‹ Études de linguistique et d'ethnographieChapitre 11 sur 32 · Le Tin'œ (corr. vulg. téné^ angl. tenny) est le ftani · texte numérisé non relu

Le Tin'œ (corr. vulg. téné^ angl. tenny) est le ftani

cum italicum, sorte de millet. Les livres tamouls prétendent qu'il vient de préférence dans les montagnes (pays originaire des Kur'ava),

15. Les Kur'avas forment une population errante, répandue dans tout le Décan, mais originaire des montagnes. Ils tressent des paniers. Il y a souvent des voleurs parmi eux. j

16. Sur tous ces personnages et pour ces noms géographiques, voyez la Légende de Tiruvalluva traduite et publiée dans cette Revue, t. IX, p. 109.

17. On lit dans La Croze, Histoire du Christianisme de» Indes, t. II, p. 297 : « Un de leurs prophètes, appelé Kaviller, s'en est plaint (des castes), en leur remontrant que Biruma lui-même avoit eu une concubine de la tribu des Baréiens, qui passe aujourd'hui pour une des plus infâmes. Il ajoute à cela : « La pluye du ciel tombe-t-elle avec quelque diffé- « rence sur les uns et sur les autres? le soleil leur distri^ « bue-tr-il inégalement sa lumière? Le genre humain est un, « comme Dieu est un seul Dieu. » On voit que La Croze ne cite pas très-exactement; il n'a écrit que d'après les notes de Ziegenbald, missionnaire danois dans l'Inde, auteur de la première grammaire tamoule à l'usage des Européens [Grammatica damulica, seu malabarica, Halœ^aœonumy 1716, in-40).

18. M. Ariel dit que les quatre castes^ infîmes sont sans doute les grandes divisions des castes mélangées : Anùlôma, Pratilôma, Andarâla, Vrâtya. On pourrait peut-être, avec plus de raison, supposer que ce sont les quatre divisions suivantes entre lesquelles certains Indiens partagent les Tchantfdla : Par'œya, parias ; Pulœya, mangeurs de chair; Valœya, pêcheurs; At'pagirâda, sorte de chasseurs sauvages.

19. C'est-à-dire : en ne reconnaissant dans l'humanité d'autre division que la division naturelle des sexes.

20. On s^étonne de ne pas voir mieux mentionnée ici.rhos* pitalité si soigneusement recommandée par tous les moralistes de rinde , si pratiquée encore de nos jours dans ce pays arriéré à tant d'autres points de vue.

21. Littéralement : « Vous qui êtes imbéciles », pecfesj^lre^ vocatif de Tappellatif-verbe de pêdœ « imbécillité, niaiserie, naïveté, innocence ». Ce mot, à cause de ce dernier sens, est le premier nom que les tamouls donnent aux femmes. Jusqu'à six ou sept ans, les enfants des deux sexes sont désignés par les mêmes appellations : péUa, de pâl « lait » ; kujandœ, de kuja « tendre, délicat » ; pillœ « enfant. » Mais^ à partir de cet âge, les femmes ont des noms particuliers. On les appelle d'abord joécfœ; à 10 ou 11 ans, pédumbœ « jeune fille » ; à 13 ans, maàgœ a jeune vierge nubile » ; à 18 ou 19 ans, maiandœ a jeune femme » ; à 25 ans, arivœ « femme faite ; » à 30 ans, iérivœ (de téri, « savoir ») te femme qui a acquis de Texpérience » ; à 40 ans, pêrHampén « femme mûre ».

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