‹ Études de médecine clinique faites avec l'aide de la méthode graphique et des appareils enregistreursChapitre 55 sur 101 · MÉNINGITE RHUMATISMALE · texte numérisé non relu

MÉNINGITE RHUMATISMALE

graphiques, qu’on trouvera plus loin, donneront une juste idée de ce trouble circulatoire, lequel persista seulement pendant vingt-quatre heures. On pouvait se demander si ce trouble du pouls ne provenait pas du cœur. ’

L’auscultation, qui n’avait du reste cessé d’être pratiquée, ne montra point, d’endocardite. En interrogeant J es Jonctions cérébrales; on reconnut de suite que la malade avait tous. les.signes propres au rhumatisme méningé à son début. Si l’on examine les tracés qui suivent, on verra que :

1° Les irrégularités ne sont pas constantes ;

2° Qu’elles consistent tanlôt dans une intermittence complète, tantôt simplement dans une systole avortée.

La première pulsation de la figure 'supérieure est lente, tandis que les autres sont fréquentes (irrégularité).

Dans la figure inférieure de cette même planche (142), toutes les pulsations sont égales (l’irrégularité n’cst pas constante).

Fig. 145. — Dans celle ligure 143, on voit une systole avortée. Lokain. — Pouls. ^

Ces deux tracés diffèrent par quelques caractères, mais ils sont semblables par le caractère essentiel qui est l’intermittence. On voit ici deux choses sur lesquelles nous attirons l’attention du lecteur :

1° La nécessité de recueillir un grand nombre de tracés pour obtenir tous les caractères qui se produisent'dans le pouls d’une façon intermittente (il esta désirer que les médecins soient pourvus, le plus tôt possible, d’un enregistreur du pouls a indications prolongées) ;

2° Qu’il faut négliger, dans les tracés du pouls, une analyse trop subtile des détails et s’attacher surtout aux caractères les plus apparents et les moins contestables.

Envisagée de ce point de vue, la sphygmographie, alors même qu’elle serait taxée de moyen empirique, n’en rendrait pas moins de grands services dans la pratique.

lettre. — Le pouls de l’ictère est souvent lent et par conséquent dépourvu de dicrotisme franc. On y remarque quelquefois des particularités plus dignes d’intérêt. Ce pouls est en général ample et fort, et ressemble parfois au pouls des vieillards et à celui des femmes en couches.

Ictère simple.

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