PEBPACB DE LA DEUXIEME EDITION XI
foi et par le culte. C'est pourquoi elle appanaît à beaucoup comme quelque chose d'incomplet et mêioie 9e négaitif.
Puisque, aujourd'hui, ne peut plus guère être contestée, même par ceux qui demandent pour eux-mêmels le supplément et l'aide d'une ci'oyance personnelle, la nécessité et la possiHîlllê d'une morale faite pour tous, propre à assurer les base® de la vie en commun, sans acceptionj des particulaîfîsmes de doctrine qui diviseraient, au Ueu de leis unir, tes» mielubres d'une même société, il importe que se constitué une pédagogie morale correspondainte. Nous n'en voyons guère d'autre base possible que celle que nous proposons, èi seulement cette conviction pouvait gagner la majorité des esprits qui comptent, l'expériemce ne tarderait sains doute pas à faire surgir les méthodes et les procédés corrélatifs. Oe n'est pas en un jour que la pédagogie stoïcienne a trouvé sat voie, et la pédagogie chrétiene a mis des siècles à se constituer. On peut accorder quelque crédit à une philosophie morale qui s'eflforce d'être le prolongement de la grande révolution commencée pair Descartes dans le domaine intellectuel, et continuée sur le terrain politique par la DédaîraUon des Dr^ts de l'Homme.
Novembre 1920.