DANS LA GIRONDE
Le plus grand et légitime gain et revenu des peuples procède principalement du labour et culture de la terre, qui leur rend, selon qu'il plaist à Dieu, à usure, le fruict de leur travail, en produisant grande quantité de bleds, vins, grains, légumes et pasturages.
Be quoy non seulement ils vivent à leur aise, mais en peuvent entretenir le trafic et commerce avec nos voisins et pays lointains, et tirer d'eux or, argent, et tout ce qu'ils ont en plus d'abondance que nous, propre et commun à l'usage de l'homme.
Joint que sous ce labour, infinis pauvres gens détruits par les malheurs des guerres, dont la plupart sont contraints mendier, peuvent travailler, gagner h'ur vie, et peu à peu se remettre et se relever de la misère.
Édict du Roï Heskv IV Pour, le desseicheme>:t des marais. (8 avril 1599).
A mesure que la civilisation iait des progrès et que. les peuples avancent dans la voie de l'industrie, le rôle du médecin hygiéniste acquiert une nouvelle importance, et sa mission devient de jour en jour plus belle en même temps que ses devoirs deviennent plus sérieux.
C'est sous l'influence de cette pensée, que j'entreprends aujourd'hui l'étude d'une question très-
complexe et très-délicate : celle de l'industrie des sangsues, considérée au point de vue administratif y agricole et hygiénique. Je ne me dissimule pas la gravité d'une pareille tâche, car deux grands intérêts sont en présence : une industrie toute nouvelle dans laquelle d'immenses capitaux sont engagés et la salubrité générale du département de la Gironde.
Quand il s'agit du bien public, et qu'on a des convictions basées sur des faits authentiques, il faut avoir le courage de dire la vérité ! Eh bien ! je la dirai tout entière : et si mes paroles blessent certaines individualités, j'aurai au moins la satisfaction que donne toujours l'accomplissement du devoir.