‹ Études de critique et de philologie du Nouveau TestamentChapitre 94 sur 162 · XIL. J. H. Bernard ?, dans The Expositor, aboutit aux · texte numérisé non relu

XIL. J. H. Bernard ?, dans The Expositor, aboutit aux

1, De Anima, %.

2, The Magnificat: The Expositor, VII s., n° 45, March 1907, p. 193- 206. London.

mêmes résultats en démontrant que les paroles, du Magnificat sont mieux appropriées à Marie qu'à Élisabeth. Il discute Lobjection tirée de l'expression : "Euervey 0 Mapiu où adci, [, 56. Avr, se rapportant à Élisabeth, indique que c’est elle qui vient de parler; donc le Magnificat doit lui être attribué. Il peut se rapporter tout aussi bien à Élisabeth qui avait parlé aux ÿ 42-45. Bernard cite des exemples, Gen., XIX, 23-26; Tobie, XIV, 3-12; Act., XV, 1, 2, où le pronom désigne des personnes dont il est séparé par plusieurs membres de phrase. On ne doit pas oublier que dans le grec biblique le pronom est employé avec beaucoup de liberté.

XIII. C. W. Emmet‘ présente plusieurs des arguments précédents, mais ‘ajoute quelques remarques importantes. Le ÿ 56 est pour ainsi dire commandé par le ÿ 57: ÿ dé Ekcuod6er x Anoôn. Il eût été maladroit d'écrire : émewev 0 obv ’Eketsa6sr, tandis que obv adrà se relie naturellement à +ÿ dè Eleiodéer du verset suivant. On a fait observer que le Magnificat reproduisait quelques-unes des sentences du cantique d'Anne, mère de Samuel. C’est, dit-on, Elisabeth, stérile comme elle, qui a dû lui emprunter ses paroles de reconnaissance à Dieu pour l'avoir délivrée de son opprobre. Mais il faut remarquer que les seules paroles d'Anne qui pouvaient s'appliquer aussi à Elisabeth : Même la stérile enfante sept fois et celle qui avait beaucoup d'enfants se flétrit, Z Sam., Il, 5, ne sont pas dans le Magnificat, tandis qu'on y trouve immédiatement avant celles-ci : L’arc des puissants est brisé. Et les faibles ont la force pour ceinture. Ceux qui étaient rassasiés se louent pour du pain. Et ceux qui étaient

14. Should the Magnificat be ascribed to Elisabeth? The Expositor, VII 8., n° 48, décembre 1909, p. 521-529. London.

affamés n'ont plus faim, paroles qui ont leur analogue dans le Magnificat. Les autres versets du cantiqué se rapportent mieux à la situation de Marie qu’à celle d’Elisabeth, témoin celles-ci : Le Seigneur a jeté les yeux sur la bassesse de sa ne. voici, en effet, que désormais toutes les générations m’appelleront bienheureuse.

XIV. E. W. Lummis! admet que Matthieu et Luc ont reproduit dans leurs récits la presque totalité de l’évangile de Marc, mais il ne croit pas que pour les parties qui leur sont communes et ne se trouvent pas dans Mare ils aient utilisé une source ou des sources communes, en particulier la source Q. Cette source Q est, d’après lui, imaginaire et n’est pas du tout nécessaire pour expliquer les faits. Les coïncidences entre Matthieu et Luc peuvent être expliquées seulement par cette théorie que Luc était apparenté avec Matthieu et qu'il a acquis sa connaissance des matériaux qui leur sont communs, à quelques exceptions près, s’il en est, directement de Matthieu et de Matthieu seul. E. W. Lummis croit et essaye de démontrer que cette hypothèse explique, mieux que toute autre, les divers faits que présente la matière commune à Matthieu et Luc : ordre, disposition des matériaux, etc.

XV. L'étude de P. Berg? sur les sources de l'évangile de Luc ne nous paraît pas présenter des résultats nouveaux : Du témoignage de l'écrit, de la tradition unanime et de Paul, Luc est l’auteur du IIIe évangile ; il s’est servi de Marc qu’il a modifié quelquefois, de Q en araméen et de sources particulières araméennes, écrites et orales et non des épiîtres pauliniennes et de Josèphe; ces sources étaient de haute

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