PNEUMONIE
1° Période d’état;
2° Période de défervescence ;
5° Convalescence.
Si l’on jette les yeux sur les trois tracés qui suivent, on sera frappé des différences qu’ils présentent et qui marquent nettement la marche rapide de la maladie vers la guérison. Le changement soudain de la forme et de la fréquence du pouls dans un intervalle de vingtquatre heures, coïncide avec la-défervescence brusque, qui est le caractère le plus significatif de la pneumonie. Ici, il n’y a pour ainsi dire pas de transition, et la maladie passe subitement de l’état fébrile à l’état de défervescence, alors même que les signes fournis par l’auscultation indiqueraient encore un certain travail de •réparation progressive, qui survivrait à la cessation des symptômes généraux. Aucune description, si claire, si nette qu’on la puisse supposer, ne peut entrer en . comparaison avec l’évidence de la démonstration fournie aux yeux par le travail de l’instrument enregistreur ou par le tableau graphique des températures.
Chez un homme de 37 ans, au septième jour d’une pneumonie franche, le pouls était encore fébrile (ample, fréquent et franchement dicrote).
Fig. 102. — Pneumonie, 7° joux\
Le lendemain, huitième jour de la maladie, survient la défervescence brusque et définitive; le pouls
change complètement de caractère : il se montre relativement lent et a perdu le dicrotisme franc pour devenir polvcrote.
Fig. 103.;— Défervescence.
Quatre jours après, la convalescence se montrait franchement; le pouis était devenu très-lent (50 pulsations) , d’un polycrotisme large et très-accen tué, et un peu irrégulier. (Voy. le chapitre de la Convalescence.),
' .. Fig'. 104. —Convalescence.
II en est tout.autrement dans les pneumonies graves, alors que la maladie marche vers une terminaison fatale, ainsi que le montrent les tracés qui suivent. Chez un homme de 50 ans, atteint d’une pneumonie grave, au quatrième jour, le pouls était fréquent, petit, inégal, troublé par la gêne de la respiration ;
Fig. 105.— Pneumonie grave.
une violente dérivation sur l’intestin obtenue à l’aide du tartre stibié donna une amélioration passagère.
Fig." ioey— Àeiioir de 1 l’éinédqüe'.