‹ Etudes de mythologie gauloiseChapitre 25 sur 57 · Plutarque, Numa, XIV · texte numérisé non relu

Plutarque, Numa, XIV

4. « La roue (tp6xoç, xuxXoç, pd\L6oi) jouait également un rôle important dans les mystères. Arnobe, Adv. genteSy V, 19. Cf. Lobeck, Aglaopham.y p. 905 sq. ; Glem. Alex., Strom,, V, p. 672; éd. Potter, Les petites roues en bronze dont on faisait usage dans les mystères (Hero ap, Lobeck, loc, cit.)^ rappellent celles qu'on employait pour les enchantements et sur lesquelles on attachait l'oiseau "luy^ ou bien les entrailles de cet oiseau. Schol. ad Pindar., Pyth.,lV, 380; Tzetz. ad Lycophr. Cassandr. ,310; Schol. adTheocrit., IdylL, II, 17. Ces roues portaient elles-mêmes le nom d'îuyyeç, comme nous l'apprend le scholiaste de Pindare. » De Witle, Catalogue Beugnot, p. 26. Voir aussi sur ce sujet : Gladisch , Bas mystische vierspeichige Rad bei den alten Aegyptern und Hellenen dans le t. XV (p. 406-409) de la Zeitschrift der deutschen MorgenL Ges, Aux exemples cités par M. de Witte, il faut sans doute joindre le cercle magique [turbo) que chez les Romains on faisait tourner à rebours dans les enchantements , et dont il est question dans Horace, EpodeSy XVII, 7, et dans Ovide, Fastes, 11,575.

exemples pourraient s'ajouter encore à ceux de notre note. La roue figure souvent sur des boucliers * et il est évident qu'elle a là une signification religieuse et joue le rôle d'amulette. Des boucliers de cavaliers romains la portent encore sur la colonne Trajane*; et c'est également à titre de « porte-bonheur » que nous la trouvons sur un casque (étrusque?) trouvé à Canosa*. Peut-être faut-il ajouter ici une rouelle en bronze conservée au Musée Britannique. M. de Villefosse a bien voulu nous la signaler par la note suivante : « Elle a été trouvée près d'Argos, et porte l'inscription suivante :

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Elle mesure environ 0",10o de diamètre. Sa forme est celle d'une roue de char grec à quatre rais formant croix. Elle est dessinée dans le recueil de Rœhl, Inscriptiones graecae antiquissimaey p. 173, addenda, n** 43 a. — Cf. Greek Inscr. in Brit. Muséum, n. cxxxvni. » — Elle est reproduite en grandeur naturelle dans l'ouvrage de Rœhl qui lit ainsi l'inscription : « TcT(v) ^avdotct(v)

eiji.'.. EuS ç (ivé6r,xe, forsitan pro Victoria curuli. » N'en sachant

pas davantage, nous n'oserions dire que cette rouelle appartienne à notre sujet, mais il est bon de la citer comme document.

L'antiquité grecque nous ofiFre de nombreux exemples de la roue, mais dans des cas où il est malaisé d'en découvrir Torigine et d'en comprendre le symbolisme. M. de Witte en a réuni de nombreux cas * ; mais les archéologues ne nous paraissent pas avoir élucidé la question. Nous ne leur en faisons pas un reproche, car un symbole une fois créé, rendu populaire comme amulette, et adopté par l'art, subit tant d'appropriations diverses

1. Cf. Wieseler, De scala symbolo apud Grœcos aliosque populos veteres, Goettingae, 1843, p. 8.

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