‹ Études de mythologie grecque [microform]Chapitre 13 sur 45 · LE MOLY · texte numérisé non relu

LE MOLY

comme le tonnerre ; bu par les pieux assistants il les reconforte par une douce ivresse. Les Dieux appelés à prendre part à la distribution de la liqueur sacrée, affrontent désormais sans crainte les démons de la nuit. Le Soma est pur et purifiant ; il inspire la sagesse ; c'est un guide qui connaît le pays et en indique les chemins. Il engendre ainsi la confiance, le courage, la pureté, la droiture (1). » Il n'y a rien de plus élevé que le développement du dogme du Soma dans les religions Ariennes qui l'ont conservé. Quand . il passe chez les Grecs, au contraire, sous l'influence de la magie grossière qui a bientôt infecté leur culte, il se m.atériahse et se trouble au point d'être méconnaissable. « Les Perses, dit Plutarque, broient l'Omômi ("OfiWfit) dans un mortier en invoquant Hadès et Scotos (les esprits de ténèbres). Ils le mêlent ensuite au sang d'un loup égorgé et jettent le mélange dans un endroit que jamais le soleil n'éclaire, d Ce n'est pas des sacrifices des Perses que Plutarque parle en ce passage, mais des mômeries des sorciers de bas étage qui, de son temps, se substituaient dans le peuple, à ce qui restait de la religion grecque. La véritable tradition du Soma a été conservée par

(1) Rig Véda. tr. Langlois, tom. l'y. Les cinq premières lectures de la section "VU, sont composées d'hymnes en l'honneur de Soma. Il n'en est pas un qui ne commente le Môly homérique. « Que Soma nous purifie par la vertu purifiante de ce vase (pag. 37}. « « Sois pour nous tel qu'un guide qui connaît le pays, et qui nous indique le chemin (p. 44). » « Les douces et puissantes libations arrosent le céleste Indra qui brise le palais {des Asouras) (p. 45). » « Les rayons d'Agni (abreuvés du Soma) brûlent les impies, et, par leur sainte magie repoussent la race à peau noire (p. 55). » « Soma prête à Indra la force de son ivresse, fioi de la force, il tue le Rakchasas (p. 94). »

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