TBAITEMENT DE LA BLENNORRHAGIE CHEZ [/HOMME
est très mince, la verge étant pendante; on saisit la partie supérieure de cet instrument, laquelle a la forme d'un entonnoir, entre le pouce et l'index de la main gauche , et Ton verse dans cette partie le liquide dont j'ai donné la formule, en ayant soin de l'employer tiède. Cette opération doit être renouvelée dix ou douze fois par jour , et durer une minute, même quelquefois plus longtemps. Le liquide coule vers la partie amincie de l'instrument qui se trouve placée au niveau du siège delà maladie, et il retombe ensuite entre le canal et la canule jusqu'à l'orificede l'urètre par lequel il s'écoule. Par ce moyen, les parties malades sont seules atteintes par le médicament. Le malade peut faire lui-même cette petite opération ; elle réussit mieux quand il se tient debout. Il ne peut se tromper en rien ; tous les inconvénients dos injections ordinaires sont évités; il faut seulement qu'il urine avant de faire son injection. Cette opération est très praticable avec l'instrument que j'indique, même dans les cas où la sensibilité du canal est très développée, etoù le malade n'ose pas se servir d'une seringue ordinaire. On peut, pour plus de précaution, enduire l'extrémité de l'instrument avec du lait ou de la crème. On doit injecter, chaque fois, cinq grains d'opium et autant d'extrait de Saturne dissous dans une once d'eau.
60. — Il faut donner en même temps des boissons délayantes : uneémulsion composée de trois à six livres d'eau et de trois à huit onces de graine de lin, avec deux onces de sirop de pavot et une once de sirop de citron ; toute celle quantité de liquide doit être bue chaque jour. Celte boisson peut remplacer tous les autres médicaments internes durant la période inflammatoire.