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non loin de Louiseville, et le canton de Bristol perdra bientôt sa solitude séculaire.
Cependant, la vie se fait de plus en plus dure pour Gustave Charménil, à Montréal. Le pauvre étudiant en droit fait connaissance avec la belle société de la ville, et y trouve des causes d'humiliation, de souffrance. Son flirt très bref et sans issue avec une mademoiselle Du Moulin, — encore lui fallait-il s'endetter, pour s'habiller convenablement, et ne point faire tache dans un salon — ses divers expédients pour gagner quelques piastres, rappellent les pénibles débuts de l'auteur. Il y a même là un assez curieux dédoublement de personnalité; Gérin- Lajoie, qui pensa comme Jean Rivard, et qui vécut comme Charménil, pose ce qu'il aurait voulu être en face de ce qu'il fut, et transparait également à travers ses deux personnages.
Jean Rivard passe encore un hiver dans les bois. Les terres du cantonaugmentent de valeur. De nouveaux colons surviennent : il va pouvoir reprendre ses projets. 11 éprouve, un soir, à Grandpré, où il avait fait une courte apparition, un petit mécompte, qui donne lieu à une jolie scène de dépit amoureux. A la veillée des Routier, il avait pensé surprendre un peu de bouderie sur les lèvres de sa Louise, il s'était cru préféré un bellâtre des villes. Mais l'équivoque est vite dissipée, et il se résoud à faire la démarche décisive.
Jean Rivard était alors un beau parti. Une route que le gouvernement allait tracer à travers le canton de Bristol devait augmenter considérablement la
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valeur de Louisevillc. La récolte représentait environ deux cents livres sterling, sur lesquelles, toutes dettes payées, et l'argent nécessaire à l'exploitation réservé, le défricheur pouvait disposer d'environ cinq cents francs pour les frais de première installation. Il avait en deux i^jis, décuplé son capital primitif, et l'avenir semblait ménager au domaine de nombreuses chances de plus-value.
Les bans furent publiés à Grandpré. Louise reçut pour dot, de son père, « six cents francs en argent, une vache, deux mères moutonnes, dix poules, une une armoire, un lit, un rouet, sans compter le trousseau, qui n'avait rien, il est vrai, d'aussi riche que les trousseaux de la plupart de nos jeunes citadines, mais qui, en revanche, se composait d'objets plus utiles et plus durables, et qui devait être, par conséquent, plus utile à la communauté. »
Mais la dot véritable de Louise, c'étaient ces qualités qui font de la femme canadienne une des plus admirables compagnes que l'on puisse rêver, cette bonne humeur et cette vaillance que l'on retrouA'e chez presque toutes. Sans doute, elle n'avait pas l'instruction que l'on donne dans les villes, et ne ressemblait pointa nos bas bleus. Mais elle était capable de surveiller une maison jusque dans ses moindres détails, de présider aussi bien à la cuisine qu'à la basse-cour, d'avoir l'œil sur ses gens, et de prêter, s'il le fallait, à son mari, l'appui d'un jugement sain et d'un cœur aimant : vraie descendante de ces Françaises, auxquelles le Roi octroyait une petite dot en argent ou en nature, presque semblable à
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celle dont nous avons énumérë les modestes trésors, à condition qu'elles e'pousr.ssent là-bas un colon décidé à vivre dans les solitudes de l'Amérique. Car il est à remarquer que les Canadiens-Français sont fils d'honnêtes gens. Le procédé qui consiste à coloniser avec des convicts et des forçats, et à leur envover comme dignes moitiés d'anciennes pensionnaires del'Hopital-Général ou des Madelonnettes, s'il fut employé en Louisiane, ne trouva jamais son application au Canada. Le Dictionnaire généalogique de l'abbé Tanguf.y renferme bien des noms roturiers : il n'en contient aucun dont les titulaires actuels voudraient renier l'origine.
Les noces eurent donc lieu le 7 octobre 184=;. Dès le matin, quarante calèches, ces extraordinaires voitures de la campagne canadienne qui semblent venir directement du pays d'Auge, se dirigèrent vers l'église paroissiale, où la cérémonie eut lieu: dans la paroisse, en effet, unité administrative et religieuse à la fois, les prêtres avaient conservé certaines prérogatives de l'ancien régime, et faisaient fonction d'officiers d'état-civil.
Gérin-Lajoie décrit avec complaisance ce joli mariage, très simple et très joyeux, et les vastes tables qui réunirent les invités autour de rôtis énormes et appétissants, et de friandises parmi lesquelles la crème au sucre d'érable ne tenait pas, certes, la moindre place. Seules, les liqueurs fortes furent bannies de ces tempérantes agapes, si bien que la cérémonie nuptiale ne s'acheva point en beuveries, comme trop souvent dans nos campagnes. Au
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dessert, les chansons populaires qui accompagnent tous les actes importants ou non de la vie privée en Nouvelle-France, furent reprises en chœur : comment ne point célébrer la Canadienne et ses jolis yeux doux? Les \iolons du village requis pour la circonstance, menèrent le branle; les mariés, le garçon et la fille d'honneur dansèrent un rJel à quatre, et ce furent ensuite des menuets et des rondes, vestiges d'une France évanouie, qui se survit toujours là-bas.
Le lendemain, on se retrouva chez Madame veuve Rivard. et l'abbé Le Blanc, qui avait conseillé le jeune homme aux jours d'incertitude et d'angoisse, adressa aux nouveaux mariés, avant l'exode définitif vers d'autres terres, quelques paroles paternelles et un affectueux au revoir.
Jean Rivard et Louise partirent pour leur nouvelle demeure du canton de Bristol.
Voilà donc une famille créée. Jean Rivard n'est plus le pionnier, le squatter que nous avons vu au début. 11 a mis en valeur ses terres, à la vigueur de ses bras. Il lui reste maintenant à gérer son domaine et à l'étendre. 11 a fait beaucoup déjà, mais il n'est qu'à l'aurore de sa vie. 11 a travaillé pour lui : il travaillera pour les autres, car il a plus que jamais charge d'âmes. 11 ne s'agit pas seulement de diriger Pierre Gagnon et Joseph Lachance, les ouvriers de la première heure, il lui faut à présent
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donner une âme à la communauté naissante, animer de son esprit ses concitoyens. Souvenons-nous de sa légitime encore qu'un peu enfantine fierté, en présence de son sucre d'érable arraché aux entrailles de la forêt. Ce n'est point un homme à laisser sa tâche inachevée, et il saura faire de sa ferme le centre d'une paroisse nouvelle, étendant ainsi le domaine de la race française en Amérique.
Aussi le mariage de Jean Rivard marque-t-il seulement le premier stade de sa course. L'histoire, s'arrétant là, ne nous eut -point satisfaits; et le deuxième volume de Gérin-Lajoie, Jean Rivard économiste, va nous initier à ses nouveaux labeurs. Il devra maintenant lutter non seulement contre la nature, mais encore contre les hommes ingrats et méchants, contre la mauvaise volonté de ses concitoyens, qui l'envieront davantage au fur et à mesure qu'il deviendra plus riche et plus puissant dans la cité dont nous lui avons vu jeter les premiers fondements. 11 devra faire face aux nécessités d'une exploitation de plus en plus considérable, et administrer une grande propriété rurale. Nous ne contemplerons donc plus les spectacles de la forêt canadienne, mais les rivalités d'une ville en formation, bien que le bon Gérin-Lajoie. dont l'âme candide ne voit pas le mal. ait réduit les froissements inévitables à leur strict minimum.
Mais si nous ne retrouvons pas dans cette deuxième partie les jolis paysages et tableaux de genre dont nous avons essayé de donner une idée, nous y voyons le même homme, déployant la même
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énergie, et après les luttes, le spectacle de sa prospérité. La famille est fondée. Le village va surgir dans les profondeurs de la forêt.
Jean Rivard a\ait remplacé sa hutte par une maisonnette blanche, meublée sans luxe, mais si propre qu'elle en semblait toute illuminée. Dans la principale pièce, la « chambre de compagnie », se trouvaient deux fauteuils et douze chaises de bois, une table de pin recouverte d'une toile cirée, « quelques lisières de tapis de Catalogne », fabriquées à Grandpré, par Louise Routier elle-même, et le buffet, contenant le linge du ménage. La « salle à dîner // renfermait, outre les meubles indispensables, une pendule qui pouvait avoir coûté cinq à dix schellings, et la croix de tempérance. Dans les familles canadiennes dont le chef fait vœu de renoncer aux liqueurs fortes, cette croix de bois remplace avantageusement la croix hleue que portent, en France, à la boutonnière, comme un insigne de société sportive, ceux, qui veulent lutter par leur exemple contre l'acoolisme. Cette grande croix canadienne semble aux hôtes se trouver là tout naturellement, et rappelle à chaque instant qu'il s'agit, non de l'engagement particulier d'un seul, mais de la promesse d'une famille entière.
Autour de la maisonnette, commençaient à s'agglomérer d'autres habitations. A peine une centaine de défricheurs s'étaient-ils établis sous les auspices de Jean Rivard, que les familles affluèrent : ouvriers, cordonnier, forgeron, débitant. Ils cultivaient en même temps la terre, ne cherchant dans leur
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commerce ou dans leur industrie qu'un supplément de ressources, jusqu'à ce que l'accroissement de la population leur permît de grouper une clientèle suffisante. Puis ce fut au tour d'un me'decin. Enfin, la paix idyllique du canton fut troublée par l'arrivée d'un nouvesu personnage qui jouera le rôle de l'esprit malfaisant, et se dressera en face de Jean Rivard : un colon nommé Gendreau, que ses habitudes chicanières avaient fait surnommer Gendreaule-Plaideux. Gérin-Lajoie trace un amusant portrait de cet intrus, qui réunira autour de lui les envieux et les mécontents :
'< Contrecarrer les desseins d'autrui, dénaturer les meilleures intentions, nuire à la réussite des projets les plus utiles, s'agiter, crier, tempêter, chaque fois qu'il s'agissait de quelqu'un ou de quelque chose, telle semblait être sa mission.... En quittant sa paroisse natale où il avait réussi, on ne sait comment, à se faire élire conseiller municipal, il refusa de donner sa démission, en disant à ses collègues : « Je reviendrai peut-être! en tous cas, soyez avertis que je m'oppose à tout ce qui se fera dans le conseil en mon absence. >/
Jean Rivard, qui plaçait l'union au-dessus de toutes les autres forces sociales ne pouvait voir sans déplaisir cet adversaire de ses projets s'établir dans le canton. Mais il dut néanmoins lui faire accueil.
Les hostilités commencèrent lorsqu'il s'agit de donner un nom à la jeune localité : Louiseville n'avait jamais servi qu'entre intimes pour désigner l'exploitation de Jean Rivard. Aussi les habitants se déci-
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dèrent-ils à nommer leur village Rivardville, et à le faire e'riger en paroisse sous le patronage de Sainte- Louise. La première proposition fut votée à l'unanimité moins deux voix, celles de Jean Rivard et de Gendreau-le-Plaideux. La seconde ne rencontra qu'un seul adversaire.
La nouvelle paroisse eut naturellement pour maire, pour major de la milice et pour juge de paix son plus ancien habitant. A qui désire connaître la vie publique d'une paroisse canadienne rurale, savoir ce que pensent et ce que font nos cousins, ngn ceux des villes à demi britanniques, mais ceux des campagnes, restés plus près de nous, nulle lecture ne convient mieux que celle de Jean Rivard. N'y cherchons pas seulement les conseils d'économie pratique : ils sont rares, hélas, nos compatriotes qui peuvent suivre l'exemple du défricheur; et dans nos colonies, les conditions d'existence sont très différentes de celles que l'on rencontre au Canada. Voyons-y plutôt un document curieux sur la vie d'une paroisse. 11 y aurait une charmante étude à faire, pour qui posséderait, outre les deux petits volumes de Gérin-Lajoie, l'étude de M. l'abbé Casgrain sur la Rivicre-Ouelle dans le passé, et surtout les Livres de raison, recueils des comptes et des pensées de quelques familles françaises en Bas-Canada. Il existe en effet plus d'un Mémorial de Famille — nous en eûmes entre les mains — où l'on pourrait faire une ample moisson de documents, si la modestie de leurs éditeurs voulait y autoriser les tiers.
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Jean Rivard nous fait assister à toutes les phases de la vie publique dans ces paroisses; assemblées politiques, sous le porche de l'église, après la messe; séances du Conseil municipal, où l'on discute la question des écoles; élections au Parlement, lorsque Jean Rivard devient député.
Ici, nous serions presque tenté de chercher querelle à l'auteur. Jean Rivard fait vraiment trop peu de propagande, et passe trop facilement au premier tour. Gérin-Lajoie qui prépara l'élection de Papineau devait pourtant savoir à quoi s'en tenir sur la moralité électorale. Ou bien si les mœurs se sont considérablement modifiées, depuis l'époque de Jean Rivard, et si les partisans du « tarif pour le revenu seulement », (i) et des tarifs protecteurs, du traité de commerce avec la Grande-Bretagne ou avec les Etats-Unis, se gourment plus vigoureusement qu'il y a cinquante années, les Réformistes et les Conservateurs, au temps de sir Metcalfe?
Néanmoins, le jour du vote, les procédés électoraux reprirent quelque vigueur, le concurrent de Jean Rivard fit garder les environs du poil de Rivardville par une bande de fiers-à-bras étrangers au canton. Quand les électeurs se présentèrent, ces gentlemen entreprirent de les assommer. Une mêlée générale s'en suivit, où Pierre Gagnon, établi pour son compte, mais toujours grenadier de son Empereur, appliqua la plus magistrale volée de coups de poings au chef des spadassins.
(l) Le libre-échange.
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Dans tout Rivardvillc, le concurrent de notre héros dut se contenter d'une voix : celle de Gendreau-le-Plaideux .
«Un certain nombre d'électeurs qui avaient reçu de l'argent pour voter en faveur de l'autre candidat vinrent le remettre le dernier jour, et faire inscrire leurs votes pour Jean Riv^^rd... qui fut solennellement et publiquement proclamé membre de l'Assemblée législative du Canada pour le canton de Bristol. »
Gérin-Lajoie a f?.it disparaitre du volume les pages qui ont trait à l'œuvre parlementaire de Jean Rivard (i). et c'est quinze ans après l'élection que nous retrouvons l'ancien défricheur. Rivardville s'est transformée, et le canton tooit entier est entré dans le domaine de la civilisation. L'auteur feint alors de faire accidentellement la connaissance de son héros, et cet innocent subterfuge nous permet de parcourir à sa suite l'exploitation florissante. Jean Rivard livre aussi les secrets qui l'ont fait triompher dans sa carrière; ils peuvent être utiles à tout ceux qui prétendront vivre de la terre, sans parler des autres.
Voici les secrets de Jean Rivard.
1° Acheter un fonds de terre d'une excellente qualité.
2° Jouir d'une forte santé, développée par l'exercice physique.
•5° Travailler du lever de l'aurore au coucher du
(i( Voir. Foyer Catiadun, 1864, p. 209-262.
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soleil avec ce but et ce seul but toujours devant les veux : l'amélioration de la propriété. '' Plus de dix heures par jour, dit Jean Rivard, j'étais là, debout, tourmentant le sol, abattant les arbres, semant, fauchant, brisant, récoltant, construisant, allant et venant de ci, de là, surveillant tout, dirigeant tout, comme un général qui pousse son armée à travers les obstacles et les dangers, visant sans cesse à la victoire. »
4° Sun'eiller attentivement, et conduire sa dépense avec économie.
5° Tenir un journal de toutes les opérations effec- «^uées, des recettes et des dépenses.
Nous pourrions en ajouter un sixième : Epouser de bonne heure une femme vaillante et féconde, collaboratrice de tous les instants. Car c'est là le cœur de bien des questions sociales : trop souvent, la femme des villes mène une existence mondaine tandis que son mari s'épuise pour lui assurer le luxe, et ce n'est pas un des moindres avantages que procure la vie agreste : permettre à des époux d'être jeunes ensemble.
Louise est le complément nécessaire de Jean Rivard.
On peut se demander si cette histoire n'est pas une idylle impossible, si Gérin-Lajoie avait le droit d'écrire sur la première page de son livre : « Scènes de la vie réelle », et quelle est dans cette fiction la part de vérité qu'elle renferme.
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Le fil conducteur, si ténu, est sans doute filé par l'auteur; mais les caractères sont vrais, les scènes exactes, et la partie économique de l'ouvrage repose sur des faits vérifiés et précis. Les Canadiens reconnaissent -volontiers dans Jean Rivard non seulement l'un des leurs, mais le type même de leur race; Louise représente la femme canadienne dans ce qu'elle a de plus aimable, et c'est un modèle sans doute, mais qui trouve des imitatrices. Dans la plus modeste Josette des Laurentides ou du Saguenay vivent quelques-unes des plus belles qualités dont Gérin-La^ie se plut à parer Mademoiselle Routier. Charménil, c'est l'auteur lui-même; et il ne serait pas nécessaire d'aller au Canada pour trouver Gendreau-le-Plaideux : certains villages bas-normands renferment encore quelques héritiers de l'immortel Chicaneau.
L'exactitude des scènes populaires semble ici hors de doute : nous n'en voulons pour preuve que cette opinion de bien des lecteurs canadiens : il était inutile d'écrire une histoire pour nous parler d'e'pluchettes, de sucre d'érable et d'élections. Ce sont choses trop communes, et quelque belle fiction avec flamberges au vent, quiproquos, assassinats et mousquetades aurait bien mieux fait notre affaire.
Mais Gérin-Lajoie se proposait un plus noble but que d'enflammer les imaginations d'un feu stérile. 11 tenait à montrer en s'appuyant sur des chiffres et des exemples qu'il n'hésite pas à citer, quelle immense zone s'ouvrait à l'activité de ses compatriotes. Il voulait lutter contre l'émigration urbaine et ses