‹ Etudes de médecine homoeopathiqueChapitre 6 sur 116 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

1. —La nalure du virus vénérien est, sous bien des rapports, obscure et énigmalique.

2. — Son caractère le plus exact est de se répandre dans l'organisme entier, une fois qu'il a pénétré dans quelque partie du corps , et de ne rencontrer dans les forces vitales de l'homme aucune puissance capable d'arrêter ses envahissements, et de triompher par ellemême de ses attaques, comme il arrive pour la plupart des autres maladies, mèmepourlagonorrhée.La lymphe paraît être le siège de cetle maladie.

3. — On admet que ni l'haleine, ni la sueur, ni la transpiration insensible, ni l'urine des personnes infectées par la syphilis, ne peuvent transmettre aucun des symptômes généraux ou des lésions locales de cette maladie. De l'aveu même des hommes les plus expérimentés, le sperme d'un vénérien n'engendrait pas un enfant porteur de la syphilis. Une mère atteinte de la syphilis ne pourrait infecter l'enfant qu'elle porte ; une nourrice syphilitique ne pourrait transmettre le virus à l'enfant, au moyen de son lait.

4. — En général, la maladie vénérienne est une maladie locale; une infection générale de l'économie n'est qu'accidentelle.

5. — Ce qu'il y a de plus remarquable dans cette maladie est la différence qu'il convient d'établir entre ses symptômes primitifs et ses symptômes secondaires.

6. — Les premiers se composent d'accidents locaux et idiopathiques, des chancres ou d'une gonorrhée. Les bubons et les végétations appartiennent à cet ordre par leur nature, tandis qu'ils se rapprochent des accidents

Page 1