Der Verfasser des Hebräerbriefs. Strassburg
2. Ueber den Verfasser des Hebräerbriefs; Neue Kirchliche Zeilschr., Bd XXI, p. 102-126. Leipzig.
3. Das literarische Problem des Hebräerbriefs; Zeitsch. für die neutest. Wissenschaft, Bd XI, p. 59-78 ; 405-123. Giessen, 1910.
4. Ein Wort zur Verfasser des Hebräerbriefs, Apollos; Zeilsch. für die wiss. Theologie, Bd 47, p. 88-93. Leipzig, 4906.
5. The Authorship of the Epistle to the Hebrews; The Expositor, VIe S.. n° 40. London, 1904.
6. Wer hat den Hebräerbrief verfasste? Neue Kirchl. Zeitschrift, Bd XXIV, p. 742-162. Leipzig, 1944.
envoya en y joignant la conclusion personnelle XIIT, 22-25. |
X. Maurice Jones examine, dans The Expositor", les hypothèses qui ont été émises en ces dernières années sur le caractère littéraire de l’épître aux Hébreux, Est-ce un traité de théologie, une lettre ou un sermon? D'après Wrede, c'est un traité de théologie. Si l'on retranche XILL, 19 et 22-24, elle n’a plus aucun caractère épistolaire. Il n'y a aucune particularité touchant les lecteurs, aucune allusion à leur personne; les exhortations sont générales et ont toutes le même thème : la constance dans la foi, Deissmann remarque qu’elle est dominée par des intérêts théologiques et que tout ce qui lui donne un caractère épistolaire est de pur ornement. En fait, les relations entre l’auteur et ses lecteurs sont plus personnelles que ne le voiënt Wrede et Deissmann. Ceux auxquels parle l'écrivain sont bien une entité concrète, ainsi que cela ressort de Vratdret. Ils 9:SXTI].: 7,170 0X 0 AO SOIT ENS DREE VI, 10; XII, 4-14, 12-16; XIII, 8, 9.
XI. Ces caractéristiques peuvent s'appliquer aussi bien à des lecteurs qu’à des auditeurs ; l’écrit peut done être une lettre ou un sermon. Cependant la conclusion : « Je vous prie, frères, de prendre en bonne part cette parole de consolation : car je vous ai écrit brièvement, » XIII, 22, indique plutôt que nous avons ici une épître, ainsi que l’atteste la tradition. Perdelwitz a cependant soutenu que c'était un sermon? qui aurait été prêché par un prédicateur itinérant à une communauté chrétienne d'Asie mineure. Il se terminait à la doxologie de XIII, 21; un auditeur en avait
4. The Epistle to the Hebrews : a Letter or a Sermon? The Expositor, déc. 1946, 426-440.
2, Das literarisehe Problem des Hebräcrbriefs; Zeitschrift für die neut. Wissenschaft, 1910, p. 59 et 105.
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envoyé une copie à Rome et y avait ajouté quelques notés personnelles qui forment la conclusion actuelle de l'épître.
Cet écrit ne peut être, dit Perdelwitz, une lettre car il traite surtout de questions abstraites telles que la supériorité du Christ sur les anges et la différence entre les grands-prêtres de l’ancienne et de la nouvelle loi; il n’a aucune adresse à des lecteurs, non plus que des exhortations, des prières; au lieu de : nous écrivons, l'auteur dit : nous disons, Il y a d’ailleurs des preuves que nous avons bien là un sermon. Au ÿ. 22, ch. XIII, l'écrivain termine en qualifiant ce qu'il vient de dire de « parole de consolation » Xéyou sñs mapaxhsews, expression par laquelle est qualifié le dis-
. cours de Paul à la synagogue d’Antioche de Pisidie. Les
mots : « Priez pour nous. afin que je vous sois plus tôt rendu » ne signifient pas que l’auteur était prisonnier, mais que le prédicateur itinérant souhaitait de pouvoir
revenir bientôt dans la communauté à laquelle il
parlait. C’est à quoi il fait allusion quand il dit : Nous n'ayons pas ici une demeure permanente, mais il va dans le monde, comme le Christ, en supportant les
outrages et les souffrances, Les äyoüueva de XIII, 17,
sont les chefs de la communauté, à laquelle il parle, tandis que les révres fyouuevor de XIIT, 24 sont les chefs d’une communauté plus importante à laquelle ce sermon fut envoyé avec un post-scriptum. L'expression, XIII, 22, Ou Gpayéwv éméoreu\a buiv, n'est pas compréhensible si elle s'applique à l’ensemble de l'écrit et l’est au contraire si elle vise seulement la suscription XIII, 22-24, qui serait de celui qui a envoyé l'écrit. Le sermon original n’a pas dû être prononcé à Rome car les persécutions auxquelles il y est fait allusion ne peuvent être que des faits locaux résultant de troubles populaires, Il était adressé à une com-
munauté d'Asie mineure, où le gnosticisme était répandu, par un prédicateur, juif résidant en Asie mineure, mais initié aux spéculations alexandrines.
La thèse de Perdelwitz est appuyée sur la distinction entre le corps de l'écrit et la conclusion qui ne seraient pas du même auteur. Or, elle ne trouve aucun appui dans la critique textuelle; il n’y a pas de brèche entre les deux parties et l'exposé se poursuit naturellement de l’une à l’autre. Les preuves données de cette distinction sont insuffisantes. La seule qui présente quelque force est celle tirée de ôix Bpayéwv éméatet\x ; mais on trouve cette même expression accolée à de longs écrits, I Pr., V, 12; voir aussi Mourron, Mirrican, Vocabulary of the greek Testament. Cette expression se retrouve dans un papyrus de l’an 250 après J.-C.
De plus, tous les arguments apportés pour établir que cet écrit n’est pas une lettre peuvent être réfutés. Il y a d’autres écrits du N. T. telle que la première épître de Jean, qui n’ont ni adresse ni conclusion épistolaire et d’autres telle que la première épître de Pierre où il n'est traité que de questions générales et où font défaut les allusions personnelles. Quant à l'expression « nous parlons » au lieu de « nous écrivons », c’est le fait de l'usage épistolaire du temps, ainsi qu'il appert de nombreux passages des épîtres de Paul, Romains, VII, 1; I Cor., VII, 6; IL Cor, VI, 13, etc. Nous trouvons aussi le terme rxpaxhnots appliqué à un document, le décret apostolique, Act., XV, 31.
Du travail de Perdelwitz il reste seulement prouvé que la communauté à laquelle était adressé cet écrit contenait un fort élément d'origine païenne.
XIT. Le 24 juin 1914, la Commission pontificale de Re biblica a rendu le décret suivant sur l’auteur et le mode de composition de l'épître aux Hébreux :
Quaer. I. Utrum dubiis, quae primis saeculis, ob haereticorum imprimis abusum, aliquorum in Occidente animos tenuere circa divinam inspirationem ac Paulinam originem epistolae ad Hebraeos, tanta vis attribuenda sit, ut attenta perpetua, unanimi ac constanti Orientalium Patrum affirmatione, cui post saeculum IV totius Occidentalis Ecclesiae plenus accessit consensus; perpensis quoque Summorum Pontificum, sacrorumque Conciliorum, Tridenti praesertim actis, necnon perpetuo Ecclesiae universalis usu, haesitare liceat, eam non solum inter canonicas — quod de fide definitum est — verum etiam inter genuinas Apostoli Pauli epistolas certo recensere ?
Resp. Negative.
Quaer. IT. Utrum argumenta quae desumi solent sive ex insolita nominis Pauli absentia et consueti exordii salutationisque omissione in epistola ad Hebraeos — sive ex ejusdem linguae graecae puritate, dictionis ac styli elegantia et perfectione — sive ex modo quo in ea Vetus Testamentum allegatur et ex eo arguitur, — sive ex differentiis quibusdam, quae inter hujus ceterarumque Pauli epistolarum doctrinam existere praetenduntur, aliquomodo ejusdem Paulinam originem infirmare valeant; an potius perfecta doctrinae ac sententiarum consensio, admonitionum et exhortationum similitudo, necnon locutionum ac ipsorum verborum concordia, a nonnullis quoque acatholicis celebrata, quae inter eam et reliqua Apostoli Gentium scripta observantur, eadem Paulinam originem commonstrent ac confirment?
Resp. Negative ad primam partem; affirmative ad alteram.
Quaer. IL. Utrum Paulus Apostolus ita huius epistolac auctor censendus sit, ut necessario aflirmari debeat, ipsum eam totam non solum, Spiritu Sancto
inspirante, concepisse et expressisse, verum etiam ea forma donasse qua prostat? |
Resp. Negative, salvo ulteriori Ecclesiae iudicio.
Il est affirmé par ce décret que l’épître aux Hébreux est canonique et qu’elle doit être rangée parmi les épîtres authentiques de Paul, nonobstant les arguments qu'on a présentés contre cette authenticité du fait de la forme de cette épître, de la langue, des citations de l'Ancien Testament, des prétendues différences de doctrine relevées entre cette épître et les épîtres pauliniennes, Car la ressemblance de doctrine . et d'expressions, l'accord même littéral des locutions et des mots entre elles indiquent l’origine paulinienne de cette épître. Toutefois, il n’est pas nécessaire d'affirmer que l'apôtre Paul est l’auteur de cette épître au point de lui avoir donné la forme sous laquelle elle se présente, bien qu'il l'ait conçue et l'ait exprimée, - sous l'inspiration du Saint-Esprit.
LES QUATRE ÉVANGILES