Cette gonorrhée secondaire a pour signe par
(l)Leprurilquisefaitsentirdanslesparliesgénitalesà la On du traitement d'une gonorrhée cause de fréquentes érections. Si le malade n'est pas prévenu, et qu'au lieu de vivre dans la continence, de prendre du mouvement, il considère ce fait comme un droit naturel, et qu'il essaie d'y satisfaire par le coït ou l'onanisme, celle espèce de gonorrhée secondaire parait souvent. Il faut donc mettre le patient en garde contre de semblables erreurs.
ticnlier de ne pas être accompagnée de douleurs: mais seulement d'une sensation de faiblesse dans les lombes et les bourses qui sont molles et pendantes. L'écoulement se compose d'un liquide clair qui coule par gouttes; il est plus abondant que pour les autres espèces. Il augmente et diminue presque sans cause; cependant l'augmentation est souvent produite par la fatigue; la diminution par l'usage modéré du vin, etc.
188. — Il est bien aussi de baigner souvent , pendant une minute, les parties génitales dans de l'eau tout à fait froide, à laquelle on a ajouté de l'acide sulfurique. Un pédiluve composé de la même manière , et prolongé pendant quelques minutes , est un bon auxiliaire. Des injections d'une dissolution d'écorce de chêne de plus en plus concentrée seront ajoutées ici avec avantage. Enfin, lorsque ces moyens ne réussissent pas complètement, on peut recourir à des injections composées d'une partie de vitriol blanc et de trois parties d'eau,
189. — L'usage du quinquina à l'intérieur , l'équitation, l'exercice au grand air, un régime fortifiant, duquel le vin n'est pas exclu, aident beaucoup à la guérison. Enfin, l'électricité, c'est-à-dire de petites étincelles dirigées sur les parties génitales, sont d'un grand secours.
190. — Blennorrhagie syphilitique. — On est peutêtre allé trop loin , dans ces derniers temps , en soutenant que les ulcérations du canal de l'urètre sont très rares dans la gonorrhée (ce qui est vrai), et qu'elles ne sont pas indispensables dans la gonorrhée syphilitique (1) , où elles peuvent manquer souvent.
(1) On s'appuie ici sur ce qu'on rencontre très rarement des cicatrices dans le canal de l'ureire après la mort; mais il ne faut pas oublier que les chancres du gland et du prépuce ne laissent presque aucune trace,
DE LA BLENNORRHAGIE SECONDAIRE CHEZ l'hûMME. 71
191.— La rupture d'un vaisseau sanguin pendant une éreclion spasmodique,et pendant le coït ; un coup, ou quelque autre violence extérieure, quelque blessure causée par l'extrémité de la seringue à injection , les sondes, les bougies, etc., peuvent donner lieu à ces ulcérations. La matière blennorrhagique transforme , en effet, ces petits ulcères en de véritables chancres. Enfin, les glandules de l'urètre peuvent s'enflammer, donner lieu à des abcès qui s'ouvrent dans ce canal et forment des ulcères vénériens.
192. — Il est facile de voir que telle est la cause d'une blennorrhagie secondaire, lorsque dans le cours d'une gonorrhée il s'écoule du sang pur par l'urètre, ou bien lorsqu'une des causes extérieures dont j'ai parlé, a manifestement agi. Il y a toute probabilité pour cette hypothèse lorsque, pendant la période inflammatoire d'une blennorrhagie , on a employé des bougies et qu'on a lésé le canal , ce qui se reconnaît à la douleur qui se fait sentir en pareil cas? et que l'on renouvelle par le toucher au point même où la solution de continuité existe. Il arrive alors qu'après un traitement convenable de la gonorrhée primitive , il reste un suintement moins abondant que l'écoulement lui-môme, mais continu; et que si l'on fait usage d'injections astringentes, la syphilis constitutionnelle se développe.
193. — Il tomba sous le sens que ces derniers moyens ne seront jamais employés contre la gonorrhée secondaire, quand xmî aura reconnu son caractère syphili tique. L'usage interne des balsamiques serait même déplacé ici.
lorsqu'ils ont été petits, peu profonds, et qu'on lésa traités exclusivement par le mercure, sans le concours des caustiques. Ce qui s'observe dans ce cas peut très bien arriver pour Ich ulcérations de rujèlre.
7*2 TRAITÉ DES MALADIES VÉMUUENNliS.
194. — Le seul bon moyen qu'on puisse recommander esl une préparation mercurielle, surtout le mercure soluble , qu'il faut donner à doses croissantes jusqu'à cequ'il produise une fièvre mercurielle (§ 90). Une seule injection suffira ensuite pour guérir cette espèce de gonorrhée secondaire, sans laisser aucune trace de syphilis constitutionnelle, sorte de traitement qui aurait pour effet d'aggraver toute autre espèce de gonorrhée.
195. — Gonorrhée produite par le rétrécissement du canal de V urètre. — Cette espèce d'écoulement arrive rarement à la suite d'une gonorrhée; c'est presque toujours vingt ou trente ans après qu'elle se montre. Il s'établit alors un suintement muqueux , peu abondant, presque incolore; l'expulsion des urines est plus lente et leur jet diminue.
196. — Les bougies sont seules capables de faire reconnaître l'obstacle et le point où il existe.
197. — Cet écoulement disparaît de lui-môme lorsque le rétrécissement a été effacé. Je renverrai donc aux paragraphes 207-245, dans lesquels j'indique le traitement de ces lésions (1).
198. — Lorsque le sujet est porteur de quelque disposition aux scrofules ou à la goutte, ces causes générales peuvent très bien engendrer la gonorrhée.
199. — Dans le premier cas , il faut recourir à l'usage interne de l'antimoine, de l'sethiops végétal, de la digitale pourprée, des bains de mer ; dans le second , les moyens les meilleurs seront : l'extrait d'aconit, les bains froids et l'électricité.
(1) Les calculs urélraux pourraient seuls ensuite produire la gonorrhée, après avoir rappelé le rétrécissement ; le traitement ne serait plus alors aussi simple.