‹ Etudes de médecine et d'hygiène publiqueChapitre 14 sur 48 · RESUME GENERAL · texte numérisé non relu

RESUME GENERAL

Ce compte-rendu de l'épidémie cholérique qui a sévi en 1849 sur le département de la Gironde, peut se résumer dans les propositions suivantes :

Y Le choléra, dans la Gironde, a duré depuis le 15 Juin 1849 jusqu'au 10 Décembre de la même année.

2° L'épidémie doit être divisée en deux périodes bien distinctes : fe première, de trois mois et demi; la seconde, de quarante jours.

3" Vingt localités ont été visitées par le fléau. La ville de Bordeaux, où il a pris naissance, et le canton de La Teste , où il est venu s'éteindre, ont été les plus maltraités.

4*^ Le chiffre total de la mortalité est de neuf CENT SOIXANTE-TREIZE décès cholériqucs , ce qui suppose, d'après des calculs approximatifs, que le

chiffre général des cas de choléra polir tout le département s'élève à plus de deux mille.

5° Une dyssenterie qu'on pourrait appeler cholèri forme, à cause des phénomènes spéciaux qu'elle a présentés, sévissait sur presque tout le département en même temps que le choléra, faisant plus de victimes que lui, mais dans une autre classe de la société.

6° Les circonstances météorologiques et surtout géologiques ont paru sans action sur le développement de l'épidémie cholérique.

7° De toutes les causes individuelles^ les excès ont été les plus nombreuses et les plus puissantes.

8° Les conditions malsaines de certaines contrées ont exercé une telle influence sur la production de l'épidémie, ou tout au moins sur l'accroissement de son intensité, que ses ravages ont toujours été en raison directe de l'insalubrité de ces contrées.

9° En présence de faits nombreux et contradictoires, dont les uns paraissent dus à la contagion, quand les autres militeraient plutôt en faveur de Y infection, il est prudent de rester encore dans une sage réserve , relativement au mode de propagation du choléra.

10° L'étude comparative des épidémies de 1832 et de 1849, à part quelques nuances différen-

76 EPIDEMIE CHOLERIQUE

tielles, n'a pas plus modifié la symptomatologie du choléra, qu'elle n'en a éclairé Y anatomie pathologique.

11° L'apparition des premiers phénomènes asphyxiques a toujours été un signe de mort prochaine.

12° L'opium, pour la première période, le sulfate DE QUININE, pour la seconde, les frictions énergiques et persévérantes, pour l'une comme pour l'autre, ont paru jouir d'une incontestable efficacité; mais les principales conditions du succès ont toujours été la promptitude du traitement, V opportunité de son application, surtout la surveillance de son exécution rigoureuse.

Octobre 1852.

DE L'IlUSnil «ES SANGSUES

Page 1