THÉRAPEUTIQUE
d'un malade atteint d'anasarque généralisée et dont le cœur dilaté et affaibli présente l'état que Beau a décrit sous le nom à'asystolie, on verra quelquefois sous l'action de la digitale ou de quelque autre médicament diurétique, l'anasarque disparaître, la circulation devenir plus facile, et le cœur diminuer de volume. Cet effet peut être produit, quel que soit, du reste, l'état anatomique du cœur. C'est là une ressource thérapeutique d'une grande valeur; si l'on ne remédie pas à la maladie du cœur lui-même, on remédie du moins à l'accident qui en troublait profondément les fonctions.
Il n'est pas déraisonnable de penser que l'hygiène puisse agir aussi d'une façon favorable sur les fonctions du cœur, alors même que l'on ne peut espérer de ramener complètement cet organe à l'état normal.
Étant donné un orifice du cœur altéré et une hypertrophie plus ou moins considérable des parois, tout ce qui peut tendre à diminuer la résistance et à augmenter la force, doit être considéré comme un moyen de curation relative. Les moyens d'augmenter la force ou de l'entretenir sont les suivants : composer un régime alimentaire d'où soient exclues les substances qui peuvent hâter la dégénérescence graisseuse; instituer des exercices propres à activer la circulation, sans soumettre le cœur à de trop violents efforts ; placer le malade dans les conditions les plus favorables au fonctionnement régulier des poumons.
Les conditions qui peuvent diminuer la résistance sont nombreuses; d'une façon générale, il faut tendre