‹ Études de langue françaiseChapitre 9 sur 42 · USAI SUR LA LANGUE DB LA PONTAINB · texte numérisé non relu

USAI SUR LA LANGUE DB LA PONTAINB

nitsent aussi un grand nombre d*expressions figurées. Le fiot atpât s'applique i la pflture ou^on emploie pour attirer les animaux et en particulier les oiseaux ou les poissons. « Son plus granci plaisir était de présenter un appMt i ces animaux, et après les avoir pris de les rendre i leur élément (i). »

••. quand k qoelquet-uiu Vap^êui aérait fatal. Mourir des maios d*Aniiette est un sort que j'enne(a).

Le mot appât est pris parfois dans un sens figuré, singulièrement rapproché du sens propre :

Amuseï les rob par des songes,

e*les d*agréables i

riattei-ies» payex*ies aagreaoïes mensonges.

Quelque indianatîon dont leur cttur soit rempli. Us goberont vappûst^ tous seres Leur ami (3).

Dans les vers suivants, qui peut-être ne sont point de La Fontaine, la métaphore, moins matérielle pour ainisî dire, est toutefois encore fort sensible :

Eiamine-le bien, œ plaisir prétendu Dont l'iqFpasf tâche à te séduire (4).

Boileau donne un conseil analogue en ces termes :

Craignes d'un rain plaisir les trompeuses amùtcft (5).

Enfin, dans le poème sur la Captipité de saint MaU^ on trouve les passages suivants :

Funeste appas de Tor, moteur de nos desseins.

Que ne peux-tu sur nous, si tu plais même aux saints ?

• • • Fuyes, fuyes mon fils, le monde et ses amorces;

Il est plein de dan^rs qui surpassent tos forces.

Fuyex For, mais fuyex encor d'autres ofpûs^

On ne sort qu*en fujant vainqueur de tels combats.

^i) Psyché^ Ut. I, tome I, p. 376.

[al Lit. X, fiib. zL aa.

3) Ut. VIU, fàh. xix, 5a.

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