‹ Études de médecine clinique faites avec l’aide de la méthode graphique et des appareils enregistreurs; Le pouls, ses variations et ses formes diverses dans les maladiesChapitre 105 sur 117 · THÉRAPEUTIQUE · texte numérisé non relu

THÉRAPEUTIQUE

à-dire l'accroissement de sa matière; quant à son volume, quant à sa distension, à la quantité de sang qu'il peut contenir, rien n'est plus variable. Les oreillettes notamment sont susceptibles d'une excessive distension qui n'est pas de l'hypertrophie.

La percussion permet de reconnaître ces variations sur un malade, et la digitale opère, sous ce rapport, d es ch a n ge m en ts ex Ira o rd i n a i res .

Ainsi l'hypertrophie vraie doit être soigneusement distinguée de la distension.

La dégénérescence graisseuse, hypertrophique ou non, produite par différents états morbides, ou par l'alcoolisme, ne nous occupera pas.

Prenons d'abord la distension ou l'engouement du cœur, et étudions-en le mécanisme.

11 est certain que le cœur, en tant que réservoir du sang, peut varier de volume rapidement par le fait de sa plus ou moins grande distension; ces variations s'observent cliniquement à l'aide de la percussion. L'embarras de la circulation pulmonaire ou hépatique contribue à dilater le cœur, et, à la vérité, lorsque ces états ont persisté pendant longtemps, lorsque les efforts de la toux ont violemment ébranlé la colonne sanguine de l'artère pulmonaire et de l'aorte, le cœur reste distendu et subit diverses altérations, soit dans son volume seulement, soit dans la composition même de sa matière constituante.

A l'état physiologique, le cœur peut varier, non pas de poids, mais de volume, suivant différentes circonstances passagères, telles que la course, les exercises

HYPERTROPHIE DU CŒUR. 521 violents, l'effort, etc. Par la même raison, certains traitements hygiéniques et certaines actions thérapeutiques peuvénl faire varier le volume du cœur.

Tant que la substance propre du cœur n'est point modifiée et que ses cavités seules sont accrues, le retour à l'état physiologique peut être prompt; il n'en est plus de même lorsque la dégénération graisseuse a altéré les libres musculaires, ou lorsqu'il est survenu une hypertrophie par augmentation du nombre des éléments contractiles, hypertrophie entretenue par une cause permanente telle que la lésion des orifices du cœur.

Cependant, alors même que la substance du cœur est augmentée ou altérée, l'accroissement des cavités peut encore subir des modifications; c'est ainsi que dans le cas d'hypertrophie du cœur avec lésions des orifices, les troubles généraux de la circulation, l'anasarque, l'engouement pulmonaire, en augmentant la charge supportée par le cœnr, augmentent accidentellement le volume de ses cavités. On peut donc admettre légitimement la dilatation des cavités du cœur et leur distension comme un élément commun à tous les états morbides de cet organe.

C'est contre cet élément commun que pourront être dirigés avec le plus de chances de succès les efforts de l'hygiène et de la thérapeutique.

Quant à l'altération graisseuse et à l'hypertrophie des parois, ce sont des lésions d'un autre ordre et qui généralement sont définitives.

Prenons des exemples : si l'on se trouve en présence

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