The Gospels
vante : /s qui non ex voluntate cärhis, neque ex voluntate viri natus est, filius hominis, hic est Christus, filius Dei vivi. I nous semble cependant bien diffiz cile d'admettre cette conjecture, car tous les mantusa crits grecs lui sont opposés.
Pullan résume ensuite les résultats auxquels la critique est arrivée sur le problème synoptique. Les évangiles ont été écrits du vivant de ceux qui avaient vu et entendu le Christ. Les discours du Seigneur, ncorporés dans les évangiles de saint Matthieu et de saint Luc, sont plus anciens que l’évangile de saint Marc. Ce dernier s'en est peu servi et son but a été probablement dé lés compléter. Au point dé vue géographique, historique, politique, social, les sÿnoptiques sont très exacts.
l’auteur examine ensuite le recueil de discours ét essaye de le reconstituer, puis il démontre que ce sont des paroles authentiques du Seigneur.
Il éxamine alors chacun des synoptiques en particulier et discute les différentes questions qu'ils soulèvent. Il à un très bon paragraphe sur le prétendu « catholicisme » de Matthieu qui, d’après certains critiques, prouvérait que cet évangile est d'époque plus récente qu'on ne le dit ordinairement. « La conception de l'Église que cet évangile nous présente peut après tout, dit-il, être primitive et avoir été enseignée par le Christ. » Le texte sur la primauté de Picrre est basé sur une tradition authentique.
Pullan étudie ensuite le IVe évangile; ille compare aux Synoptiques et conclut à son origine johannique et à sa valeur historique.
VI. Dans la première partie de son ouvrage Stanton avait relevé toutes les traces que nos évang'iles canoniques ont laissées dans la tradition chrétienne primitive; dans la seconde partie il étudie les évangiles
synoptiques, au point de vue de leur composition !, C'est donc, en fait, du problème synoptique qu'il traite dans ce volume. Tout en tenant compte du travail de ses devanciers, il prend position et nous explique comment, d’après lui, se sont formés les évangiles de saint Mare, saint Luc et saint Matthieu. Il soutient l'hypothèse des deux sources écrites, mais avec des nuances particulières.
I1 passe d’abord en revue les données sur lesquelles les critiques sont d'accord, du moins en majorité. Les ressemblances entré les évangiles synoptiques sont telles que nous devons supposer des rapports entre leurs sources grecques; elles ne peuvent être expliquées par l'influence de la tradition orale. Matthieu et Luc ne dépendent pas l’un de l’autre, mais de deux sources communes. La première serait un écrit, sinon complètement identique au Marc canonique, du moins,
le reproduisant presque en entier. La seconde sérait
un recueil des paroles du Seigneur. Stanton examine : d'abord ces deux documents.
Il établit que, dès l'origine, on sentit le besoin de recueillir les discours du Seigneur, lesquels furent d’abord formulés en araméen et bientôt traduits en grec pour lés communautés grecques de langue. Les ressemblances verbales prouvent qu'il n’y eut qu'un document araméen, mais que les évangélistes Matthieu et Luc ne se sont pas servis, vu les différences qui existent entre eux, de la même traduction. Cependant, il est possible que le second traducteur ait eu le travail du premier sous les yeux; de plus, Matthieu et Luc ont pu reproduire des expressions grecques déjà fixées par la tradition orale. Marc n’a pas connu cette source, et les parties qu’il paraît lui avoir empruntées
4. The Gospels as historical Documents. Part, 1, The synoptic Gospels.
proviennent d’une source différente, probablement de Pierre.
La seconde source que reproduisent Matthieu et Luc, c’est l’évangile de saint Marc, mais en lui faisant subir diverses modifications pour en corriger la texture grammaticale et l'adapter à leur but. Cet évangile a été écrit par un auditeur d’un disciple immédiat de Jésus, et rien ne s'oppose à ce que cet auditeur soit Marc et le disciple de Jésus, l’apôtre Pierre.
Marc s’est servi d’autres informations orales ou écrites. Le troisième évangéliste s’est servi de Marc dans sa teneur primitive, tandis que le premier aurait utilisé Marc dans la forme où nous le possédons maintenant, c'est-à-dire avec quelques légères additions. Le second évangile aurait été écrit après l'an 60, mais avant l'an 70.
Luc, le médecin, le compagnon de Paul, est l’auteur du IIL° évangile et des Actes des apôtres. D'une comparaison minutieuse des rapports de faits et d’expressions qu'on a relevés entre Josèphe et Luc, il ressort que celui-ci n’a rien emprunté à l'historien juif. Outre les deux sources de son évangile que nous avons indiquées plus haut, il a pu recevoir de nombreux renseignements des apôtres qu'il avait vus à Jérusalem et des premiers disciples du Seigneur. Il aurait écrit son évangile vers l'an 80.
Dans le chapitre sur l’évangile selon saint Matthieu Stanton examine comment l’auteur a traité ses deux sources, Marc et les discours du Seigneur, sa façon de citer l'Ancien Testament, d'où lui viennent les récits de la naissance et de l’enfance de Jésus, les traditions qui lui sont particulières, enfin ses façons spéciales de s'exprimer, ses idées directrices. D'après lui, il est évident que notre premier évangile n’est pas la traduction d’un original araméen et qu’il n’a pas été
composé en grec par l’apôtre Matthieu. La date de l’an 80 que fixe Stanton pour la composition du premier évangile nous paraît trop tardive.
VIT. Nous avons déjà utilisé dans le second volume de l'Histoire des livres du Nouveau Testament l'ouvrage de J.-C. Hawkins : /orae synopticae ; la seconde édition fournit de nouveaux matériaux. Sans modifier son plan l’auteur a ajouté de nombreux détails, surtout dans les listes d'expressions particulières à chacun des évangélistes. Les conclusions ont été précisées. Parlant de la composition du premier et du second évangile, il croit que leurs auteurs se sont servis de documents écrits comme sources principales, mais qu'ils ne les ont pas utilisés dans toutes leurs parties, à cause de la connaissance orale qu'ils avaient de la vie et des discours du Seigneur, comme catéchistes, et à laquelle ils se reportaient. Dans la première édition l’auteur pensait que les passages où Matthieu et Luc s’accordaient contre Marc, provenaient non pas de ce que les évangélistes dépendaient l’un de l’autre, mais de ce que les copistes avaient uniformisé leurs textes. Dans la seconde, il croit que ce phénomène provient de ce que Matthieu et Luc se sont servis d’un texte de Marc différent de celui que nous donnent les manuscrits que nous avons.
VIII. L'ouvrage de Montefiore sur les évangiles synoptiques offre cette particularité intéressante qu’il est le premier travail qu'un savant juif ait consacré à l'étude de nos évangiles et remarquons-le, de suite, ce travail est écrit dans une note sympathique. L'auteur veut faire connaître l'Évangile à ses coreligionnaires, car c’est par lui, dit-il, que s’est formée notre civilisation. Il y a, ajoute-t-il, dans le Nouveau Testament, des choses de valeur qu’on ne trouve pas dans-la littérature rabbinique; de plus, ces choses sont répandues à
travers toute la masse de cette littérature, tandis que dans le Nouveau Testament elles sont condensées, concentrées, ne proviennent pas de cent auteurs différents mais sont l'enseignement d’un ou deux grands esprits. Quant à la question de l'originalité de l’enseignément elle est plutôt en faveur des évangiles. Si l’on retrouve dans les évangiles des sentencés dont on possède les parallèles dans le Talmud, la plupart du temps, celles-ci sont plus tardives, et d'ailleurs, les retrouvât-on toutes dans la littérature rabbinique, il resterait encore que Jésus leur a donné une vie nouvellé; son enseignement est plus élevé que celui des rabbins, plus inspiré; il est plus qu'une liste d’injonctions, c’est un tout, c’est un esprit. Montefiore en conclut que Jésus est un ‘prophète, légal des plus grands, des Isaïe, des Jérémie, des Amos. C’est le dérnier des prophètes hébreux. Nous ferons observer à l’auteur juif que Jésus a distingué très nettement son enseignement dé célui des prophètes et que dans ses discours il n’a plüs, comme les prôphètes, parlé au nom de Dieu : « Ainsi parle lé Seigneur », mais il à enseigné en son propre nom : « En vérité, je vous le dis. » 7
Dans son commentaire !, Montefore s’efforcéra donc de dégager ce qui dans les évangiles peut s'adapter à la mentalité juive contemporaine. Il essaie de montrer que Jésus a libéré le judaïsme des vieilles entravés qui lé maintenaient dans un exclusivisme trop étroit. 11 en fait une espèce de Juif libéral, qui s’est affranchi des observances légales et qui, dans le Sermon sur la montagne, à posé des lois qui peuvent être la charte du judaïsme et du christianisme. Par sa condamnation du divorce et la réhabilitation de la
4, The synoptic Gospets.
femme, Jésus, dit-il, a dégagé le judaïsme des traditions orientales. On voit que l’auteur juif a voulu traiter Jésus avec sympathie et équité, mais a-t-il réussi à en tracer un portrait exact? C’est ce dont nous doutons. Jésus est incompréhensible, si l’on né reconnaît pas sa divinité.
L'ouvrage est précédé d'une longue introduction dans laquelle Montefiore examine les questions critiques que posent les évangiles synoptiques; mais il n'offre rien d’original à leur sujet. L'intérêt de son travail est tout entier dans les rapprochements qu’il établit entre Jésus et le judaïsme, entre l'enseignement évangélique et les doctrines rabbiniques. |
IX. Dans son travail : Nos quatre évangiles, E. Lévesque explique la composition et la position respective de nos quatre évangilés. Il rappelle d’abord que les évangélistes ne sont pas des historiens, ni même des biographes, mais des témoins qui affirment ce qu'ils ont vu et entendu et cela dans un but apologétique et d’après un plan préconçu. Et ce plan est celui de la première prédication apostolique. On y faisait entrer toute la vie de Jésus dans un cadre divisé en quatre partiés : 1° la préparation du Christ à son ministère ; 2° la prédication en Galilée ; 3° lé passage de la Galilée à Jérusalem ; 4° la dernière semaine dans la ville sainte avec la passion, la mort et la résurrection. Pour chacune de cés parties on choisissait les points saillants, ceux qui avaient le plus attiré l'attention des apôtres. Pour lés enseignements, les synoptiques se bornent à répéter les plus élémentaires, ceux qui formaient les âmes, les disposaient à croire au Christ, à sa parole appuyée sur la perfection de sa vie ét sur ses miracles. Jean les a complétés en rapportant l'enseignement transcéendant de Notre-Seigneur.
Ce plan en quatre parties de la catéchèse apostolique
se retrouve substantiellement dans la prédication, qu'elle fût prêchée à Jérusalem, à Rome ou dans les églises de langue grecque. Mais celle-ci avait un caractère particulier dans chacun de ces milieux et cela ressort des évangiles qui furent écrits pour chacun de ces lieux. Les évangiles synoptiques sont, en effet, la fixation par l'écriture de cette catéchèse orale. L’évangile de Matthieu est une thèse apologétique, telle qu'elle a dû être prêchée à Jérusalem. On y trouve une triple pensée : Jésus est bien le Messie annoncé par les prophètes; il a fondé le royaume promis à Israël; s’il n'a pas été reconnu par la majeure partie de sa nation et par ses chefs, c’est que, obstinément renfermés dans leurs préjugés et infidèles aux avances divines, ils se sont exclus eux-mêmes de ce royaume, en laissant la place aux Gentils empressés d'y entrer. Ecrit d’abord en araméen vers le temps de la dispersion des apôtres, il n’a dû être traduit en grec pour l'usage des juifs hellénistes que plusieurs années après.
Les faits racontés dans le second évangile ne semblent pas disposés, comme dans le premier, en vue d'une thèse, mais paraissent dans un ordre réel; il n'est pas prouvé qu'il soit antérieur ou non à l’évangile de Matthieu. Le troisième évangile établit les faits dans leur ordre chronologique; il a cependant disposé certains faits dans leur ordre logique et pour quelquesuns il a été obligé de rompre avec l’ordre chronologique pour conserver le plan quadripartite de la catéchèse apostolique. Aïnsi, pour les deux visites à Nazareth, Luc a dû, en suivant le plan de la catéchèse, les fondre en une seule, Le, IV, 16 et 31.
D’après les synoptiques, c'est quelques jours seulement avant la passion que Jésus chassa les vendeurs hors du temple et d'après Jean c’est au début de
son ministère, la première fois qu'il vint précher à Jérusalem. On comprend que dès la première occasion il se soit posé en défenseur des droits de Dieu. N'ayant pas mentionné les divers voyages de Jésus à Jérusalem, les synoptiques ont dû renvoyer ce fait à son dernier voyage.
Luc avait recueilli un bon nombre de faits qui ne s'étaient pas passés en Galilée et qui d’autre part étaient antérieurs au dernier séjour à Jérusalem et même au dernier voyage vers la ville sainte. Il les a intercalés dans le récit qu'il fait du dernier voyage de Jésus, de Galilée à Jérusalem, sans donner les indications de temps et de lieux. On constate donc que la fidélité au plan quadripartite a détruit d’une certaine façon l'ordre chronologique des événements. On le retrouvera en rapprochant les synoptiques du IV° évangile.
Dans l’évangile de saint Jean les événements se déroulent dans le cadre des fêtes juives. On peut y retrouver quatre fêtes de Pâques, ce qui donne trois ans et demi pour la durée du ministère de Jésus entre lesquels se distribue tout ce qui a été raconté par les synoptiques. Ne pouvant suivre dans le détail la concordance qu'établit Lévesque entre les récits des synoptiques et ceux de Jean, nous signalerons les constatations les plus importantes.
La dernière cène eut lieu le jeudi soir; ce fut, d’après le IV° évangile, un repas anticipé. Jésus fut arrêté ce jour-là, jugé et mis à mort le vendredi, qui était le jour de la préparation. La fête de Pâques fut célébrée du vendredi soir au samedi soir suivant notre manière de compter. Il est impossible que tout ce que racontent les synoptiques ait pu avoir lieu le jour même de Pâques. Jésus ressuscité a apparu à Marie-Madeleine seule et non à toutes les saintes femmes,
En comparant les synoptiques avec le IV° évangile, au plan si différent, leur contenu s’est éclairé mutuellement, conclut l’auteur; des contradictions apparentes se sont expliquées et les années du ministère public de Jésus-Christ nous ont présenté un développement plus normal. Ce n’est pas qu'on puisse arriver à déterminer une place et une date pour tous les faits ou miracles, pour toutes les paroles du Sauveur : il en reste un certain nombre en suspens, surtout en Matthieu, faute de données fournies par les évangélistes qui, n'ayant point nos préoccupations de précision historique, ont suivi plus d’une fois un ordre purement logique sans laisser dans le récit rien qui permette de retrouver la véritable place.
Lévesque montre ensuite qu'il n'y a pas contradiction entre les synoptiques et le IV° évangile au point de vue des doctrines : les premiers se sont hornés à reproduire l’enseignement de la catéchèse élémentaire tandis que le second nous donne un enseignement plus élevé. IL n’y a donc pas eu développement doctrinal des premiers au second et cela ressort bien du fait que l'on trouve déjà dans les épîtres pauliniennes les doctrines les plus caractéristiques du IV° évangile. Les différences de présentation entre les discours simples et à la portée de tous des évangiles synoptiques et les discours énigmatiques, planant dans les sphères supérieures du IV° évangile s'expliquent par ce fait que les premiers reproduisent la manière ordinaire de parler de Jésus, tandis que les seconds sont exceptionnels. Jean a choisi ceux-ci parce qu'ils contiennent les vérités qu'il voulait enseigner. L'obscurité de ces discours tient à la nature même des choses . enseignées, les profunda Dei. Les synoptiques se sont bornés d'ordinaire aux terrena ; Jean s’est attaché aux cælestia,
X. Dans l'introduction aux évangiles synoptiques placée en tête du fascicule II de la Bible du centenaire, M. Goguel étudie d’abord la naissance de la tradition évangélique. Elle fut d’abord prêchée, mais à la longue un enseignement purement oral devait être insuffisant. Il fallait pouvoir mettre entre les mains de ceux qu'il s'agissait de conquérir à la foi des exposés écrits de l'histoire évangélique. C’est pour les besoins de la propagande que les évangiles ont été rédigés.
Vient ensuite l'étude du problème synoptique. La priorité de l’évangile de Marc par rapport à ceux de Matthieu et de Luc s'impose dès qu’on essaye de rendre compte des relations des synoptiques entre eux, Marc représente la forme la plus ancienne. La priorité de Marc ressort surtout de l'examen du plan et de la disposition des trois synoptiques. Cette priorité ne yaut que pour l’ensemble de l'évangile et non pas nécessairement pour chaque détail particulier. Il convient de ne
. pas perdre de vue que l’évangile de Marc a pu subir des retouches plus ou moins importantes, de la part des copistes ou des rédacteurs, postérieurement à son utilisation par Matthieu et Luc.
Matthieu et Luc ont en commun un certain nombre do morceaux qui ont des affinités telles qu'il faut conclure à l’utilisation par ceux-ci d’un document écrit grec. L'hypothèse d'une dépendance directe de l’un des éyangiles par rapport à l’autre ne saurait être envisagée. Îls se sont donc servis chacun d’une source parti culière qui contenait surtout des éléments didactiques et dont il est impossible de retrouver le plan primitif. On a appelé ce document les Logia du Seigneur. Marc a utilisé aussi ce document en l’abrégeant, mais il ne lui a emprunté que ce qui lui était nécessaire pour le développement du plan qu’il a adopté. Il a pu cependant reproduire intégralement certains morceaux des Logia,
les paraboles, par exemple. Ces Logia ont été rédigés bien avant l'an 65, date de la première rédaction de Marc. Ils ont eu vraisemblablement plusieurs éditions qui ont pu différer sensiblement, et les évangélistes ont utilisé des rédactions différentes. La rédaction des Logia ou tout au moins le noyau primitif de ce recueil a été attribuée à Matthieu. La tradition a attribué l'évangile tout entier à l’auteur de RL des documents utilisés pour sa rédaction.
L'évangile de Marc tel que nous le possédons n'est pas la reproduction directe de récits faits par Pierre. On peut cependant conjecturer que les souvenirs de Pierre recueillis par Marc sont une des sources du second évangile. Celui-ci n’est pas une œuvre homo- -gène; il est composé de matériaux divers et d'inégale valeur. Le plan de l’évangile de Marc est à la fois chronologique, psychologique et dogmatique. Il a été composé vers l'an 65.
L’évangile de Matthieu a un caractère plus littéraire que celui de Marc; le style en est plus sobre et plus condensé. L’évangéliste est exempt de tout particularisme et de tout ritualisme ; il manifeste au contraire un large universalisme. On reconnaît dans cet évangile une tendance ecclésiastique. Le plan est celui de Marc avec addition d’un récit sur la naissance de Jésus. La période galiléenne est disposée d’une manière nouvelle qui réalise un tableau plus saisissant. Les sources de l’évangile de Matthieu sont l'évangile de Marc et les Logia. IL faudrait admettre une troisième source d’où dérive tout ce que cet évangile possède en propre. C'était un groupe de traditions orales ou écrites. Cet évangile a dù être écrit entre l'an 80 et 100.
L'auteur du troisième évangile est en même temps l'auteur du livre des Actes : ces deux livres sont comme deux tomes d’un même ouvrage. Luc est un bon écri-