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Le virus blennorrhagique engendre des écou

d'une variole bénigne ou celui des pustules d'un enfant qui aurait succombé? J'ai vu dans une épidémie de fièvre nerveuse grave dix personnes atteintes d'accidents presque identiques, toutes habitant une mOme pièce ; tandis que dans une autre famiile les domestiques, qui se trouvaient séparés, présentèrent presque sans exception des symptômes divers.

30 TÎU1TK DKS MALADIES VÉNÉRIENNES.

lemcnls semblables à ceux de l'urètre sur toutes les membranes qui ne sont pas recouvertes d'un épiderme, et qui sont sécrétantes de leur nature. Il faut donc éviter que la matière gonorrhéique louche l'anus (1), la bouche, le nez (2), l'œil (3); toutefois ce- virus ne peut pas être absorbé plus facilement par ces surfaces qui sont toujours lubrifiées que par la muqueuse urétrale; aussi cause-t-il rarement la syphilis constitutionnelle, et résiste-t-il au mercure.

49. — Si, cependant, il est mis en contact avec une surface dénudée, il agit sur l'organisme comme le virus des chancres, et produit la dia thèse syphilitique que le mercure seul peut guérir. J. Hunter, ayant inoculé sur le gland d'un homme bien portant le pus de la gonorrhée, vit paraître un chancre, puis un bubon, enfin une syphilis complète (4).

50. — Qui sait combien on pourrait éviter de chancres sur le gland et le prépuce, si l'on avait soin d'enlever la matière gonorrhéique de ces parties?

51. — Bien que la gonorrhée ordinaire soit vénérienne, ce que personne ne peut nier, il y a cependant encore d'autres blennorrhagies également contagieuses, et qui sont de nature goutteuse, scrofuleuse ou autres. Ces dernières guérissent souvent avec beaucoup de facilité; de là vient que les médecins inexpérimentés re-

(1) .rai vu la matière blennorrhagique, introduite dans le rectum par des actes contre nature, y amener une blennorrhagie très rebelle.

(2) Duncan, lui, a vu produire dans ce cas une violente inflammation de la membrane de Schneider.

(3) Van-Swieien a vu une véritable blennorrhagie de l'œil se montrer souvent chez de nouveau-nés qui avaient été contaminés lors de leur passage à travers les organes génitaux de leurs mères.

(l\) Traité de la maladie vénérienne, nouv. édit., avec notes, par Pli. Ricord. Paris, 1852, p. 621.

TRAITEMENT D Ti LA niJE.YtfORRIlAniIi CIU-Z 1.TIIOM.MIÏ. 31

gardent comme spécifique de la gonorrhée les médicaments qui leur ont réussi , et ils conservent celte opinion jusqu'à ce que l'impuissance de ces agents échoue contre une gonorrhée réellement vénérienne, ou que leurs mauvais effets leur apprennent le contraire.

52. — Ceux qui voudront connaître les symptômes qui distinguent une blennorrhagie vénérienne de celle qui ne Test pas, trouveront les meilleures indications dans l'ouvrage de Heckeiv

53. — Le caractère contagieux d'une blennorrhagie qui tire à sa fin ne disparaît jamais avant que le suintement ait complètement cessé, que les érections et l'éjaculation soient absolument sans douleur, et que la brûlure et Pirïi talion contre nature aient disparu.

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