Studies in the synoptic Problem, p
été écrits peu après les événements au lieu que les documents de l’Hexateuque sont séparés des événements par plusieurs siècles. Les évangélistes ont traité leurs sources en historiens et non en compilateurs. Ils les ont adaptées à leur but, les ont modifiées pour la forme, ont pris ce qui leur convenait et laissé de côté ce qui ne rentrait pas dans leur cadre. Et la preuve de ce fait résulte de ce que, bien que Marc ait été reproduit presque en entier par Matthieu et Luc, on ne pourrait, si on ne l’avait pas, le reconstruire exactement à l’aide des écrits de. ces deux évangélistes. Il n’en est pas de même pour les documents qui ont formé l'Hexateuque ; ils peuvent être retrouvés à peu près intacts dans l’ensemble de l’ouvrage. Ils ont été reproduits tels quels par le compilateur de l’'Hexateuque. Qu'on lise certains récits de la Genèse, par ex. VI, 13-VIITI, 22 et on se rendra compte qu'on a ici deux récits juxtaposés. Or, on n'aura jamais cette impression en lisant un récit quelconque de Matthieu ou de Luc. Il y a entre leur œuvre et l'Hexateuque la différence qu'il y a entre une œuvre d’historien et une compilation. |
2° Le tréfonds araméen, tel est le sujet qu'a traité W. C. Allen!. Quelques critiques ont soutenu que Notre-Seigneur avait donné ses enseignements en grec, mais la très grande majorité pense qu’il a parlé l’araméen, la langue alors en usage en Palestine. On peut donc affirmer que le tréfonds des évangiles était araméen, tout au moins en tant qu'évangile oral; il semble même que nos évangiles actuels sont basés en partie sur des originaux araméens. Allen croit avec Wellhausen que l’évangile de Marc est une traduction d’un original araméen; il a été traduit de très bonne