Proceedings ofthe Society of AntiquarieSy l. lll, p
2. Citons M. de Saulcy dans la Revue Numismatique, t. H (1837) ; M. Dufresne dans YAustrasie, t. IV (1839), p. 265; M. Bégin, Histoire des rues de Metz, 1844; de Widranges, des Anneaux et des Rouelles y antique monnaie des Gaulois, Bar-le-Duc, 1861 (traduit en anglais dans Y ArcKaeologia Cambrensis, 3« sér., l. VIÏ, 1861, p. 213-230); M. de Widranges donne une série de belles planches qui représentent des rouelles de tout genre ; Lambert, Essai sur la numismatique gauloise du nord-ouest de la France, 1864,
3. Ch. Cournault, De VUsage des rouelles chez les Gaulois, dans le Journal de la Société d'Archéologie Lorraine, 1865.
4. Quelques-unes des rouelles de bronze sont également si frêles qu'elles se briseraient en morceaux à circuler de main en main comme une monnaie.
5. Peut-être faut-il voir des roues d'ex-voto dans des roues en bronze de la grandeur des roues de chariot, conservées au musée de Toulouse. « Ces roues, dit le Catalogue du Musée, éd. de 18è5, p. 181 (bronzes n» 516) sont coulées en bronze; elles mesurent 55 cent, de diamètre et portent cinq rayons cylindriques, disposés en étoile et fondus en même temps que les jantes. » Ces deux roues ont été découvertes au xviii* siècle à Fa (Aude). M. Mowat [BulL Épigr., I, 59) est d'avis que ces roues n'ont jamais pu « servir d'instruments de locomotion ». Notons pourtant que dans un village voisin de Fa on a trouvé un timon en bronze, long de 44 cent, avec un diamètre de 8 cent, (catalogue de Toulouse, p. 182; bronzes, n® 518; cf. n® 517). Peutêtre s'agissait-il d'un char emblématique, faisant partie d'un monument ou destiné à être placé dans un temple.
M. Mowat (BulL Épigr., I, p. 59) veut voir un ex-voto dans la roue de
Nous y voyons donc une amulette, et en cela nous no faisons que nous ranger à Tppinion de Grivaud de la Vincelle, de M. Victor Simon, de M. Hucher, de M. de Barthélémy, et de M. Maxe- Werly*, sans parler de l'Anglais Akerman dans son Essai sur le monnayage des anciens Bretons, en 1837*. A ce sujet M. Victor Simon citait déjà, et avec beaucoup d'à-propos, un monument découvert à Metz en 1749. C'est une stèle funéraire représentant un personnage qui porte autour du cou un collier composé de grains, puis un second collier auquel est suspendue une roue à six rayons, et enfin au-dessous une bulle en forme de cœur. Ce personnage devait être fort dévot pour porter tant d*amulettes. La démonstration ici est péremptoire*.
M. V. Simon citait encore à ce propos une statue de Luxeuil, connue seulement par un dessin de Caylus*, car elle est aujourd'hui perdue. Elle représente un cavalier ayant auprès de lui
bronze conservée au Cabinet des Médailles de Paris. Nous ne croyons pas que ce soit une roue de char et encore moins une roue votive, car le moyeu ressort de chaque côté d'une longueur de 20 ou 25 cent. Si elle avait un caractère religieux, il faudrait supposer qu'elle a servi à une cérémonie semblable à celle de la Basse-Kontz. Il est plus vraisemblable, comme me le suggérait M. Babelon en me la faisant voir, qu'elle a dû servir à une poulie, et en effet une charnière est creusée tout autour de la jante.
1. Grivaud de la Vincelle, Arts et métiers des anciens, Paris, 1819, pi. cxiv, et texte y relatif (Grivaud de la Vincelle rapprochait déjà ces rouelles de la roue du Jupiter du Châtelet, aujourd'hui au musée du Louvre, et de celle du cavalier de Luxeuil); Victor Simon dans VAustrasie, t. IV (1839), p. 352-359 (M. Simon y voyait des représentations du soleil) ; Hucher, dans la Revue Numismatique^ nouv. sér., t. Vil (1862); A. de Banhélemy, Numismatique ancienne, Paris, 1866, p. 93 ; Maxe-Werly, dans la Revue Archéologique^ t. XXXÏ, (1876), p. 405.
2. Akerman y voyait aussi des images du soleil, dans son Essai sur le monnayage des anciens Bretons, Londres, 1837 (en anglais). Cet ouvrage ne se tr(;fuve pas à la Bibliothèque Nationale et nous ne le connaissons que par la notice de M. Gh. Abel dans les Mémoires de l'Académie de Metz. « Pour lui, dit M. Abel, ces rouelles étaient l'image du soleil, et par suite, elles servaient d'amulettes préservatrices, se portant suspendues au cou, ainsi que cela se voit sur des statues grecques. » N'ayant pu consulter Akerman, nous ne savons pas de quelles statues grecques il est question ici.
3. Ce monument a été reproduit dans l'Histoire de Metz, des Bénédictins, 1. 1, pi. 17, fîg. 3, et les Bénédictins regardaient avec raison cette rouelle comme un signe symbolique. La gravure que nous donnons sous notre n« 13 est empruntée à l'article de M. Maxe-Werly précité.