‹ Études de langue françaiseChapitre 16 sur 42 · USAI SUR LA LANGUB DB LA PONTAINB · texte numérisé non relu

USAI SUR LA LANGUB DB LA PONTAINB

On comprend que le mot dont il s'agit, soit assez rare chez nos bons écnvains, qui ont eu fort rarement occasion de l'employer. Nous le rencontrons toutefois dans le glossaire de rëdition des Œuvres dé Rabelais publiée chez Ledentu en 1835, et dans V Histoire universelle A^ d'Aubigné(i). Si Ton veut en trouver de nombreux exemples, c'est à nos vieux ouvrages d'économie ruraie et de médecine qu'il faut les demander ; ils en founu»sent à chaque instant.

On lit dans un passage du Ménagier de Paris^ où fl est question de ut manière de (fresser l'épervier : « Tenez-le adonc en place si paisiblement qu'il n'ait cause de soy débatre sur sa gorgée, car il seroit en aventure de la gecter, ou se vous n'avez loisir de le tenir sur le poing en place convenable et paisible, si le perchiez en lieu paisible où il voie gens, cniens et chevaubc, etc., et ne voie point pigons ne autre pour laille(2). i>

Le chemin de povreté et de richesse, poème composé par Jean Bruyant et reproduit intégralement dans l'ouvrage que nous venons de citer, renferme les vers qui suivent :

Aussi bien me sentis- je peu Comme s*à feste eusse été Ou j'eusse eu à grant planté Mouton, buef, poulailtê et j>aons(3).

Le plus difficile est de bien déterminer l'étendue de la signification de ce terme. Nous venons de voir les pigeons compris par le Ménagier dans la poulaille; Ambroise Paré les en sépare dans le passage suivant : « Les pigeons, tourterelles et poulailles^ pour se purger, mangent de la paritoire (4). » Souvent, il restreint beaucoup le sens de ce mot :

(i) y. IIj tome II, p. 3ia; i6i6-i6ao, in-foL (a) Distinct, m, art. II, tome n, p. 304.

(3) Distinct. II, art I, tome II» p. 38.

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