‹ Études de médecine clinique faites avec l’aide de la méthode graphique et des appareils enregistreurs; Le pouls, ses variations et ses formes diverses dans les maladiesChapitre 108 sur 117 · HYPERTROPHIE DU CŒUR · texte numérisé non relu

HYPERTROPHIE DU CŒUR

Indes de cette espèce que l'on peut attendre des avan tages sérieux de la méthode que nous indiquions plus haut. Puisqu'on ne peut rétablir l'intégrité des orifices du cœur, ni agir directement sur l'hypertrophie de cet organe, hypertrophie utile du reste, mais qui peut acquérir des proportions lâcheuses et se compliquer de distension avec affaiblissement de la force contractile du cœur, il faut agir, non plus sur le moteur, mais sur la chose mue.

Il faut donc diminuer la masse de l'individu et diminuer par suite la masse du sang. Ainsi le cœur ces- ■ sera de lutter avec désavantage contre des charges trop lourdes; les orifices qui étaient et qui demeurent rétrécis ne seront plus dans un aussi grand désaccord avec la quantité du sang qui doit les traverser, et peutêtre ainsi l'insuffisance de ces orifices cessera-t-elle de s'accroître. En même temps l'hypertrophie du cœur cessera de progresser, et probablement elle diminuera, car il ne faut pas oublier que cette hypertrophie n'est qu'un mode d'accommodation comparable à celui de l'utérus en état de gestation et en général des organes musculaires, tels que la vessie et l'estomac, lorsqu'il existe un obstacle vers leur conduit excréteur. Diminuez l'obstacle et vous diminuerez les causes de l'hypertrophie.

Or on sait qu'une vessie gênée dans ses fonctions par un rétrécissement de l'urèthre, se vide facilement lorsqu'elle contient peu de liquide urinairc, moins bien , et quelquefois pas du tout lorsqu'elle est distendue par ce liquide accumulé en grande quantité.

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