‹ Études de littérature grecque moderneChapitre 2 sur 8 · CHAPITRE II ANDRÉ KALVOS · texte numérisé non relu

CHAPITRE II ANDRÉ KALVOS

Vie de Kalvos. — Ses rapports avec Foscolo. — Séjour à Londres et à Paris. — Retour à Gorfou. — Oubli dans lequel il est tombé.

La prise de Candie par les Turcs en 1669 marque dans la littérature grecque moderne une date sombre. Elle eut en effet pour conséquence un arrêt complet de la production Cretoise. Plus de deux siècles s'écouleront, avant que renaisse au pays de Minos le goût des lettres et des sciences. On a vu, au chapitre précédent, les Cretois fugitifs apporter à Zante des manuscrits de l'Érotokritos. C'est en efifet par les Iles ioniennes que se poursuivra le mouvement littéraire; bien faiblement d'abord, car les Vénitiens se montrent moins désireux de créer un foyer intellectuel dans ces îles, que d'en attirer vers eux les esprits les plus distingués pour les assimiler ; plus nettement ensuite, quand les Français y auront, au début du xix* siècle, in-

troduit l'imprimerie et fait pénétrer les idées de liberté.

André Kalvos (1), un des premiers auteurs de la pléiade ionienne contemporaine, était le fils de Jean Kalvos, corfiote du faubourg de Mandouki, et de la zantiote Adrienne Roukani. Il naquit à Zante en avril 1792, reçut vraisemblablement dans cette île une instruction tout élémentaire et, afin de la compléter, se rendit ensuite en Italie, où il se mit sous l'égide de Foscolo, plus âgé que lui de 14 ans. Celui-ci, qui distinguait chez son jeune compatriote de grandes qualités littéraires, s'efforça de

(1) 'H Avpa, (ù5at 'A. Kâ)>5o'j 'iMavvtSoi» toû ZaxuvSîov fia Lyre, odes de À. Kalvos Joannidès de Zantt), Genève, 1824, in-18.

— La lyre patriotique de la Grèce, odes traduites du grec moderne de Kalvos de Zante, par Stanislas Julien, Paris, 1824, in-18. — Odes nouvelles de Kalvos de Zante, suivies d'un choix de poésies de Chrestopoulo, traduites par l'auteur des Hellèniennes, P. de C. [Pauthier de Censay], Paris, 1826, in-18. — 'fl 5«i Ri).6ou TOÛ Zx^uvôtou, Athènes, 1861, in-18 (reproduction de l'édition de 1826). — H Avpx 'AvS^ï'ou K«).êov xat ivê'xSoTo; vfxvoî 'AvTwvtou M«/)T£),âou {La Lyre d'André Kalvos et un hymne inédit d'Antoine Martélaos, par Sp. de Biasi), Zante, 1881, in-S».

— Juliette Lamber, Poètes grées contemporains, Paris, 1881, in-12. — Pal.^mas, KâXoo; ô Z«xyv6toç, Revue Eestia, 1889, n" 726 à 729. — 'Av5/36ou Ki).6ou H A\jpu, èdit. J. Zervos, Athènes, Phèxis. — S. Menardos, Aûo Z«xuv9v)vot TrotyjTat (Deux poètes gantiotes — Kalvos et Solomos), Revue nava9»ivata, 1910, tome XX, pag. 179-187.

Page 1