TRADUCTION FRANÇAISE
Pour répondre au désir exprimé par M. Oberthùr, j'ajoute ces quelques notes concernant certaines des Espèces de Catagranima et Callïcorc qui sont figurées dans le fascicule XI des Etudes de Lcpidopléïologïe coin farce. Sur la PI. CCCXL, se trouvent les figures de Excclsior cf, Hew. 2841, Elatior cf, Obthr. 2842, Pastazsa cf, Stgr. 2843 et Ockendeni cf, Obthr. 2844. M. Oberthiir considère tous ces quatre comme de bonnes Espèces. Il est possible qu'il en soit ainsi, et comme Ockendeni est certainement distinct de Pas tazsa, il y a quelque raison de supposer que les autres peuvent aussi être distinctes. Il est nécessaire, pour fixer le premier point, d'établir que ce qui est généralement connu comme Excelsior n'est pas la forme figurée par Hewitson. L'in.secte communément connu comme Excelsior est la forme décrile par
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Staudinger comme Pastazza et qui est d'ailleurs exactement figurée sous ce nom correct par M. Oberthùr sur la Planche en question (Fig. 2843).
Ockendenï (2844) paraît être difficilement différent de Excelsissima; tout au plus peut-il être une race de la même Espèce. Seulement Excelsïssima (qui est le nom qui sera probablement maintenu pour cette Espèce) est une Espèce distincte d' Excelsior. L'extrémité de l'antenne d'Excelsissima est brune, tandis que celle de Pastazza est noire comme le reste de la massue.
Le bord intérieur de l'aile antérieure, en dessous, est d'un brun noir terne avec l'espace central un peu plus clair. Chez Pastazza, l'espace central est noir.
L'angle anal de l'aile inférieure, en dessous, est différent de Pastazza. La large bande submarginale jaunâtre s'arrête brusquement un peu au delà de la nervure 2 et est suivie d'une tache bleue isolée.
La ligure publiée par M. Oberthùr fait bien valoir ce caractère distinctif qui ressort bien à côté de la figure de Pastazza.
Un autre caractère ayant probablement la valeur d'une distinction spécifique, consiste dans la large raie jaune sur le dessous de l'abdomen d'Excel sis sima, tandis que chez Pastazza, on voit seulement une ligne fine et mince.
Sur la PI. CCCXLII, les n'" 2854 et 2855 sont représentés comme s'ils étaient une paire de C. Sinamara, Hew. M. Oberthiir s'est mépris en considérant 2854 comme un cf; c'est bien une Q, et comme elle vient de Port of Spain Trinidad, il n'est pas douteux que c'est une Q de C. Astarte-Antillena Kaye figuré dans Trans. Ent. Soc. London 191 3, PI. XXX, fig. 15, et décrit à la page 555. Sïnaviara, Hew., est une Q d'une autre Sous- Espèce, parce qu'elle vient du Bas-Amazones. Il est tout à fait probable que les spécimens d^ Astarte. provenant du Bas-Amazones ne sont nullement différents des spécimens de la Guyane, auquel cas Sinamara tomberait en synonyme d^ Astarte. Si cependant il méritait le rang de sous-espèce, il serait connu comme .4 starte-Sinaiiiara, Hew.
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Sur la PI. CCCXLIV est figurée une belle grande forme de Patelina, Hew. A la page 38 du texte, M. Oberthiir dit qu'il ne connaît pas la Q. Les deux sexes, spécialement la Q, sont rares dans les collections. La Q, dont je possède un exemplaire en mauvais état, diffère du çS par ce qu'elle présente une tache basalc d'un rouge terne à l'aile inférieure, avec seulement la moitié extérieure bleue. L'aile supérieure est semblable au cf ; seulement la teinte rouge est beaucoup plus brique et non carminée. Ma paire vient de Belize British Honduras. L'Espèce s'étend sur Costa- Rica, Nicaragua et Guatemala, près la côte, sur le rivage de l'Atlantique.
A la page 87, M. Oberthiir dit qu'il croit que Calliiorc Ceryx est une rare Espèce. Elle est certainement rare dans les collections; mais elle est abondante dans les localités où on la rencontre. Chachapoyas, la localité donnée par M. Oberthiir, se trouve dans le Nord du Pérou, à une altitude de plus de 7.000 pieds. C'est probablement trop liaut pour cette Espèce qui vole en abondance dans l'Equateur, à environ 3. 000 pieds, sur le versant Pacifique des Andes, au mois de février. Telle était du moins l'expérience de mon ami M. A. Holl, qui était en Equateur en 1913.
W. J. Kaye.
Août 1916.
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