POULS VEINEUX. 89<J
Le malade quitta l'hôpital pour revenir un an après... La différence entre les deux artères radiales était énorme.
Le pouls gauche ressemblait au pouls du rétrécissement aortiqûe. Le droit était tout le contraire (amplitude), irrégularité, montée haute, verticale, polyerotisme léger, etc.; on crut à la possihilité de l'anévrysme. Le malade mourut deux ans après la première observation.
Autofjsie. — Dilatation et hypertrophie du cœur surtout à gauche. Dilatation auévrysniatique de l'aorte ascendante, parois internes raboteuses, épaissies (Arteriiis déformons de Virchow), rétrécissement et presque oblitération de L'orifice de l'artère sous-clavière gauche.
Etude p*aphique des mouvements dans 1rs reines du col. — Cette question est encore trop nouvelle pour être résumée : aussi donnons -nous ici de longs extraits de quelques mémoires originaux où elle est traitée avec de grands développements. Friedreich (d'IIeidelberg) est l'auteur qui s'est acquis lé plus de réputation par ses travaux sur ce sujet. Le mémoire de M. Potain présente une exposition nette el (les vues nouvelles.
PoTAm. — Du mécanisme des souffles vasculaire.j veineux que Pou entend au col (1).
Quand on observe avec attention la partie de la région sus-clavieulaire que traversent les veines jugulaires et l'artère carotide, on y remarque souvent trois phénomènes distincts par lesquels se trahit le mouvement dont le sang est animé dans ces vaisseaux: 1° des oscillations visibles; 2° un frémissement sensible au doigt;
(1) Des mouvement* et des bruits ipii se passent dans les veine* jugulaires, par le docteur Potain, agrégé île la faculté de médecine, médecin de l'hôpital Necker; communication faite à la Société médicale des hôpitaux dans la séance du 24 niai L8t>7. Paris, J.-b. baillière et lils. 1808.