EFFETS DE LA COMPRESSION DE L'AORTE
venue par le fait de l'accouchement, dans la circulation, et l'influence de la gêne respiratoire, par suite du point d'appui qui vient à manquer au diaphragme.
Chez cette jeune femme, quatre jours après l'accouchement, le pouls avait perdu tous les caractères transitoires ci-dessus énoncés, sauf toutefois l'amplitude et la verticalité de la ligne systolique :
Fig. 175. — l'ouls redevenu régulier.
Le tracé 175 donne un exemple de grand pouls à plateau chez une femme de 25 ans, dix heures après l'accouchement. Nous pourrions, s'il y avait quelque utilité à le faire, multiplier indéfiniment ces exemples :
Fig. 174. — l'ouls type des femmes en couches.
Effets de la compression de l'aorte chez les femmes récemment accouchées. — Si Ton comprime l'aorte chez une femme en couches, on produira des modifications sensibles dans la circulation artérielle (le fait a été signalé par Marey dans d'autres cas) :
1° Agrandissement du tracé ;
Lorain. — Pouls. 15
194 PUERPÉR ALITÉ.
k2" Ralentissement ;
5° Déformation du sommet.
Fig. 175. — Pouls d'une femme de 56 ans trois lieures après l'accouchement.
Fig. 176. — Compression de l'aorte.
Nous introduisons, ici, incidemment un autre tracé destiné à montrer quelles singulières modifications le pouls des femmes en couches peut subir sous diverses influences ; le tracé suivant a éét recueilli sur la môme femme, deux jours après les précédents, et alors qu'elle était sous l'influence d'une vive émotion (colère) :
Les deux tracés qui suivent montrent bien les modifications imprimées au pouls par la compression de l'aorte (agrandissement du tracé, montée verticale, plateau, crochet, ralentissement considérable). Jls ont été recueillis, à trois minutes d'intervalle, sur
EFFETS DE LA COMPRESSION DE L'AORTE. 19,r>
une femme de '2^) uns, accouchée depuis vingt heures.
h ig. 178. — l'ouls normal.
Yig. 17u. — Compression de l'aorte.
La déformation et le ralentissement du pouls par ta compression àortique, dix heures après l'accouchement, sont encore plus marqués dans 1rs deux tracés suivants; le pouls, par suite de la compression, avait passé, comme fréquence, de 70° à 50°. C'est là un ralentissement considérable et qui résulte du principe suivant : quand on augmente la charge, on diminue la vitesse, principe élémentaire de mécanique. (Voyez le livre de M. Marev.)
Fîg. INO. — l'ouls avant la compression
Kip. 181. — Pouls pendant la compression.
196 PUERPÉRALITÉ.
Jl y a dés exceptions concernant les modifications du pouls après l'accouchement.
Chez une femme de 25 ans, accouchée à terme, le pouls, douze heures après l'accouchement, ne présentait aucune modification, ni dans sa fréquence, ni dans sa forme ; ces exceptions sont rares.
Fig, — Pouls faisant, exception ;'i la règle.
Il n'y a pas que l'accouchement au terme normal qui donne lieu à ces modifications du pouls.
Un avortement à trois ou quatre mois peut donner lieu à un pouls présentant les mêmes caractères que celui des femmes accouchées à terme. Ce fait toutefois n'est pas constant.
Nous donnons ici le tracé du pouls recueilli sur une femme de 21 ans, accouchée à trois mois, depuis quelques heures.
Kig. 1SÔ.
Le ralentissement du pouls après l'accouchement, à l'état physiologique, n'est pas un caractère tout à fait constant; mais, alors même que le ralentissement