre 58 sur 162 · III. Dans une courte introduction Windisch? exa · texte numérisé non relu

III. Dans une courte introduction Windisch? exa

* mine les traditions orientale et occidentale sur l’auteur de l’épître aux Hébreux; il ne sait pas d’où vient la tradition qui l'ättribue à Paul ou à Barnabé, et il croit que toutes les deux sont le résultat d’une induction. On l'a attribuée à Paul parce qu'on y retrouvait ses doctrines ou à Barnabé qui, en qualité de lévite, devait bien connaître les cérémonies religieuses du judaïsme. Windisch ne croit pas que l’auteur puisse être Barnabé parce que celui-ci devait être mieux au courant des cérémonies du Temple que ne paraît l'être celui qui a écrit cette épiître. Quant au titre : Aux Hébreux, on ne peut savoir exactement qui il visait. En tout cas, ce n’était pas une communauté juive de Jérusalem. L’auteur a écrit pour une communauté qu’il connaissait, mais il n'a pas mis de suscription, car ce n’était pas

4. Verfasser und Adresse des Briefes an die Hebräer. 2. An die Hebräer.

n 2 à va

üne lettre. C'était une dissertation ou plutôt une homélie, adrèssée à une communauté spéciale, mais d'un caractère purement théorique, écrite sans aucune intention polémique contre des adversaires ou des hérésies quelconques. Windisch ne croit pas que l’auteur dé l’épitre combatte des chrétiens judaïsants et adonnés à des spéculations étranges sur les rapports entre le Christ et les anges. Il place la date de compos sition vers 80-90. Dans son commentaire il cherché surtout à préciser les rapports qui existent entre la christologié de cette épître et celle des évangiles et de Paul. Pour lui le Christ de l’épitre aux Hébreux ne serait pas ün personnage historique.

IV. J, Quentel! examine les diverses hypothèses qui oùt été émises sur les destinataires de l'épitre aux Hébreux. Il ne croit pas qu’elle soit une lettre écrite à une communauté privée, et rejette l'hypothèse soutenue par Wrede? que cette épître Serait un exposé doctrinal, établissant l'excellence personnelle du Fils de Dieu, la signification expiatrice de sa mort et sa supériorité sacerdotale et que la conclusion, de nature épistolaire, serait un morceau indépendant, une addition pseudonymé, destinée par la mention qui ÿ est faite de la confraternité de l’auteur et dé Timothée à réhausser l'importance de tette apologié, en insk. nuant qu’elle était de Paul.

. Queñtel fait ressortir que l'exposé doctrinal est entremèêlé d’'exhortätions aux destinataires, de rematques qui les visent directement ; il en conclut que c’est moins une dissertation où une lettré qu'une homélie. Il n’admet pas qu'elle ait été adressée à des chrétiens dé nationalité juive, habitant Jérusaleñi. Un des meéil-

4. Les destinataires de l'épitre aux Hébreux, Revue biblique, 9° année; p. 50. Paris, 1942.

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