Studies in the synoptic Problem, p
2, Ibid., p. 235.
que Matthieu a utilisée. On retrouve dans son évangile de nombreux passages analogues à ceux de cette source, mais on constate qu'ils ne sont pas identiques pour la phraséologie, le contexte et quelquefois pour la signification. Il est possible que Luc ait trouvé ces passages dans des documents qui avaient utilisé ce recueil de discours. La connaissance qu’il en a eue était donc indirecte. Les ressemblances littérales que l’on relève entre les discours ou sentences du Seigneur, reproduits par le premier et le troisième évangéliste, ne prouvent pas l'emploi par eux du même document, parce que la tradition primitive s'était attachée à les répéter aussi littéralement que possible. Et encore à un certain degré seulement, car nous avons des discours du Seigneur que Luc n’a pas reproduits exactement dans les mêmes termes que Matthieu, le Pater, par exemple. Et puis il faut tenir compte pour expliquer ces ressemblances littérales de l'assimilation qui s’est produite de l’un à l’autre évangile du fait des copistes.
= X. De son côté J. Vernon Bartlet recherche quelles ont été les sources de l’évangile de Luc!. Il admet que Marc a été une de ces sources, mais il pense que Luc a eu une source particulière pour tous les passages qu'il n’a pas empruntés à Marc. Le style de ces passages et les idées caractéristiques font supposer que cette source spéciale de Luc était d’origine judéo-chrétienne ou hellénistique.
La tradition apostolique, Q, était déjà incorporée dans la source spéciale de Luc, qui contenait en particulier le voyage de Jésus dans la Pérée, de Galilée à Jérusalem, et les détails particuliers à Luc dans les récits de la passion et de la résurrection. Cette source