SECTION II
Dans cette division des Somabrachys, le huitième segment abdominal de la chenille est pourvu d'une fente latérale ou faux stigmate, en plus de ceux qui se trouvent sur les sept segments qui le précèdent.
Les Espèces connues de la deuxième section sont presque toutes de grande taille; le thorax des cf est fort et revêtu, en dessus, d'une laine soyeuse épaisse; l'abdomen est également velu, mais bien monis densément, et les poils n'y tiennent pas solidement. La tête et les pattes sont poilues; les antennes des cf sont assez longues, molles, pectinées, comme d'ailleurs chez tous les Somabrachys.
Groupe I
Le premier groupe de cette section comprend les Espèces dont les verrues en bordure du centre dorsal ont une forme ovale très allongée et comprimée; elles sont placées plus obliquement que chez les chenilles du second groupe et les longs crins blancs sont placés un peu irrégulièrement près du bord des verrues; leur nombre, par verrue, dépassant cinq.
Dans le premier groupe, les imagines des Espèces connues sont grandes, à corps très velu, de couleur blonde plus ou moins foncée; sauf chez Finnosa, leurs nervures sont peu apparentes.
Fumosa, Obthr. {El. de Lép. camp., Vol. V, T" partie, p. 299, PI. B).
Un seul exemplaire O* d(^ cette forme a été pris à la lumière, à Géryville, en sc[)tembrc 1910; est-ce une Espèce distincte ou
412 LEPIDOPTÉROLOGIE COMPARÉE
simplement une variété d' Albinervis? Aucun des 122 cf d'Albinervis de la collection de M. Oberthùr n'a la teinte brun chocolaté de Fmnosa et dans aucun cas, la nervulation ne ressort aussi nettement ; cependant, je ne trouve pas une bien grande différence entre les formes de Fituiosa et à' Alhïnervis ; celle de Fimiosa ne me paraît pas dépasser les limites de variation de l'Espèce Albinervis. Chez Fumosa, les poils de la tête du thorax et de l'abdomen sont d'un brun blond, plus foncé près de l'insertion des ailes; les poils serrés de la surface intérieure du fémur sont d'un brun foncé, ainsi que chez beaucoup d' Albinervis; les poils occupant la place des palpes sont noirâtres (chez Albinervis, ils sont presque aussi foncés). Les ailes sont assez diaphanes, maigrement tapissées de poils fins, plus bruns que dans le cas d' Albinervis; les nervures tranchent bien nettement, en brun chocolaté, sur le fond de l'aile et les franges présentent aussi cette coloration mais en plus clair; elles sont soyeuses.
Si Fnniosa n'est qu'une variété ou aberration d' Albinervis, elle n'en est pas moins remarquable; si c'est une Espèce distincte, il est étonnant que je n'ai pas pris d'autres individus dans les chasses de nuit de Géryville et cl'Aflou.
Albinervis, Obthr. (£/. Lépul. camp., Vol. 111, PI. XXI, fig. 98. — Vol. V, Partie I, PL A).
Albinervis n'est pas très variable pour la taille; je veux dire par cela que les sujets de très grande ou de très petite taille sont rares; la longueur de l'aile de la base à l'apex, chez le plus petit exemplaire que j'ai pu trouver, est de 12 mm.; chez le plus grand 15 mm.; la côte des antérieures est toujours concave, souvent peu, quelquefois très nettement. Les ailes sont molles, semidiaphanes et leur couleur, due à la présence de poils très fins, est d'un blond un peu roux; les postérieures sont légèrement plus claires que les supérieures; les poils touffus du thorax sont, presqu'mvariablement, d'une teinte un peu plus sombre que celle des ailes ; ceux du bord intérieur des yeux sont noirâtres ; le bord
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de la côte des antérieures est d'un brun plus foncé; on le remarque mieux en regardant le dessous du papillon ; chez la majorité des exemplaires, on constate, sur le dessous de l'aile antérieure, une extension de la couleur brune de la côte vers la nervure radiale, dans la région oîi celle-ci se divise en branches ; la coloration plus foncée se prolonge parfois sur les branches elles-mêmes.
Sur le dessus des ailes, ainsi qu'au dessous, les nervures sont très peu apparentes ; les poils qui les recouvrent sont de la même couleur que ceux du reste de l'aile; parfois, et ceci est le cas pour le spécimen type, les nervures ressortent en blanc, en dessus, par suite, non seulement du manque de poils, mais aussi du fait que les nervures sont, elles-mêmes, blanchies; on remarque cette particularité aussi bien dans des sujets très frais, obtenus même d'éclosion, que chez ceux qui ont volé; ce n'est donc pas uniquement par frottement que les nervures se trouvent dénudées; d'ailleurs, l'examen microscopique montre, dans bien des cas, que les nervures sont entièrement dépourvues de poils, presqu'à partir de la base des ailes jusqu'à leurs extrémités, et cela chez des individus n'ayant pas volé; néanmoins, on constate chez la majorité des individus frais, que les nervures sont, elles-mêmes, un peu jaunes et qu'elles se trouvent revêtues de poils de la même couleur que ceux qui existent dans les espaces internervaux.
Chez Albinervis, les nervures sont moins fortes, plus fines, que chez les autres Espèces de sa taille; la différence n'est pas grande, mais elle me paraît sensible, même dans le cas de son plus proche voisin Khenchelœ. Les poils soyeux de la tête sont longs et le canthus s'en trouve complètement caché; les poils des pattes sont longs et soyeux.
La Q est d'assez grande taille; ses antennes sont un peu plus fines que celles de Khenchelœ ; comme chez Khenchelœ, les dents et la tige sont d'une couleur jaune, quelquefois un peu brunissante; elles diffèrent des antennes de la Q de Codcti qui sont plus fortes, moins effilées, à tige foncée et portant des poils jaune blanchâtre.
414 LÉPIDOPTÉROLOGIE COMPARÉE
Le canthus est presque nul ; il y a bien une bosse de matière cornée, plus ou moins saillante, entre les yeux, mais la forme de l'organe est à peine ébauchée. Les parties chitinisées de la Q sont plus claires que celles de la Q de Khenchelœ; les bandes dorsales transversales plus pâles; ses poils sont d'un blond plus pâle, moins jaune que ceux de Khcnchehc; elle est d'ailleurs moins robuste que Khe7icJiel<T.
On trouvera une description de la chenille à' Albinervis, p. 252- 254 du Vol.V, r*" Partie; je n'ai rien à y ajouter. Elle est très distincte de toutes les autres chenilles de Soniabrachys que je connais.
La fig-ure 794 de la PL LXXXIV du Vol. V a été faite d'après un exemplaire envoyé de Géryville à Genève et dont les couleurs s'étaient un peu modifiées; la couleur jaune un peu verdâtre est trop vert dans l'aquarelle et les parties du corps qui paraissent pourpre vineux sont — à part le rebord antérieur du prothorax — d'un gris verdâtre chez la chenille qui n'a pas encore atteint son complet développement, mais, lorsqu'elle a cessé de se nourrir et qu'elle se prépare à descendre en terre, toutes les parties grisâtres prennent une teinte vineuse, semblable à celle qu'on voit dans la figure; le rebord et les tubercules du segment prothoracique sont d'un rouge carmin. La chenille de S. Albinervïs est très peu variable.
En 191 1, j'ai retrouvé la chenille A^ Albinervïs à Aflou, dans le courant du mois de mai et au commencement de juin; elle y était bien moins abondante qu'à Sebdou et à Géryville.
A Aflou, la plante préférée comme nourriture était le Phlornis Herba-Y enti\ il est assez curieux que, dans chacune des régions où j'ai rencontré Albinervis, sa chenille, quoique polyphage, avait une plante qu'elle affectionnait plus que toute autre; à Sebdou, c'était le chêne kermès; à Géryville, V Acanthyllïs {Astragalus) Tragacanthoïdes; à Aflou, le Phlornis Herba-\ enti.
Albinervïs est un des premiers Somabrachys à éclore; le cf commence à paraître aux lumières, la nuit, vers le 25 août ; les écloaions continuent pendant environ un mois; l'époque de
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réclosion varie, d'ailleurs, suivant l'altitude; ainsi au Djebel- Ksel et à Aflou on prenait des cf à partir du 24-25 août; le papillon était abondant, dans la première localité, vers la fin d'août 1910, mais il n'y avait plus un exemplaire lorsque Charles David y est retourné pour chasser, les 14, 15 et 16 septembre; à Aflou, Albinervis venait aux lumières, surtout à la fin d'août; le dernier y a été pris le 23 septembre; les éclosions, à Aflou, ont eu lieu entre le 9 et le 17 septembre.
Sur le versant sud du Djebel-el-Beiod, près Géryville et à Kheneg-Azir, dans la plaine au nord, localités moins élevées et plus chaudes que le Ksel et Aflou, les éclosions ont commencé plus tard, mais elles se sont prolongées jusqu'à la fin de septembre. Dans la plaine de Smida, près Bouktoub, j'ai pris deux Somabrachys que je crois être des Albinervis, en assez mauvais état, les 9 et 10 octobre 19 10. Smida est une localité à environ 1000 mètres d'altitude, plus bas, par conséquent, que Géryville; je ne pense pas avoir pris l'Espèce en octobre, en dehors de cette fois là.
Albinervis a été capturé à Sebdou, à Géryville et à Aflou (Province d'Oran) et à Guelt-es-Stel (Province d'Alger).
Deux cf de cette dernière localité, se trouvent dans une petite série de Somabrachys envoyée par le D"" Nissen à M. Oberthur, pour la détermination.
Chretieni, Obthr. (Bull. Soc. Eut. France, 1908, p. 48; — Et. Lépid. comparée. Vol. IV, PI. XXXVI, fig. 230; — ■ Vol. V, PL A).
Je ne connais de Chretieni que les exemplaires cf que j'ai pris à la lumière, dans les nuits du 3 et du 4 septembre 1907, à Zebch, près Sebdou. C'est une Espèce voisine d' Albinervis; mais elle en est, je crois, distincte.
Les caractères qui me semblent distinguer le mieux Chretieni d' Albinervis, sont les suivants : côte de l'aile antérieure presque
4l6 LÉPIDOPTÉROLOGIE COMPARÉE
droite; nervures un peu plus fortes; absence presque complète du ton roux d' Albinervis.
Certains exemplaires de 5. Codeti ressemblent beaucoup à Chretieni; ce sont les individus presque blancs chez lesquels les nervures sont à peine plus foncées que la surface de l'aile. On les distingue par les caractères suivants : poils de la tête, du thorax et de l'abdomen, mais surtout ceux du thorax, plus foncés, bruns, chez Codeti; ailes de Codeti moins élancées. Ces individus très pâles de Codeti, sans nervulation rembrunie, sont assez rares à Géryville et à Aflou ; on les prend avec les exemplaires normaux et intermédiaires, à une époque où Chretieni doit être presque passé.
Je me demande si les exemplaires signalés de Guelt-es-Stel, par Lord Rothschild, Islov. ZooL, XXI, p. 356, sont réellement des Chretieni, ou bien s'ils sont des Codeti très pâles; il serait très facile de les confondre.
Parmi les Somabrachys, de Guelt-es-Stel, communiqués par le D"" Nissen, se trouvent sept Codeti dont trois aux ailes et nervures très pâles; mais l'envoi du D"" Nissen ne contient aucun Chretieni. La chenille et la Q sont inconnues.
Khenchelae, Obthr. (Et. Lépid. comp.. Vol. III, PI. XXI, fig- 92 ( Q ), fig. 93 (chenille ; ^ Vol. IV, PI. XXXVI, fig. 23 1 (C^);-- Vol. V, PI. A.
Grande Espèce, très voisine d'Albinerz'is; si on ne connaissait que le cf et non pas la 'Q et la chenille, on serait disposé à réunir ces deux Somabrachys en une seule unité spécifique.
Le spécimen typique, qui a servi pour la figure 231, a l'apex des ailes antérieures plus arrondi que chez la grande majorité des individus; un second cf, obtenu d'éclosion, en 1908, d'une chenille de Khenchela, a une coupe d'ailes semblable à celle d' Albinervis et les sept exemplaires que nous avons capturés, en septembre 1912, à Lambèse, sont conformes.
LÉPIDOPTÉROLOGIE COMPARÉE 417
Les nervures me paraissent un peu plus fortes, chez Khenchelcr que chez Albinervis, dans les individus de taille égale, mais la différence n'est certainement pas grande; les poils soyeux du thorax sont d'un blond un peu grisâtre chez Khenchelce, ce qui les diffère légèrement des poils d'Albinervis. La longueur de la côte des ailes antérieures, dans le plus grand exemplaire de la collection de M. Oberthiir, est d'environ 15,5 mm.
La Q est grosse, robuste; les parties chitinisées sont d'un brun très foncé ; les pattes sont fortes, assez densément recouvertes de poils jaunes, courts; l'épine tibiale est forte et longue; l'anneau corné entourant les genitalia est très épais, rugueux, mais à surface luisante; il est garni de crins jaunâtres assez nombreux; le canthus n'est qu'ébauché; c'est une bosse de matière cornée, très peu saillante, mais occupant une place considérable entre les yeux; sa surface est ridée; au centre, on aperçoit, plus ou moins nettement, suivant l'exemplaire, un petit bourrelet en forme de fer à cheval; c'est tout ce qu'il y a pour représenter l'écope; les poils sont d'un jaune brunâtre; ceux du bord postérieur des bandes dorsales sont assez courts ; les antennes sont relativement épaisses.
La chenille de S. Khenchelœ était assez commune, en mai et dans les premiers jours de juin, sur le Djebel-Ras-Serdoun, près Khenchela (Prov. Constantine) ; je l'obtenais, le plus souvent, en battant les buissons de Calycotome dont elle mangeait les fleurs ; on la trouvait aussi, sur le Rétama Sphœrocarfa.
Elle est voisine de celle d' Albinervis \ les verrues en bordure du centre dorsal sont comprimées et allongées, un peu plus allongées que dans le groupe des Codeti ; mais un peu moins que dans Albinervis, elles sont disposées de la même façon que chez Albïncrvïs et le nombre de longs crins qu'elles portent est supérieur à cinq. La forme des verrues en bordure du centre dorsal n'a pas été très bien représentée dans l'aquarelle que j'ai faite de la chenille de Khenchelœ (vue dorsale), et qui a été reproduite sur la planche XXI du Vol. III; ces verrues paraissent rondes, dans l'aquarelle, au lieu d'être ovales.
41 8 LÉPIDOPTÉROLOGIE COMPARÉE
La chenille de Khenchelœ diffère de celle d'Albine/vis pour les détails suivants : chez elle, la ligne médiodorsale est plus étroite que chez Albinervis et de couleur vnieuse; elle n'est pas divisée, au centre, par un filet clair; la ligne de couleur fondamentale (jaune pâle), en bordure de la ligne médiodorsale est très large, deux fois plus large que chez Albinervis; du fait de l'élargissement de cette ligne, la verrue dorsale de chaque segment se trouve contenue entièrement et ne la dépasse pas de chaque côté, comme dans le cas à.'' Albinervis. Le bord antérieur du segment prothoracique n'a pas trace de couleur rouge.
C'est dans la première quinzaine de septembre que nous prenions le 5. Khenchelœ à Lambèse et dans le Djebel Aurès ; il n'est pas commun tout près de Lambèse, où Guliissa et une Espèce voisine de Codeti sont abondants; nous l'avons capturé sur les coteaux vers Boursalah, en très petit nombre, et nous l'avons pris, à la lumière, dans la forêt de Sgag, le 4 septembre, au Kef-el-Toumiet (1900 m. d'altitude), le 5, à Baali, le 7. Toutes ces localités sont dans la région montagneuse.
Kroumira, Obthr. {Et. Lépid. coin p., Vol. V, r^" Partie, p. 300, PI. A).
Robuste Espèce, aux ailes plus courtes et plus larges que Khenchelce et Albinervis; le ton de sa couleur, sans différer beaucoup de celui des deux Espèces précitées, est plus brun ; les ailes postérieures sont plus claires que les antérieures ; chez le type, il existe un fort et remarquable rembrunissement de la cellule de l'aile antérieure, se prolongeant, parfois, presqu'à la marge; la nervure radiale et l'espace compris entre cette nervure et la côte, ne sont pas rembrunis; un bon nombre d'exemplaires ne montrent que peu le rembrunissement de la cellule, quelques sujets pas du tout; mais il y a toujours, chez Kronniira, un aspect trapu, dû à son fort thorax et à ses ailes courtes et larges, qui me paraît le distinguer de Khenchelœ (il s'agit surtout de le distinguer de Khenchelce, puisque c'est avec cette Espèce qu'il
LEPIDOPTEROLOGIE COMPAREE 419
vole parfois) ; chez Kroiiniïra, les ailes sont plus chargées de poils fins que dans le cas de Khenchelœ, ce qui leur donne une apparence moins diaphane; les nervures sont de teinte un peu plus foncée que le fond, sur l'aile postérieure et elles ressortent légèrement et même parfois assez nettement. Les poils du thorax sont très touffus ; ceux qui représentent les palpes et qui poussent entre les yeux sont très serrés, d'un brun foncé; le canthus en est complètement caché.
I-a Q n'est pas connue et on n'a aucun détail sur la chenille et ses moeurs.
Kroîimira a été trouvé à Aïn-Draham (Tunisie), à Batna, à Lambèse, à Khenchela et à Bône (Province de Constantine) ; le papillon éclôt à la fin août et en septembre.
Groupe II
Les verrues en bordure du centre dorsal ont une forme ovale, sur les huit premiers segments abdominaux; elles portent 12 ou 14 crms noirs et 4 (rarement 5) poils blancs annelés de brun, deux à trois fois plus longs que les crins noirs. Ces longs poils sont placés près du bord de la verrue, deux d'un côté et deux (ou trois) de l'autre, non loin des bouts.
Codeti, Austaut {Le Nadtralisie, 15 sept. 1880. — Obthr., Et. (V Entomologie, VI, p. 72; PI. XI, fig. ii. — Et. de Lépid. comparée, vol. III, PI. XXI, fig. 99; — Vol. V, T^ Partie, p. 291-293 ; PI. B).
Voici la description originale de Codeti, qui se trouve imprimée dans Le Naturaliste du 15 septembre 1880 :
<( Ce genre nouveau ne renferme qu'une seule Espèce, que je dédie à M. le docteur Codet qui l'a découverte à Daya, en septembre 1879. Elle est représentée par un sujet mâle qui mesure 20 millimètres d'envergure. Aux caractères génériques indiqués ci-dessus, il convient d'ajouter que les quatre ailes, tant en dessus
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qu'en dessous, sont d'un gris un peu jaunâtre avec le côté et les nervures des supérieures un peu plus foncées. Le corps de part et d'autre est recouvert d'une pilosité d'un brun très clair ».
Il y a une différence considérable entre les figures de Codetï parues dans le Vol. VI des Etudes d'Entomologie et dans le Vol. V des Etudes de Lépidoptérologie comparée, respectivement. La première figure représente l'exemplaire type, spécimen de petite taille, pâle, défraîchi par le vol; la seconde, un papillon plus grand, aux ailes antérieures grisâtres, aux inférieures blanc jaunâtre, les nervures marquées en brun noir et avec les antennes et les poils du corps d'un brun un peu grisâtre. Je pense, cependant, comme M. Oberthiir, que le spécimen typique de Daya, est de la même Espèce que le Somabrachys pris plus tard, à Sebdou.
Si on l'examine au miscroscope, on remarque quelques poils d'un brun foncé, encore attachés aux nervures des ailes supérieures ; avant son premier vol, ses nervures devaient paraître assez nettement sur le fond des ailes; elles étaient certainement aussi apparentes que celles de certains exemplaires pâles de Sebdou, Aflou et Géryville. Le spécimen-type est surtout remarquable par sa petite taille et par la coloration blonde, non grisâtre, des poils de la tête et du thorax; en cherchant bien, dans la très grande série de Codeti de la collection de M. Oberthiir, je trouve trois individus chez lesquels la couleur du duvet est identique à celle du type; pour la taille aussi, je remarque quelques exemplaires aussi petits. Codeti est une Espèce robuste; le cf a les ailes relativement larges; le duvet du thorax, de la tête et des pattes est épais; celui de l'abdomen moins dense; la couleur de ce duvet est d'un blond plus ou moins grisâtre; les antennes, pectinées, sont de longueur et d'épaisseur moyennes; les ailes sont assez densément recouvertes de fins poils; elles sont d'un blanc un peu jaunâtre; les postérieures sont généralement, plus claires que les antérieures; la couleur fondamentale peut varier par envahissement de grisâtre plus ou moins pâle; c'est l'aile supérieure qui est affectée surtout par cette siiffusion de gris ; la
LÉPIDOPTÉROLOGIE COMPAREE 42 1
postérieure n'en est que rarement atteinte. Codeti, dans les exemplaires les plus typiques, n'est pas grisonnant; ce sont les transitions vers Atrinervis et la forme Atrinervis elle-même qui se trouvent ainsi obscurcies; le sommet de l'aile antérieure échappe presque toujours à l'envahissement par le gris. Les nervures sont à peine ou pas plus foncées que le fond, chez les sujets clairs, mais dans la grande majorité de sujets capturés à Géryville et Aflou, ainsi que dans quelques individus de Sebdou, les nervures ressortent nettement en brun, surtout sur les ailes antérieures, et en brun noirâtre dans les exemplaires les mieux marqués de la forme Atrinervis.
La Q de Codeti est de la taille de celle d'Albinervis, mais son corps et ses poils sont plus pâles que ceux de la Q de cette Espèce; les bandes dorsales brunes ressortent mieux. Il existe une différence dans les antennes sur laquelle j'ai appelé l'attention en parlant d' Albincrvis. Les antennes me paraissent plus fortes, moins effilées et leurs dents plus robustes que dans la Q d'Albijîcrvis; la couleur de la tige et des dents est plus foncée, tandis que les poils qui la recouvrent, lorsque l'exemplaire est en état frais, sont d'un jaune blanchâtre, au lieu d'être franchement jaunes; le canthus n'est que rudimcntaire; sa forme, large et courte, est, pour ainsi dire, sculptée dans la matière cornée de la tête, mais il n'est pas libre et saillant, comme dans les Espèces de la première section. L'épine tibialc est forte, acérée.
Les petits exemplaires cf d' Atrinervis peuvent très bien se confondre avec l'Espèce, très abondante à Géryville et à Aflou, que M. Oberthiir a assimilée à Infnscata, Klug, avec un point d'interrogation, il est vrai. Je m'avoue incapable de séparer dans un grand nombre d'exemplaires capturés à la lumière à Géryville et à Aflou, les deux Espèces. La chenille de C'odeti diffère de celle d' ? Infnscata; on en trouvera la description aux pages 264-268 du Vol. V; j'ai élevé cette chenille à Géryville en 1910 et encore à Aflou en 191 1 et tous les cf que j'ai eus d'éclosion sont nettement réf érables à Codeti ou à sa var. Atrinervis, sauf deux qui pourraient passer pour des } Infnscata, si ce n'est que
422 LÉPIDOPTÉROLOGIE COMPARÉE
leur taille est un peu trop grande pour Infuscata et que leurs ailes sont trop larges.
J'ai élevé, également, la chenille à.' '^ Infuscata à Géryvillc et à Aflou. J'ai obtenu 3 cf d'éclosion, à Géryville, parfaitement conformes entre eux pour la taille, la coupe des ailes et peu différents pour la teinte et l'intensité de la nervation.
Nous sommes donc, parfaitement sûrs de l'identité de ces Codeti éclos en captivité et des 3 ? Infuscata; je suis, aussi, complètement satisfait de l'identification de nombreux individus des deux Espèces capturés à la lumière ; mais pour beaucoup d'autres je n'ai pu décider.
Codeti semble préférer les localités élevées et même boisées, comme les flancs nord du Djebel Ksel, à Géryville, les montagnes au nord et au nord-est d'Aflou et la localité de Sidi-Djlali près Sebdou; ? Infuscata, au contraire, est plus abondante dans la plaine; il y a une localité, tout près de Géryville, où la chenille abondait en mai et au commencement de juin, et où les cf venaient en foule à la lumière, en septembre. Au Djebel Ksel, vers la fin de juin 19 10, nous avons trouvé beaucoup de chenilles de Codeti, mais pas une seule d'? Infuscata.
A Aflou, en mai et dans la première quinzaine de juin iQii, la chenille de Codeti était commune sur certains coteaux à l'ouest du village; elle y mangeait, principalement, les fleurs et boutons de V Reliant Jiemuni Vulgare et H. Croceuni; je n'ai pas trouvé beaucoup de chenilles d' ? Infuscata sur le même terrain et, cependant, la majorité de papillons cf pris dans les environs, en septembre, me semble appartenir à l'Espèce ? Infuscata. A Aflou, nous avons pris le plus de Codeti et var. Atrinervis indiscutables, à la fin de septembre et au commencement d'octobre, sur les collines boisées et dans les ravins au nord et au nord-est, sans mélange d'? Infîtscata.
Voici les dates de capture de Codeti cf et var. Atrinervis à Aflou, en 191 1 : 29 août (i); 16 sept., plusieurs; 23 sept. (2); 27 sept. (4 très pâles); 28 sept. (7 pâles); 29 sept. (4); 30 sept. (2); !'■'■ octobre (8); 3 oct. (4, i très pâle); 4 oct. (2 très pâles).
LÉPIDOPTÉROLOGIE COMPARÉE 423
Nous avons pris un grand nombre de Soniabrachys, me paraissant être principalement des ? Infitscata, entre le 10 et le 25 septembre, sur les coteaux à proximité du village; parmi ces Infuscata, il y a très probablement des Atrincnns de petite taille, mais je ne puis les séparer avec certitude.
Les éclosions se sont produites, à Aflou, aux dates suivantes : II sept. 191 1 (2 cf, I Q); 12 sept, (i cf ) ; 13 sept, (i g); 15 sept. (3 q); 16 sept, (i cf); 1/ sept, (i g); 18 sept, (i d")-
Codetï et la variété Atrïnervïs ont été capturés à Sebdou, Géryville, Aflou (Province d'Oran), Guelt-es-Stel (Province d'Alger). 11 y a, dans la collection de M. Oberthiir, quelques spécimens étiquetés « sud de la Province d'Alger ». Je n'ai pas vu le Soniabrachys élevé par feu M. Holl, de trois chenilles trouvées par lui du 20 au 25 juin 1905, aux Glacières de Blida et qui lui donnèrent, dit-il, I cf et 2 Q , le cf " voisin du Codeti figuré sous le n" 99 de la PI. XXI du Vol. 111 des Et. de Lcpïdopl. comparée, mais un peu plus petit et avec les ailes inférieures moins blanchâtres >> (Voir la lettre de M. Holl, insérée dans Lcpïd. comparée, Vol. V, i''' Partie, p. 284).
Micipsa, n. sp., Powcll.
Voisin de Codetï et d'.^ Iiifiiscata. La moyenne de la taille chez le cf est un peu au-dessous de celle de Codeti; la longueur de l'aile antérieure, de la base à l'apex est de 11,5 mm. dans l'exemplaire le plus petit de la série de 97 cf ; chez l'exemplaire le plus grand, la longueur est de 12,8 mm.; la taille varie peu. La côte des antérieures est émarginée, relevée plus ou moins sensiblement à la hauteur de l'extrémité de la cellule; la forme de l'aile antérieure est un peu plus étroite et allongée que chez Codeti. Le duvet du thorax de la tête, etc., est d'un blond gris; les antennes d'un blond un peu terne; l'aile antérieure est uniformément enfumée de gris assez foncé, mais de fins poils blancs jaunâtres recouvrent l'espace compris entre la nervure radiale et la côte et s'étendent sur le sommet de l'aile; on remarque une
sitffusion de teinte blanc jaunâtre, à la base de l'aile et sur la frange de la marge mféncurc; la frange de la marge externe est d'un blanc un peu gris, soyeuse; les nervures sont plus foncées que le fond de l'aile (sauf pour la médiane qui est un peu dénudée, le long de la cellule), mais elles ne ressortent pas bien nettement, à l'exception des trois branches de la radiale qui traversent l'espace jaune blanchâtre du sommet. L'aile inférieure est blanchâtre; les nervures y ressortent en brunâtre, surtout sur la moitié extérieure, mais peu vivement.
Le ton gris des ailes antérieures est parfois très foncé; rarement, les ailes postérieures sont envahies par la coloration grise, mais à un degré toujours un peu moindre que les antérieures; dans certains exemplaires, les nervures ressortent plus nettement que dans le type.
Je ne connais ni la Q ni la chenille.
LIabitat : Lambèse (Province de Constantine).
Nous avons pris les premiers exemplaires de Miàpsa, à la lumière, le 15 septembre 191 2, à Lambèse; la meilleure localité pour cette Espèce se trouvait sur les coteaux, vers Boursalah, à ioc)0 ou 1500 mètres à l'ouest de Lambèse. Nous n'avons capturé que peu de sujets en 191 2 ; je n'ai pas inscrit de captures à partir du 21 septembre. En 19 13, 7 cf, pas très frais, sont venus à la lumière, le 5 septembre, au Djebel-Hafia, et 6, la nuit suivante, à la même localité. Le 7, nous sommes partis pour une tournée dans le sud de l'Aurès, mais à notre premier point d'arrêt pour la nuit, au Col de Doufana, nous avons pris un exemplaire de Micipsa défraîchi. Recommençant les chasses à la lumière à Lambèse, le 23 septembre, nous avons pris une bonne série de cT entre cette date et le 30 inclus.
Infuscata, Klug, SymboUe Physicœ, Tab. XX, fig. 6.
La description originale à-'lnfuscata est comme suit : (< Alïs griseis, niargine externo nervisqtie obsciirioribiis Alexandrin. — ■
LÉPIDOPTÉROLOGIE COMPARÉE 425
Mas vix prœcedente (*) major. Color griseus. Corpus villosum. Capitt ore fitsco. Antcnnœ testaceœ. Pedes testacei, femoribiis atiticis incrassatis^ tibïis basï miicronatis. Alce villosœ, grisece, longius -firnbriatœ, nervis supra obscurïorïbus, antïcis niargïm antico s. externo vix emar ginato >>.
La figure représente un Soniabrachys aux ailes relativement étroites; la longueur de l'aile antérieure, de la base à l'apex, est de II mm.; les antennes, le thorax et l'abdomen, sont d'un gris un peu jaunâtre; les ailes sont grises, plus claires au centre que vers les bords; les nervures ressortent en noirâtre; la cô'e des ailes antérieures est légèrement concave.
l.'Infttscata de Klug ressemble certainement beaucoup au papillon que j'ai obtenu d'éclosion, à Géryville, en 1910 et que M. Charles Oberthiir a fait figurer photographiquement (4 spécimens sous le nom ? Infuscala, Klug, sur la Planche A du Vol. V, i''" Partie, des études de Lépidoptcrologie comparée; je remarque, cependant, certaines petites différences, que, si elles ne sont pas assez tranchées pour séparer spécifiquement la forme de Géryville de Vlnfuscata d'Alexandrie, sont, au moins, suffisantes pour permettre de la considérer comme une variété régionale.
Les différences que je remarque sont les suivantes :
La taille de la race de Géryville est légèrement supérieure à celle d'Infnscafa, Klug; la forme ne diffère pas beaucoup, mais la marge terminale de l'aile antérieure est un peu moins inclinée, je trouve, que chez Infuscata type, ce qui donne à l'aile de la race de Géryville une coupe un peu plus carrée.
L'intensité du gris de l'aile antérieure varie, dans une certaine mesure, mais le gris n'est que rarement aussi foncé que chez htfuscata, Klug et il existe des éclaircies d'un blond jaunâtre pâle que je ne remarque pas dans la figure d^Infuscata et dont il n'est pas fait mention dans la description primitive de cette Espèce; ces éclaircies jaunâtres, dues à un revêtement de poils
(*) j^grola.
d'un blond pâle sont ainsi disposées : une première tout le \o\v^ de la côte, entre la côte même et la nervure radiale ; une autre éclaircie se trouve dans l'aire apicale; elle occupe généralement toute la surface limitée en bas par la branche inférieure de la radiale, mais elle peut être réduite à une tache contiguë à l'apex; une troisième éclaircie occupe la cellule et une quatrième existe entre la nervure cubitale et la marge inférieure; ces éclaircies ne ressortent pas bien vivement. La figure de Klug montre bien, ainsi que je l'ai dit, une aire centrale moins foncée mais qui ne correspond pas exactement à ce que l'on voit dans la race de Géryville.
L'aile inférieure est d'un blanc jaunâtre dans la forme Oranaise.
I^es nervures ressortent très nettement, en brun très foncé, sur les ailes antérieures, en brun moins foncé sur les postérieures, chez Vlnfîiscata de la Province d'Oran; les franges sont d'un blond plus ou moins brunissant.
Le Somabrachys de Gafsa (Tunisie) que M. Chrétien a élevé de la chenille et qu'il a nommé Ragviata (*), me paraît être encore plus rapproché d'Infiiscala d'Alexandrie que ne l'est la forme Oranaise; il est vrai que je ne juge que d'après un seul cf, dont les ailes sont assez uniformément enfumées de grisâtre, à l'exception de quelques très petites éclaircies jaunâtres près de la côte sur la moitié apicale de l'aile antérieure et une autre, plus allongée, sur le bord inférieur; la forme de cette aile est étroite et la marge externe est même plus fuyante, que dans la figure d'Infuscata type.
D'après la description du type de Ragniata, les éclaircies jaunâtres de ses ailes seraient plus importantes que dans l'exemplaire que j'ai sous mes yeux.
Infuscata de Géryville et d'Aflou est de plus petite taille que Codeti et la forme de ses ailes est plus étroite; ses nervures sont toujours très fortement marquées et on ne pourrait le con-
[*) Le Naturaliste, i*^"" avril 1910.
LEPIDOFTEROLOGIE COMPAREE 427
fondre avec des Coiletï voisins de la forme typique ou avec ceux faisant transition à Atrinervis; mais avec les petits exemplaires très fortement marqués d'A/r/nen'is, la confusion est possible; je n'arrive pas à séparer les deux Espèces, avec conviction, dans bien des cas.
Infuscata de Géryville-Aflou paraît difficile à élever; j'avais récolté beaucoup de chenilles de l'Espèce, que j'ai désignée par le n° 4 (avec ses variétés 5' et 5''), dans la plaine de Géry ville, pendant la première quinzaine de juin 1910, mais je n'ai obtenu que trois éclosions du papillon; à Aflou, en 191 1, les chenilles de l'Espèce 4 étaient rares; des chenilles élevées, il n'est éclos que 2 Q, en septembre. Les 3 cT éclos à Géry ville se trouvent parmi ceux qui ont été figurés sur la planche phototypique A, du Vol. V.
On ne peut les confondre avec aucun exemplaire de Codetï- Atrinervis, mais malheureusement, il existe beaucoup de sujets, pris au vol, à Géryville, qui sont bien moins nettement Infuscata Oranais que les trois cf éclos en captivité, et qui doivent être, cependant, pour la majorité, des Infuscata, puisqu'ils ont été capturés, à la lumière, sur un terrain où la chenille d'Infuscata avait été commune, en mai-juin et oîi, au contraire, je n'avais vu aucune chenille de Codetï. Codcti existait, néanmoins, sur ce terrain, puisque nous y avons pris quelques papillons cf appartenant indubitalcment à cette Espèce; mais il y était rare.
A Aflou, nous avons récolté, en septembre (principalement entre le 10 et le 25) une longue série de çS dans une localité où la chenille de Cocleti avait été abondante; beaucoup de ces cf doivent certainement être des Codeti-Atrinervis de taille plutôt petite; mais il y a, dans la série, une grande proportion d'individus que j'attribue à Infuscata. La chenille n" 4 {Infuscata) avait été rare, dans la même localité, en mai-juin.
A la fin de septembre et au commencement d'octobre 191 1, nous capturions, chaque nuit, plusieurs cf de 5. Codcti, dans la région montagneuse et boisée, au nord et au nord-est d 'Aflou, mais nous n'y avons pas pris un seul exemplaire ressemblant à Infuscata.
A Géryville, je n'avais pas obtenu la g d'éclosion, mais à Aflou, deux Q sont écloses, le 7 et le 13 septembre respectivement, dans la soirée. Ces deux Q ne sont pas semblables, l'une à l'autre, et je me demande, si, par extraordmaire, une chenille appartenant à une des petites Espèces, a pu être introduite dans le pot contenant les chenilles n° 4. On faisait attention à ce que pareille chose n'arrivât pas, mais il est tout juste possible qu'une chenille ait pu passer inaperçue, avec la provision de nourriture renouvelée journellement. Quoi qu'il en soit, une des Q ressemble beaucoup à celle de Manastabal, pour la taille et pour les autres caractères ; son canthus est du type des petites Espèces, avec l'écope saillante et relativement allongée. Je trouve, cependant, que ses poils sont un peu plus courts que chez Manastahal.
L'autre Q est de la taille de la g de Codcti, à laquelle elle ressemble; je ne puis lui trouver un caractère distinctif; ses antennes, fortes, peu effilées, sont munies de dents blanc jaunâtre et de poils concolores; le canthus est très rudimentairc, comme chez Codcti; les bandes transversales du dorsum sont d'un brun fauve et les poils du corps ont une couleur blonde très pâle; ceux de la tête sont plus jaunes.
Une description détaillée de la chenille d'Infiisca/a et de ses variétés, race Oranaise, se trouve dans le Vol. V, i" Partie, des Etudes de Lépïdoptérologïe comparée, pages 256-260; la description est suivie de quelques renseignements sur le cocon, la chrysalide et l'imago.
A Aflou, la chenille offre les mêmes variétés qu'à Géryville; il n'est pas facile de la confondre avec celle de C odeti.
Harold PoWELL.
Fini d'écrire à Rennes, le jj octobre 1916.