‹ Études de mythologie grecque [microform]Chapitre 12 sur 45 · RAPPROCHÉ DU SOMA · texte numérisé non relu

RAPPROCHÉ DU SOMA

rattachés à la parenté d'Esculape) le connaissaient, au rapport d'Eustathe. Théophraste, suivi par Pline, l'assimilait à la Mandragore, sous le nom de Circseum, qui, comme chacun sait, tue quiconque tente de l'arracher, -Toutes ces rêveries mises à part, et la notion des contrepoisons étant, au point de vue du réel, constatée au temps d'Homère, on reste en" présence d'une plante ayant un rôle dans un mythe solaire, ainsi qu'il sera démontré par cette étude, et que le démontre directement une légende citée par Eustathe, où se retrouvent, sous des noms différents tous les personnages de la légende de Gircé, et, sous leur vrai nom, Circé et le Môly. « Le géant Picoloos, après la bataille contre Zeus, prit la fuite et s'arrêta dans l'île de Circé d'où il tenta de chasser la déesse. Mais son père Héhos la couvrît de son bouclier et tua le géant. Du sang versé naquit une plante nommée Môly en souvenir de la guerre, (Mw).o?) où avait péri le géant. » Les caractères botaniques du Môly, une fleur blanche sortant d'une racine noire, conviennent bien à un mythe de cette catégorie, ou elle semble symboliser la lumière naissant des ténèbres. Mais pourquoi, dans ce mythe solaire, une plante plutôt que tout autre symbole, plutôt que les flèches d'Hélios, ou la foudre, ou l'aigle ? Il y a certainement dans ce choix autre chose que le hasard, et cet élément du mythe, comme les autres éléments, a sa raison d'être.

Ici s'impose nécessairement à la pensée le souvenir du Hom ou Soma qui figure dans les sacrifices de la Perse et de l'Inde. C'est une plante magique comme le Môly : « Répandu en libations sur la flamme, il en active la violence et la fait gronder

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