CHAPITRE 1. — DE LA BLENNORRHAGIE CHEZ ï/HOMME
12. — Peu de temps après s'être livré au coït avec une femme atteinte d'une leucorrhée vénérienne , quelquefois même aussitôt après , l'homme qui s'est trouvé en contact avec la matière virulente amassée dans le vagin, ressent un prurit (2) notable et pénible à l'entrée du canal de l'urètre. Cette douleur se borne souvent à une espèce de piqûre accompagnée d'une sensation douloureuse de chaleur, symptômes dont les organes génitaux sont toujours le siège. Le malade éprouve une espèce de chatouillement dans les bourses ; les bords du méat urinaire se gonflent. Toutes lesgonorrhées commencent par ces symptômes qui caractérisent leur première période.
13. — Le passage de la première à la seconde période s'annonce par une tension plus ou moins forte du membre viril, une sensation de constriction dans le
(1) Le nom de celle maladie esi emprunté à son symptôme dominant , l'écoulement urétral.
(2) Celle sensation s'étend quelquefois à tout le gland, amène l'érection, l'éjaculation, er cause un priapisme contre nature Souvent aussi il esi bien moins pénible.