LES PLAIDEURS
ViETTE Comëflie 5 la set^lé de Racine , est une comëdiefarce, comme l'appellç Inaharpe; mais, cette comédie-farce est uQ cbef-d'œuvre dans son genre. Elle a surtout le mërito d'êthe en gënëral parfaitement écrite , et d\>fFrir partout ce naturel élégant et facile/cétte gatté frâhcheet ce sel attique ^ caractères distinctifs et nécessaires de la bonne comédie» La gaitéet le style , Toilà , suivant Labarpe^ ceqai a fait vivre jusqu'à nous, et fera toujours vivre ies F laideurs. «Cens » qui fréquentent le théâtre, dit*il ^ savent 'presque tons la » pièce par cutur. Il n'y en a point dont on ait retenu gêné-* » ralement un plus grand nombre de vers^ il n'y a point de s vers qu'on cite plas^ souvent cornue proverbes. »
1 Tous les plus ^os monsieurs me parlaieût chapeau bas.
L« H. Régulièrement pn dirait £ojis les plus gros tntts^ iieufïï y mais .il est bien. pi us plaisant de faire dire des mqn^ lUurs à Petit- Jean, .pour qui wn moi^sieur e&i quelque chose, et qui , .easa qflSlité de portier, connaît parfaitelaent la différence d'un ftomme à ^i^ monsieur. Il y a là une petite finesse d^ diction poniique qui n'est pas échappée à Racine le fils, et qui méritait d'être relevée.
HJI^^ Ce qui la fait bien ressortir , c'est te vers qui suit immédiatement ,L et' qui montre en effet que Petit-^ean s'enteodai t très-bien en disant gros monsieurs:
Monsieur ./d« Petit^ean, ah.! gros comme le bras.
Ce monsieur' 4^ P.e$i^Jean rappelle le monsieur du Corbeau » que. La/oitfaÂiie a'a pa^ nia sans raison daps la
i7^r ÉTUDES
houche de son renorcl. Qu'il y ait simplement motuiettr
beau seront à |>eiue distingués du vulgaire.
On peut observer ,<Mi sujet de monsieurs pour messieurs « que Molière Tavail einpîoyë avant' Racine dans V Ecole des Femmes , où il fait dire à Georgette en scène avec Alain :
Oai j mais pourquoi chacun n'en fait*il pas de même ; Et que nous en voyons qui paraissent joyeux , Lorsque les femmes sonri avec iëi beaite niùnsieuX^
9 Tous le^jours' le'p'remier aux plaids ^ et' le dernîerl
L. B» et L.- H. y d'après L. Rac« ji»x plaids» Vieux. mot qui se disait poi^r audience, et dont on se sprt encore dans quelques provinces.
' ({C[^ SvpUsids a ceasd d^tro en usaglë , ce ne pent g«ère ^r9c{ae depnWlit inévokition; Le Dietionn'airt de l'Acad^ mie né ditpas'dttiout'qtte.ce s61t naviteHûàmàc» Suivant le Die* tiftnnaire-de' Trërousi, il se dit des tenlps ou des lieux oji l^oniplaide: On' -ouvre' lek/^/i»ii/<r le lendeoiain de la S4int~ Martin : On tient le» piaids en toile justice tleus fois la se* maîne. a Ducange > dit ce même Dictionnaire, décive ce » mot de place ta f qui se disait des p'arlemens , ou des jr seSkdAAéeï' phbliiiitëi\ où le Roi pi^dâit, ei^oà^se >y t^Shài^t'lé&'drfairèiiaés pln^' i»it>oWaVft^. Coi f/toid^ tf'gihé^yiîC^èxëàhiëiit'dètlx'fois ptlf^n. Lîek^eigiie^Eirl|»àr^ ntieàtiérs'eà' tofaffienrt attsii, qU'iU appelaient assUfss. >y D'aMréb le-d^Hvéïitt dè^ Alleiira^â fAatt\ qui sigiïiB^^utf
if àfithhp , à' càru^' qùVm' y ' tètahit le» flaid^. »
S U s'y serait couché sans manger et sai^' boire.