‹ Études de médecine clinique faites avec l’aide de la méthode graphique et des appareils enregistreurs; Le pouls, ses variations et ses formes diverses dans les maladiesChapitre 26 sur 117 · PRÉCAUTIONS PRÉLIMINAIRES · texte numérisé non relu

PRÉCAUTIONS PRÉLIMINAIRES

(Voy. plus loin l'analyse des travaux de Wolff et Burdon Sanders^on.)

Voici comment je procède pour appliquer le sphygmographe. J'appuie la pulpe des doigts de l'une ou de l'autre de mes mains sur l'artère, et ayant choisi la place la plus convenable, j'amène le ressort de l'instrument à cette même place, le plus exactement possible; je relève le levier, et, introduisant la paume de ma main gauche (si j'opère sur le bras droit), entre le levier ainsi soulevé et le corps de l'appareil, je saisis à la fois et l'instrument et le poignet du malade ; puis, je soulève tout le système (bras et appareil) et je me hâte de boucler l'instrument sur l'avant-bras, puis je repose doucement le membre sur le plan qui doit le supporter. Je fais alors mouvoir deux vis, l'une qui presse sur le ressort, l'autre, qui abaisse ou élève le levier et je cherche par une série de tâtonnements à me rendre compte de diverses circonstances qui sont d'une importance capitale. D'abord, j'examine si la pression du ressort est bien ce qu'elle doit être et je mets mon instrument au point comme fait un micrographe; trop serré, le ressort écrase l'artère et éteint le tracé, trop peu serré, il ne permet pas déjuger de l'amplitude ni des détails délicats du pouls. Souvent ce n'est pas la pression de la vis sur le levier qui est cause de cette défectuosité, c'est la constriction trop serrée ou trop lâche de l'appareil dans son ensemble qu'il en faut accuser.

Or on comprend qu'aucune règle ne peut être fournie ici. L'appareil peut être difficilement adap-

Page 1