‹ Études de médecine clinique faites avec l'aide de la méthode graphique et des appareils enregistreursChapitre 27 sur 101 · TRACÉ DU POULS · texte numérisé non relu

TRACÉ DU POULS

il faut avoir soin d’écrire avec une encre qui ne soit pas trop épaisse; il faut que la plume donne un tracé fin ; l'une des meilleurs encres est l’encre de Chine. Il faut autant que possible ne pas écrire avec l’encre rouge, parce que cette couleur offre un obstacle à la reproduction photographique du tracé.

La plume a l’inconvénient d’être un peu lourde, de frotter quelquefois trop fortement contre le papier ; de changer de forme ; d’être attaquée par l’encre; enfin, il arrive souvent qu’on demeure un temps assez long avant d’obtenir un tracé sur le papier, avec la plume.

Le papier enduit de noir de fumée et la pointe écrivante, offrent quelques inconvénients qu’il convient de signaler tout d’abord : m

1° Ces papiers noircis se détériorent au moindre contact, et ne peuvent être facilement transportés.

2° Ils exigent une préparation ultérieure qui en assure la conservation; ce sont là deux inconvénients d’une certaine importance. À part cela, ils offrent des avantages incontestables •

1° Pourvu que la pointe du levier appuie sur la surface noircie du papier, on obtient toujours un tracé (il n’en est pas de même avec la plume).

2° La pointe du levier n’exige aucun entretien ; ses tracés sont fins et recueillent les moindres détails du pouls.

5° Le fait que l’adhérence entre la pointe du levier et la surface noircie est très-faible, constitue une condition particulièrement favorable.

Il existe divers procédés pour opérer avec le papier

Lorain. — Pools. 8

114 COMMENT ON DOIT SE SERVIR DU SPHYGMOGRAPHE. noirci; il n’est point nécessaire, commeront conseillé quelques auteurs, d’installer un appareil spécial. Je dirai comment je procède.

Je fixe le papier glacé sur la plaque et celle-ci dans le cadre du chariot;,puis je promène la surface du papier que je veux noircir au-dessus de la flamme d’une bougie; je recommence cette simple opération autant * de fois que l’exige l’expérience et je n’y ai jamais trouvé la moindre difficulté. Il n’est pas nécessaire que l’épaisseur du noir de fumée soit très-grande. Une couche très-mince suffit et est même préférable.

Lorsque le tracé est obtenu, je plonge la bande de papier tout entière dans une éprouvette remplie d’un liquide fixatif, connu sous le nom de vernis des photographes, et je l’en retire presque aussitôt. En répétant cette opération une seconde fois après que le papier s’est séché, on rend la figure inaltérable. Le plus grand nombre de mes tracés ont été obtenus par ce dernier procédé.

J’ajouterai, en terminant, que si j’avais à recommander le choix d’un appareil enregistreur du pouls, je préférerais qu’il fût d’un grand modèle, muni d’un levier souple et assez long pour amplifier convenablement l’image graphique, et que la course du chariot fût plutôt rapide que lente, parce que lorsqu’elle est rapide la partie ' inférieure ou descendante du tracé offre plus de développement et plus de netteté.

Je dirai enfin que je me suis toujours servi depuis sept ans du même instrument et que, par là,

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