LA DIGITALE
très-bien compte, à notre avis, de l'action de la digitale sur le cœur quand il dit, après Vierordt, que le ralentissement du cœur n'est pas synonyme de celui du sang, et, qu'au contraire , quelques contractions énergiques, mais complètes, du cœur se succédant lentement, propulsent plus vite le sang à travers le cercle qu'il doit parcourir.
Les auteurs contemporains se sont plus occupés de l'action de la digitale sur la fièvre, que de ses effets dans les maladies du cœur. Ce sont au contraire ces maladies qui nous ont fourni les observations suivantes (1) :
Action de la digitale sur le cœur. — La digitale est le plus puissant des spécifiques pour les maladies du cœur. On l'emploie empiriquement ; pourtant de nombreuses tentatives ont été faites depuis quelques années pour en analyser le mode d'action. On a dit depuis longtemps
(1) On ne trouvera ici aucun renseignement sur l'action de la digitale dans le cours des maladies aiguës. Cette question étant réservée à la seconde partie de notre ouvrage (Pouls et température comparés); nous donnons seulement quelques renseignements bibliographiques sur les travaux qui ont été faits depuis quelques années dans le sens du traitement des maladies aiguës par la digitale.
Traube, Mémoire sur les effets de la digitale dans les maladies fébriles (Deutsche Klinik et Annale n des Charités-Krankcnhauscs. Berlin, 1850).
Canslatt's, Jahresb. iiber die Fortschritte in der gesammten Medicin. Erlangen, 1853.
Heise, De herbse digitalis in inorbibus febrilibus cbronicis adhibitse vi antiphiogisticae. Uiss. inaug. Berolini, 1852.
Kulp, De berb. digit. in febribus infl. usu. Id. Berolini, 1852.
Ces deux derniers auteurs sont élèves de Traube.
Duclos (de Tours), Becherches sur l'action de la digitale dans la pneu monie. Tours, 1856.
Wunderlich, De l'utilité de l'administration de la digitale dans la fièvre typhoïde (Àrchiu der Heilkùnde. Leipzig, 1852. Analysé in Arcli. de médecine, 18G2).
llirtz (de Strasbourg), Bulletin de thérapeutique, 18G2, 1864. Le résumé des travaux précédents est fait avec une grande impartialité par
qu'elle agissait surtout comme diurétique. Cela est vrai absolument, et l'on en voit bien la preuve lorsque des malades en état d'anasarque recouvrent rapidement, par cette diurèse, une circulation du sang plus facile, en même temps que disparait leur hydropisie . Nous avons nous-même fourni des exemples de cette action et tracé dans des tableaux graphiques le rapport entre l'état de la circulation, celui de la fonction urinaire et la décroissance de poids du malade (deuxième partie).
Mais là ne se borne pas l'action de la digitale ; il y a
M. Ilirtz clans l'article Digitale du Nouveau Dictionnaire de médecine et de chirurgie pratiques. Paris, 18(50, t. \1.
.WinogradolT, Archiv /ùr pathol. Anatomie, 1861.
Coblentz, De l'emploi de la digitale comme agent antipyrétique. Thèse. Strasbourg, 1802.
Thomas (de Leipzig), Ueber Wirksamkeit der Digitalis [Archiv der Heilkunde, 1865).
Lœderich, Digitale dans la fièvre typhoïde. Thèse de doctorat. Strasbourg, 1805, n» 815.
Dartelle, De la digitale dans le traitement du rhumatisme articulaire aigu. Thèse de doctorat. Paris, 1860.
Gallard, Emploi de la digitale à haute dose dans la pneumonie [Bull, de thérap., 1866)'.
Oulmont, De la digitale et de son action thérapeutique dans le rhumatisme articulaire aigu [Bull, de l'Académie île médecine, 1867, t. XXXII ; Bull, de thérap., 1867).
Legroux. Thèse. Paris, 1867.
Lelion. Id. Id.
Legros. Id. Id.
Bordier, Bulletin de tliérupcutique, 1808.