‹ Etudes de mythologie gauloiseChapitre 16 sur 57 · Kubn und Schwartz, Norddeutsche Sagen, p · texte numérisé non relu

Kubn und Schwartz, Norddeutsche Sagen, p

un temps d'arrêt dans la marche du soleil. Leur achèvement était une fête ; TÉpiphanie a pris la place de cette fête. Des usages bien caractéristiques se rattachent à cette courte période. Pendant les douze jours, dans certaines parties du nord de l'Allemagne, il était autrefois interdit par Fusage de faire rouler une roue de chariot'; Grimm en dit autant du Danemark', et il en était de même en Belgique*. Le soleil s'arrêtant dans l'espace, son symbole devait également s'arrêter. En certains endroits, nous disent MM. Kuhn et Schwartz, ou s'abstenait aussi d'autres travaux, comme de filer, de porter du fumier hors de l'étable; c'était comme un sabbat de douze jours qu'on devait religieusement observer *.

La fin de ces douze jours est une fête. Dans un petit village de la côte d'Ecosse, Burghead, près Forres, on met le feu à une grande barrique de goudron, on la roule autour du village, jusqu'à un petit promontoire où se trouve une vieille pierre romaine qu'on appelle dans le pays le douro. On place la barrique sur le douro, et on ajoute de nouveau combustible. On croit que ce feu force les sorcières et les mauvais esprits à quitter le village. Quand la barrique éclate en morceaux, chaque pêcheur tâche d'en ramasser un, pour allumer son propre feu, ce qui est considéré de bon augure pour le reste de l'année*. En Normandie, la veille des Rois — c'est le dernier des jours sacrés — on allume des torches de paille ou des tiges de molène enduites de goudron et Ton court la campagne en chantant de vieilles formulettes. On croit parla rendre les champs fertiles*. A Pertuis, en Provence, l'Epiphanie avait son feu, sans roue il est vrai^; mais en Alle-

i. Kuhn und Schwartz, ibid.y p. 409 et 518.

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