L. B. Gardez que oe départ,' pour prenez garde fue
' L. H.' C'est un galKasme qui répond au eai^^ des Latins, et qui est favorable à la précision poétique.
' 'SC^ Suivant te' Dictionnaire de f Académie, ^ar^tfrpoor prendre garde qite, se préserver df' une chose , ne s'emploie d*ordinâire qu'avec le pronom personnel : Gardez^ vous bien de toinber; il faut bieH se garder de mentir-, mais en poisîe , on dit quelquefois simplement gardez , au lieu de gardez^^Pons : gardez qH*on ne vous voie. Aussi Uouve-a-oadaas Boileau , Art Poétique :
Odrdez qa*boe vojelle , à courir trop hktie , ' Ne sott d'one voyelle eu ton chemin heartëe. . . Ans dépens dirbon sens gardet de plaisanter.. . .
Dans La Fonuine , Fable des Femmes et du Secret : Bardez bien de le dire , on m'appellerait poalo.. . .
Dans Voltaire , Sémiramis , Scène dernière du cinquième Acte:
Gardez de U laisser k sa propre forcer.
DE LA LAIIGUE FRANÇAISE^ ■BrMua , Acte III , Scènell : ■ , '
Gardez de haMrdét cette attaque sonatine, ' Sîire aveosoii «ppui> s*tts hn trop moevtMut*
53 Je le sais bieo, Seigaeur. Aasst tout mon espoir N'est plus qo'aa coup mortel que je ydiê recevoir.
G. F. Au eaupi pour dans la coup. Il faat accorder aux poètes ces libertés iavonible à la précision et à la rapidite du style.
j{^3^ Mais ces libertés doiirent-elliû aUer fosipi% faire Ttoleace à la.lan§[uç, et jusqu'à produira upaern équivoque ou un sen^ obscur 1 ji onai^ peut assez spuy^ut , sans doute ^ se mettre pour dans ou fin.:» c'est lorsqu'il s^agil d'exprimer une idée d'iMxiJ/4^/&Ctf „U'exprioier, dis-je* qu^une chose existe dans une, autre s et il faut alors , bien entendu , que celle-ci ait une capacité physique ou morale* c'est-à-dire j aoit phyM^(^tnent ou mclr^t^'^ont propre à recevoir, à con* tenir, ou à se laisser .pénétrer : Avoir la goiUie aux pieds ^ une blessure au bras ,. un abcès au pqumon ; être oti W9re à Paris , à Rome » aux Indes,, an, Pérou « aa Mexique , .au Japon, etc.
Le bonheur tant cbercbé sur la terre ist sur Ponda • Est ici comme aux lieux o& mûrit le Coco: . • 1 n se croyait encore aux jours de 80i>|etiae kg^* . • • Mon vengeur est au ciel, apprenes à trembler. • • • Quand le Soleil se p^ngç au vaste sçi|i de rpn^e. . • •
Zamore vit encore au ccour de son amante. . . •
Mais un espoir peut-il être reçu , contenu dans un coup t Pént-il exister dans un coup? jËt d'aiUeura, est-ce bien là ridée c[u*on a eu en vue d'exprimer ? Que, veut dire la malheureuse Ipbigénie , résigqée à son triste sort , et ne voyant aucun moyen de salut ? JTouS mon espoir ne consiste plus que dans te coup mortel que je vais recevoir : Ce coup est tous mon espoir, fait ionS mon espoir; et , en termes plus simples , je n'espère plus que la mort. Elle confond
5o4 ÉTUDES
donc son espoir avec la mort 6b poiiït âé Hé Vên ploi i^ parer, et de ne plus les reganler, Vnn el l'autre , que comme une seule et même efoofle pour #Ue. Or, pour exprinwer cette idée d'i entiië , il faut » ce me semble, dans ou #» mènie , et n'>n à ou au , qui ne peut \vi soppléef qtt^ pour l*expres« tion de ce que j'appelle idëxisiênte*
54 Songes , Seîpneiir, songes k ces moiAdoi de gl6if 9
Qtt*à T08 Taillaniet ttiids pfestAte là tietoi^te.
Ce champ si gloriem , où toos aspires tous , •
. fis aeè tsBt^ ae^l'sirross « cM sUftls finir vous,
L. B; Oit dit des mof Siens de lauriërf ; màiè peut-^ot âirê des moissons de gloire ? Qtldi qtt'il éli sôlt , AOuS ud^ Ikilroiis « avec Louis Racine , coAaftieiit là métaphore ust t^^u* jours suivie I ce sont dms moUsonsi^t lA viciôtM pt«sente à de ^diltaaieS ma/n # dans un thanip qui devieut Mérjle m ié sang ne Pay-Ao^ff.
L. H. Lf^ûif Rnciné a l*atsott d^édittlMT, et il u^ a auciiao fàîâon pour blâmer .des mohsàOS dégi^irs^ quand u«aft ^i^ 56ns un éhàmp daglùirè^ t»s f^lmoèdé lagi^sê^ etc. : t6Utés figttres reçues, M qui jttstî&#llt|« par Vaualogîe , vfcloi qui le premier a trouve l'espressidn m!W9 «i poëlîqu« J^ moissons de gjtoir^.
%^ Et qui de Baciae , de fioileau ,ou de La t'outaîae , l'a trouv^.lepnwuier? Car fioileau dit daua «on jtf$ Poé^ iique .••-'.
Qdé dé mbissétu de gloire et toârstit tttissédi f
et La Fontaine, dans sa ("able A^ùn Animât dans la
îffâH liMs Alt feeaelmr d'àisplas MSiSMMi ifa'fM^.
£5 ïeile est la loi des I>ieax k mon père diftt^é. En Yaiif ,' iôùrd à CalôhU , il Parait njetée.
&• F» ûa dit sourd à ta voii , aux tris . aux nte^
naces i à toutes les choses qui pei^vént s'entendre : Pour qui ^ soard à la voix d*ime m^é imntortelle*