CHAPITRE Ill
J. Weiss, Das Markus-Evangelium, dans J. Weiss, Die Schriften des Neuen Testaments. Tübingen, 1906.
A. MERX, Das Evangelium Markus. Berlin, 1905.
KLOSTERMANN-GRESSMANN, Markus, dans LIETZMANN, Handbuch zum Neuen Testament. Tübingen, 1907.
M. BrückNEr, Die Petruserzählungen im Markusevang. Zeilsch. für die neutest. Wissensch., Bd 8, p. 34.
+ J. Rour, Sprachgebrauch des Markusevang. nach der Markusapokalypse, Theol. Quartalsch., Bd 89, 507.
B. W. Bacon, The Beginnings of Gospel Story : À historical Inquiry into the Sources and Structure of the Gospel according lo Mark. New Haven, 1909.
M. GoGuEL, L'Évangile de Marc et ses rapports avec ceùx dé Matthieu et de Luc. Paris, 1909.
W. Green, The Gospel according to St. Mark. London, 1909. -
G. WOHLENBERG, Das Evangelium des Markus ausgelegt. Leipzig, 1910.
* J.-M. LAGRANGE, L'Évangile selon saint Marc. Paris, 1911.
A. Lorsy, L'Évangile selon Marc. Paris, 1912.
À. PLUMMER, The Gospel according to St. Mark. Cambridge,
* J. Rour, Die Glaubwürdigheit des Markusevangeliums. Münster, 1913.
A. Bauer, Der Schluss des Markusevangeliums; Wiener Stud, Bd 34, p. 801.
W.L. ALLEN, The Gospel according to St. Mark. London, 1915.
J. DEAN, The Gospel according to St. Mark. London, 1916.
GC. Burkirr, The historical character of the Gospel of the Marc; The amer. Journal of Theology, avril 1911.
B. W. BACON, /s Mark a Roman Gospel. London, 1919,
LH. Holtzmann! examine l’état présent de la controverse sur l'évangile de Marc. Après avoir constaté que les critiques s'accordent sur la priorité de Mare, il passe en revue les travaux de Wrede, Wellhausen, B. Weiss, Schweitzer, Merx. Comme orientation générale il établit les cinq points suivants : 1. Le motif de tout écrit évangélique n’est pas historique, mais religieux. 2. Le récit très vraisemblablement primitif de Marc a derrière soi une longue tradition orale. 3. Le texte écrit de l'évangile a été plusieurs fois retravaillé et développé, ce qui oblige à conclure à un Marc primitif, Urmarkus. 4. Marc ne suit pas l’ordre chronologique mais l'ordonnance réelle de ses matériaux. 5. Marc se tient plus ou moins dans le cercle des idées pauliniennes. Deux points cependant du récit de Marc restent non ébranlés : le commencement et la fin de l'activité de Jésus. On peut donc tenir Marc pour un document historique de valeur positive.
II. Brückner? pense que les Souvenirs de Pierre dont parle Papias se rapportent principalement aux événements dont l’'Apôtre a été témoin : la résurrection de la fille de Jaïre, la transfiguration de Jésus, les derniers discours à Jérusalem, Gethsémani.
IT. J. Warren Moulton# montre comment les deux questions suivantes : Marc est-il lé premier qui ait fixé par écrit la tradition évangélique; est-ce qu'il y a à la base de son évangile des documents écrits? ont été résolues par Loisy et Bacon. Il n'accepte pas leurs solutions sur les miracles, sur la chronologie et sur l'influence paulinienne; il déclare impossible une distinction de sources dans le récit de Marc et s’en tient à
4. Markuscontroverse in ihrer heutigen Gestalt; Archiv für Religionswissenschaft, Bd X, p. 18-40; 161-200. Leipzig, 4907.
2, Petruserzählungen im Markusevangelium.
3. The relation of the Gospel of Mark to primitive christian Tradition; Harvard theol. Review, 3, p. 403-486. Cambridge, Mass, 4910.
l'explication traditionnelle de la formation de cet évangile et à la valeur historique de son contenu.
IV. Wisner Bacon! soutient que le rédacteur définitif de Marc était un pauliniste et que son évangile est fortement imprégné des doctrines pauliniennes; il accentue l'esprit anti-judaïque de Mc, VII, 1-23 et l’enseignement du ch. IV sur l’endurcissement du peuple juif.
N. E. Mangenot? a mis au point cette question . de l'influence paulinienne dans l’évangile de Marc. Il passe en revue toutes les hypothèses qui ont été émises pour la soutenir, en discute les arguments et il en démontre la faiblesse. Voici ses conclusions : « Je ne vois aucun inconvénient à reconnaître, le cas échéant, que le second évangéliste a exprimé la pensée authentique de Jésus et la tradition primitive des apôtres en des termes que ni Jésus, ni les premiers apôtres n’ont pas réellement employés, mais que Paul, nourri et pénétré de la tradition des Douze, a mis en usage pour rendre très exactement l’enseignement de Jésus et des apôtres. Je reconnaîtrais alors un fond primitif sous une forme postérieure, qui ne l'aurait ni altéré ni modifié. Quant à l'influence paulinienne sur certains enseignements de Marc, il faut, me semble-t-il, si on l’admet, la déclarer très éloignée et très indirecte. Plusieurs des exemples indiqués ou s'expliquent autrement ou ne sont pauliniens qu'en un sens très large. Pour moi, toutes choses bien considérées, je réduirais au minimum le paulinisme de Marc, et je le reconnaitrais dans l'emploi de certains termes, qui seraient démontrés être spécifiquement pauliniens, plutôt que
dans le choix des doctrines. »