BSSAI SUR LA LANGUI DB LA FONTAINE
\ plaindre de n'ypoint trouver d'«xemples.de ces hardiesses qu'on admire pFécisément parce qu'elles conservent tout le charme de la nouveauté, et ne sont point devenues d'un usage général. Charles Nodier a eu pleinement raison de reprocher à Boiste de n'avoir admis parlant qtiè comme tenbe clè pratique, bien que La Fontaine ait dit :
Plui d'amour, fartant ploi de joie (i).
Mais le spirituel philologue s'est peut^tre montré trop sévère en bUmant Gàitel^ qfui'B rangécAerni/inc dans la même classe. Ce mot a*est point employé d'ordinaire par nos poètes, et il serait sans doute bien difficile d'en citer un autre exemple que le suivant : -< -
J'ii, dit U bêle ektwUitiê.
Un «poname tona le pied (a).
La Fontaine a dit dans ses Considérations sur les dia^ logues de Platon : « Les circonstances du dialogue, les caractères des personnages, les interlocutions et les bienséances, le style élégant et noble, et qui tient en quelque façon de la poésie, toutes ces choses s'y ren- ' contrent en un tel degré d'excellence que la manière de raisonner n'a plus rien qui choque ; on se laisse amuser insensiblement comme par une espèce de charme (j). >•
11 en est de ce mot comme aes précédents; il ne figure dans les Dictionnaires qu'i titre de terme de pratique.
Ces expressions hasardées par notre poète ont étéen général fort mil accueillies, lorsque d autres écrivûns se sont avisés de les employer à leur tour.
On trouve, dans une des fables de la Motte, le pas- L sage suivant :
(>) Ut. V, fob. Tm, *%, (3) Tome U, p. 617.