Das literarische Rätsel des Hebräerbriefs
leurs arguments qu'il fait valoir contre cette destination c'est « l'éloge qué reçoivent les lecteurs de con tribuer à l'assistance des saints », service dont les bénéficiaires sonttoujours, dans le Nouveau Testament, les chrétiens pauvres de Jérusalém. « Remarquons cependant que le texte peut s'entendre simplement de services rendus aux saints, n'impliquant pas un service d'argent. « Dieu n’est pas injusté pour oublier votre œuvre et l’amour que vous avez montré pour son nom, ayant servi les saints et les sérvant encore, Stxxoviéuvrec roïç Gylots xar Gtuxovoüvrec. » Ces paroles nous rappellent lé sérvice qui fut la fonction des premiers diacres à Jérusalem.
Quentel donne ensuite tous les arguments qui indiqueñt là communauté chrétienne de Rome comme destinataire de l’épître aux Hébreux. Il est vraisemblable qu'elle fut adressée à ceux qui l'avaient entre les mains et qui en faisaient leur profit, par conséquent à l’église romaine. La représentation des malheurs de l'église
- déstinataire évoquérait de préférence le souvenir des
destinées de l'église romaine sous lés règnes de Claude et de Néron. Enfin, l’auteur écrit à ses correspondants que léurs frères d'Italie les salüent; ’Actatovtar buäe où and v%e ’Irahlac Cette locution désigne les gens qui viennent d'Italie et qui accompagnent l’auteur.
Bien que cetté hypothèse paraisse la plus défendable et la plus séduisante à Quentel, il en discute les arguments et en montre le point faible, En dernière analyse il lui semble impossible de dire catégoriquément quels sont les destinataires de l'épître aux Hébreux.
Dans une note, p. 60, l’auteur nous accuse d’avoir commis üune erreur én disant que l'expression of dyloi désignait apant tout « les chrétièns de Jérusalem », tandis que cette expression s’applique à d’autres com-
munautés et tend à se confondre avec l'appellation de chrétiens. Or, nous n’avons pas dit qu'elle désignait avant tout les chrétiens de Jérusalem, mais seulement qu’elle désignait ordinairement ces chrétiens. Le sens de ces deux expressions n'est pas tout à fait le même.
V. E. Burggaller', marchant sur les traces de Wrede, soutient que l'épître aux Hébreux est un discours, une homélie prêchée, qui a été mise par écrit, pourvue d’une conclusion personnelle et envoyée à une communauté ignorée.
VI. Signalons l'hypothèse de D. Walker? sur l’auteur et les destinataires de l’épitre aux Hébreux. L'auteur serait Barnabé qui l'aurait envoyée d'Italie à ses compatriotes, les Juifs convertis de l’île de Chypre. Il fait remarquer que toutes les probabilités s'accordent pour indiquer qu elle à été écrite par le lévite Barnabé, un des missionnaires le plus en vue de l’Église primitive. De multiples détails répondent à la situation des chrétiens chypriotes. Voici les conclusions : Barnabé était en Italie pendant la persécution de Néron; il ne fut pas martyrisé mais il dut se cacher quelque part en Italie, peut-être à Brundisium. Il y attendit Timothée pour retourner avec lui en Orient. Pendant ce temps il apprit les persécutions que supportaient les Juifs chrétiens de leurs compatriotes, très nombreux dans l'ile de Chypre; ils étaient sur le point de retomber dans le judaïsme. Barnabé leur envoya donc ces paroles d’exhortation. Cette hypothèse est bien présentée, mais elle s'appuie sur des faits qui n'ont aucun fond documentaire.
14. Das literarische Problem des Hebräerbriefes: Zeitsch. für die
neut. Wissenschaft, Bd IX, p. 100-131. Giessen, 1908.
2. The Destination of the Epistle lo the Hebrews; Expository Times; 45° Vol., p. 142-144, Edinburgh, 4904.
des.
VIL. F. Dibelius ! soutient que cette épître, ch. I-XIT, est une prédication de Barnabé aux Judéo-chrétiens de Rome et envoyée à Antioche avec un chapitre de conclusion. Endemann? pense aussi que l’auteur est Barnabé. Pour Perdelwitz® cette épître serait un exposé fait dans une synagogue d'Asie mineure par un didascale. Il aurait été envoyé à Rome avec la souscription, XIIT, 22-25. J. Albani { a soutenu qu'il fallait attribuer l’épître aux Hébreux à Apollos; Eugerÿ, à Luc, le meilleur écrivain du Nouveau Testament.
VIII. G. Wohlenberg® remarque la parenté extraordinaire qui existe entre l'épitre aux Hébreux et la première épître de Pierre tant au point de vue du contenu que de la langue. Or, cette épître de Pierre a été écrite par Silvanus, qui est à identifier avec Silas. Wobhlenberg en conclut que l’épître aux Hébreux a été écrite par Silas, un des compagnons de Paul pendant ses premières missions, ce qui expliquerait les rapports entre l'épître aux Hébreux et les épîtres pauliniennes. On sait que déjà Bôhme, Mynster, Godet
-avaient présumé que Silas était l’auteur de l’épître aux
Hébreux.
IX. Slot soutient que l’épître aux Hébreux n’est pas une lettre ou une épître, mais dans sa partie principale I-XII, 21, une homélie, une prédication d’adieu. La communauté à qui elle avait été adressée demanda une copie de cette homélie et le prédicateur la lui