Oxford Studies in the synoptic Problem, p
heure et c'est en gréc que l'ont connu Matthieu et Marc. L'auteur du premier évangilé a utilisé une collection de discours, faite par l’apôtre Matthieu; collec tion qu'il possédait dans l'original araméen ou peut-être déjà traduite en grec. Luc aurait connu quelques pafties dé ces discours, mais déjà traduits. Par üne discussion des aramaïsmes contenus dans Marc et dâns le document Q, Allen conclut que 16 tréfonds de nos évangiles était araméen.
VI. Hawkins, dans son étude : Probabilities as to ‘the so-calléd double Tradition of St. Matthew and St. Luke exaïñnine le document qui est à la base de cés deux évangilés! et cherche à en établir la forme et le contenu, à l’aide des passages communs à Matthieu et à Luc, qui ne sont pas dans Marc. Ce document Q
serait à identifier avec les Logiä du Seigneur, dont
parle Papias. Quelqués passages réproduits seulement pät l’un des deux évangélistes provenaient aussi de Q. Qu'ils aient omis des parties du document qu'ils avaient sous les yeux, cela ressort du fait qu'ils n'ont pas reproduit tout à fait entièrement leur autre source, l’évangile de Marc.
VII. B, H. Streeter s'est demandé aussi si quelques passages particuliers à Matthieu où à Luc se trou vaient dans le document Q?. La partie de Luc, IX, 51-XVIIT, 44 est, en général, un extrait de Q, mais amplifié au moyen d'une collection de paraboles, particulière à Luc. Quelques passages particuliers à Matthieu provenaient aussi de Q, mais il est plus difficile de les déterminer, La question se complique du fait que Matthieu et Luc n’ont pas connu Q en original, mais en deux traductions diversément amplifiées.