‹ Etudes de médecine homoeopathiqueChapitre 7 sur 116 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

secondaires par le moment de leur apparition. A celle époque, l'absorption du virus de la gonorrhée, du chancre ou des bubons, leur passage dans les liquides de l'économie, engendrent une autre disposition organique qui se Iraduit par d'autres accidents locaux que Ton pourrait appeler syphilis symptomalique , et qu'en raison de ses manifestations isolées ou multiples, on a coutume d'appeler maladie vénérienne générale, cachexie syphilitique.

7. — Des recherches variées montrent que le pus de la blennorrhagie peut engendrer des chancres, et que celui qu'on recueille à la surface de ces derniers peut engendrer une gonorrhée; de sorte que ces deux affections, qui semblent si différentes, dépendent d'un seul et même virus, lequel, porté sur des surfaces différentes, engendre des symptômes différents aussi quant à leur forme.

8. — J. Hunier (l)a montré qu'en portant ce virus sur une surface naturellement sécrétante et dépourvue d'épidémie, on provoque une hypersécrétion de mucus et la formation d'une matière purulente, sans perle de substance ; c'est ce qu'on nomme la gonorrhée. Celle même matière portée sur une région recouverte d'un epiderme et inoculée engendre un ulcère spécifique, lequel a toujours de la tendance à s'étendre, et que, pour cette raison, on appelle chancre (ulcère chancreux). Ces chancres engendrent des bubons dans les glandes qui sont en rapport anatornique avec eux.

9. — Tant que le virus resle à l'état de mal local, au point d'infection ou dans le voisinage, comme il arrive

(1) Le Traité de la maladie vénérienne de J. M un ter a été publié à Londres en 1786. (Voyez In dernière édition traduite par G. Richelot, avec des notes et additions par Pli. Ricord. Paris, 185*2.)

\k TRAITÉ DES MALADIES YÉNÉRItilNNES.

pour les bubons, il ne change pas de nature, et conserve la faculté de produire un ulcère vénérien idiopathique partout où on le porte> c'est-à-dire par l'inoculation. Du moment que le symptôme local disparaît sans traitement, et qu'une portion du virus pénètre dans le torrent circulatoire (syphilis secondaire), ce poison est modifié : la cachexie générale se développe; d'autres accidents locaux apparaissent , de nouveaux ulcères se forment, et le pus qu'ils fournissent est, d'après les recherches de Hunter , tout à fait incapable de produire la gonorrhée, quand on le porte sur une surface sécrétante; non plus qu'un chancre, quand on le porte sur une surface non sécrétante.

10* — Le pus des chancres absorbé par les vaisseaux lymphatiques engendre les bubons, mais non la syphilis secondaire» De même le virus de la cachexie syphilitique ne peut engendrer ni chancre des parties génitales, ni blennorrhagie* Quand on le porte sur une surface privée d'épiderme, dans les narines par exemple, il donne lieu à des ulcères vénériens ordinaires, tandis que le pus d'un chancre primitif porté sur les mêmes régions produirait une gonorrhée.

11. — Le pus du chancre et celui de la gonorrhée portés sur la surface d'ulcères secondaires ou dans un bubon suppuré ne les aggravent pas. De même le pus d'un chancre n'aggrave pas une gonorrhée ; celui d'une gonorrhée ne rend pas un chancre plus dangereux.

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