Sermon sur la Mort, édit. Gandar
main » Non vraiment; cette prose ne cause pas une émotion moins profonde, ne laisse pas un sentiment moins vif de la force mystérieuse donnée à la pensée par Timage, que telle pièce exquise et forte de Victor Hugo, comme le Passée ou que, dans la Tristesse d'Olympio, telle réflexion d’une tristesse pénétrante, mais qui semble un écho de la pensée de Bossuet, telle image charmante, mais qui pâlit auprès des « clous attachés à la longue muraille » :
D’autres A^ont maintenant passer où nous passâmes;
Nous y sommes venus, d’autres vont y venir;
Et le songe qu’avaient ébauché nos deux âmes,
Ils le continueront sans pouvoir le finir
Dieu nous prête un moment les prés et les fontaines,
Les grands bois frissonnants, les rocs profonds et sourds. Et les deux azurés et les lacs et les plaines.
Pour y mettre nos cœurs, nos rêves, nos amours!